Commerçants dans la ML, qu'est-ce qui coince?

tout à fait @Mateo,

disons que mon point de vue se réfère au constat concret de l’entrepreneuriat, qui contribue à constituer la réalité, dans lequel évoluent aussi d’autres personnes que moi !
(je ne dis pas que tout le monde est confronté à la même chose).

de ce fait, je réitère le fait de constater (et pas que moi visiblement), que le modèle économique commercial, n’est pas aujourd’hui abordé autrement que dans une course à la marge et au bénéfice, par l’économie de marché (à conquérir)… en témoigne d’emblée la monnaie (-dette) qui est un produit financier marchand globalisé et non un outil d’échange !

autrement, sauf erreur le mécanisme de démocratie (qui n’est pas une référence) fonctionne dans un rapport de confrontation entre pouvoir-contrepouvoir… (sur le plan fonctionnel) ?!

Par ailleurs, de manière générale, il me semble constructif d’alimenter un propos par des exemples concrets témoignant d’expériences ou te témoignages, quelque peu documentés (ce que fait assez bien le témoignage de Valérie Bugault sur l’appréciation du contexte économico-politique actuel)… enfin à mon avis ?!

:wink:

Oui, mais que penses-tu de mon analyse concernant les « déformations » (pas assez de portefeuilles actifs) face auxquelles nous devons adapter notre stratégie.

Je trouve dommage que beaucoup ici aient une plume aussi dithyrambique sans jamais avoir crée les entreprises dont ils parlent? Mes parents étaient épiciers (ils ont du s’adapter pour survivre à la grande distribution), j’ai moi même participé à créer plusieurs entreprises, individuelle, EURL, SARL, SA, SAS (concurrentes d’entreprises plus grandes qu’elles encore). Il me semble que je sais de quoi je parle.
Aujourd’hui j’ai compris que déclarer une entreprise avant qu’elle ne fonctionne ne sert à rien, qu’à empêcher d’exister, ajoute des contraintes dont on n’a rien à faire en tout cas.

Pour que la monnaie puisse être changée « rapidement », il faut que tous les acteurs qui font l’existence de l’entreprise y passent. Il faudrait prendre l’habitude quand on parvient à acheter un produit en June de distribuer également de la June aux fournisseurs et acheteurs « historiques » pour que le réseau bascule.

Un peu comme un café suspendu, le prix élevé qui se pratique (à cause des dissymétries que j’évoque dans mon précédent message) devrait être redistribué aux prochains clients (et fournisseurs) par le vendeur lui-même comme cadeaux et remerciement. Cette attitude peut sembler contre intuitive pour un marchand, mais elle injecte l’anti-virus à tout l’organisme…

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Non, on ne dit pas la même chose; explications :

  1. tu n’as pas de prise sur le « cadre légal »; ils décideront sans toi.
  2. le cadre légal ne vend rien, ni ne propose aucune production.
    c’est un peu comme croire que certifier les nouveaux va construire une zone d’échanges; alors que c’est l’inverse, on construit les échanges et les certifications suivent et en plus, en respectant la licence Ǧ1.
  3. Donc ce n’est pas le « cadre légal » qui a fait l’économie en euros; elle « l’encadre » voire le controle, c’est tout ! De même, pour la zone économique en junes.
  4. Donc, la construction d’outils, de circuits, de zones, d’échanges permettent de developper l’économie libre.
    La plupart de cela existe en euros - il « suffit » que les « professionnels » fassent le saut et malgré le fait qu’il faut s’informer et mettre en place quelques petites choses; c’est surtout la peur, la proscratination et l’ignorance, qui font qu’ils ne le font pas.
    Econolibre publiera cette année les témoignages des professionnels déjà dans la June. Et la simplicité de leur gestion de la June…
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Les professionnels dans la production de nourriture qui se sont informés et qui ont expérimenté la Ğ1 (un paysan boulanger et un maraîcher sur la région toulousaine) ont exprimé que l’effort nécessaire à opérer n’est pas tant de leur coté que du coté des « clients junistes » non producteurs de denrées alimentaires.
explications:
Les producteurs permacoles éloignés du robinet bancaire ont beaucoup d’effort à générer physiquement, mentalement et surtout économiquement pour survivre face au secteur industriel agricole mécanisé monopolistiquement mondialisé et bancarisé .

La ML est une monnaie permacole, permaculturelle.

Ce qui est nécessaire pour que les producteurs permacoles de biens alimentaires puissent satisfaire les clients junistes locaux (et par dela l’économie globale de la ML) est de l’aide concrète, assurément durable, sur le terrain pour une ou plusieurs étapes de leur activité nourricière du semis au panier (possiblement proposé en Ğ1 alors) .
Le « retour à la terre » en soutenant l’existant local, semble être une prérogative au développement perenne de l’économie de l’alimentaire en Ğ1.
Organiser un évènement prochain à la ferme de la Bouzigue sur cette relation nécessaire avec les professionnels en permaculture alimentaire locale serait opportun, je crois.
Nous en parlerons sans doute lors de cet évènement : Fête du printemps , des graines et des oiseaux… | Monnaie Libre Occitanie

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Je ne suis pas d’accords avec ça par contre, si les gens n’utilise pas assez la ML, c’est pas de la faute aux gens lol

Mais de nous.
Ce n’est pas « la peur, la procrastination et l’ignorance », c’est le manque d’intérêt personnel.

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Tout à fait, la Monnaie Libre est un cadre idéal pour démarrer à s’exercer à une activité sans en passer par l’usine à gaz, du système banque/état. C’est une rampe de lancement avant de toucher au monde de l’euro.

Salut Yann,

On en reviendrait donc à ces questions qu’on m’a déjà posé plein de fois :

  • N’est-ce pas du travail dissimulé ?
  • De la concurrence déloyale face à l’euro ?

Je rajouterai qu’utiliser cette « rampe de lancement » n’est pas applicable à tous les domaines professionnelles, malgré tout il y a toujours un investissement en euros, des factures à honorer, des frais de fonctionnement, des amortissements de matériels, cela induit de s’investir d’abord en monnaie dette avant de s’accorder la liberté (« le luxe ») de se lancer dans la ML. Et là on peut frôler le « black ».

Il faut accepter la réalité, les personnes ici qui se sont exprimées et qui semblent avoir le plus de certitudes n’ont pas leur affaire ou leur entreprise pour nous démontrer que c’est viable et aussi simple.
Les entreprises ou les commerces qui se sont aventurés dans la ML, se comptent sur les doigts d’une seule main. Ils n’ont pas misé sur la réussite de leur affaire avec la Ğ1, au contraire, ils ont du brider leurs ventes, faire du prix mixte pour gérer leurs stocks, ou vendre à 100% Ğ1 à titre occasionnel (festif).
Ils n’ont jamais pu dépenser leurs Ğ1 à la hauteur de ce qu’ils avaient perçu avec leurs ventes.
Certains ont abandonné à cause de ça.
Aucune entreprise, aucun commerce ne peut se vanter aujourd’hui d’avoir réussi la transition vers la Ğ1 de façon pérenne, ça reste encore fragile.

Pour ceux que je connais, ils ont fait pour la plupart un acte politique qui correspond à leurs idéaux, ils ont voulu expérimenter la Ğ1, pour faire circuler la monnaie, pour faire plaisir, pour nous faire passer ce message :
« Oui c’est possible ! Pas tout le temps mais je donne l’exemple… »

Ce n’est pas encore tout à fait satisfaisant, malgré tout, aujourd’hui un commerçant qui vend en Ğ1, fait un sacrifice.
Dans son esprit, il investit pour les générations à venir, c’est un don de soi plutôt qu’un business.
Il cherche à ouvrir la voie à un instant t, il bouge les lignes, il donne de l’espoir, c’est un colibri :slight_smile:

Je n’en suis pas certain et si c’était le cas je n’emploierai pas ces termes si je voulais encourager un commerçant à se lancer dans la ML.
De l’empathie ça peut parfois motiver.

Il faut mesurer les risques, le temps passé, peser sur une balance les avantages et les inconvénients d’une telle initiative.
Ce n’est sûrement pas un consommateur lambda qui peut en faire la critique.
A ce jour je ne vois personne de suffisamment compétent (pour le moment) et expérimenté dans la ML pour accompagner efficacement un commercant qui souhaiterai se lancer dans la ML, il n’y rien de rassurant, pas de documentations, pas de support juridique et dire qu’il y a des clients ne suffit pas, c’est très limite comme argument.

Expliquer aux commerçants ce qu’il peut faire de ses Ğ1, ca peut faire rêver, mais encore faut-il que le réseau réponde efficacement à ses besoins en contrepartie.

Si c’était aussi simple, on ne serait pas là à en parler au bout de 4 ans :slight_smile:

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Je me suis livré à un petit exercice mental, pour essayer de me mettre à la place des commerçants, alors que je n’ai guère qu’une expérience de salarié, comme beaucoup d’entre nous j’imagine.

Je me suis demandé : est-ce que je serais prêt à ce qu’on me verse mon salaire en G1 ? Bien sûr que non !! La bonne blague… J’ai des choses indispensables à payer en UNL, et pour le non indispensable, le marché G1 ne suffit pas, je ne saurais pas quoi faire de mes G1 et je ne pourrais plus rien me payer. En fait, je finirais rapidement à la rue ou sur le canapé d’un juniste charitable. Voilà quelle a été ma première réaction.

Puis après, je me suis dit que j’adorerais que ce soit possible. Et ce serait possible si tout le monde (ou une bonne partie du monde) passait à la G1 en même temps. Bon, on retombe sur un autre bonne blague : celle du changement possible s’il est déjà fait. OK. Dans cette optique, passer à la G1 est un acte militant, visant à entraîner d’autres personnes dans son sillage. Grâce aux pionniers, ça marche déjà en partie : personnellement je m’y suis mis parce que je pouvais acheter des choses.

Une autre approche serait de se demander si je serais partant pour avoir une partie de mon salaire en G1, ce qui correspond à un commerçant qui vendrait en partie en G1. Ben oui, ça me plairait ! Je pense que j’en ferais quelque chose. Là aussi, la faiblesse du marché en G1 est un gros problème, toutefois. Je me demande à quel point c’est le cas partout (Toulouse ? Guadeloupe ? …).

Bref, ce ne sont que des trivialités, mais je pense que pour les commerçants c’est similaire. Mon sentiment est donc qu’il faut se baser sur le marché disponible pour encourager les commerçants (et d’autres) à vendre en partie en G1, car il pourront les utiliser. Ceci devrait faire croître le marché, et donc croître l’intérêt de vendre en G1, et donc croître le marché, etc.

Naïf ? Sans doute. « On voit bien que ça ne marche pas » ? Certes, ça ne marche pas à fond, mais bon ça marche quand même un peu. Je me demande souvent ce qu’il se passerait si quelqu’un prenait disons 100 KUNL (oui, je parle de 100 000 Euros :money_mouth_face: désolé), achetait des trucs pas débiles avec et les mettait en vente en G1, à prix libre par exemple :thinking: Je me demande si ce serait plus ou moins efficace que de financer les développeurs en UNL (même pour eux, ça pourrait être plus intéressant qu’on dynamise le marché G1 et qu’on les paye en G1). :thinking:

Je note au passage que ce qui me freinerait ne serait pas de devoir gérer mes impôts et faire mes comptes (en partie) en G1 ; je crois que je me débrouillerais. C’est certes plus simple pour moi que pour un commerçant.

Allez, j’arrête de dériver du sujet.

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Avant de répondre je me situe.

Je suis sur un projet de production artisanale d’objet décoratif.
J’ai besoin d’€ pour mon loyer, mon essence, ma bouffe, l’électricité… bref pour vivre.
Mais aussi pour mon activité futur : outillage spécifique, matière première, électricité, internet…
J’ai envie de June.

Ma réflexion est que je ne peux pas être 100% Ğ1 à cause des frais en € qui représentent la quasi totalité du budget.
Je pense que ce que je vais proposer intéressera autant les Juniste que le reste de la population et qu’il sera pour moi plus facile de « toucher » toute la communauté de la ML que l’ensemble de mon village (nombre proche des 3000 dans les deux cas).

Donc à un moment je vais devoir limiter la production pour le marché en June si celui pour le marché en € n’est pas suffisant pour moi au niveau personnel + professionnel.

Si l’offre en June comblait une partie de mes besoins essentiels, le ratio pourrait varier en faveur de la June.
Je suis certain que cela viendra avec le temps, à commencer par l’offre alimentaire, les vêtements (d’occas pour le moment) aussi, peut-être un jour mon loyer… etc.
Donc le gros problème pour moi sera de payer en June les besoins primaires aujourd’hui exclusivement en €.
Si je draine suffisamment d’€, pas de soucis, mes Junes me serviront pour les à côtés (vacances, déco, soins énergétiques, formations diverses et variés…)

Conclusion ce qui va me gêner, c’est la prédominance de l’€.
Comme dit plus haut, vendre en June est avant tout une volonté personnel (militante) plutôt qu’un besoin, même si ça peut amélioré le quotidien.

P.S. : étant au tout début du projet, tout ceci n’est que projections.

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Il reste la possibilité de monter nous même nos entreprises et nos commerces…
Voila pourquoi j’invite tout le monde à planter dans son jardin le plus possible et à rejoindre le réseau naissant des :garlic: Potagers libres
Déjà on mangera libre.

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Se rapprocher des professionnels permacoles locaux serait pertinent , pour aide et conseils réciproques, déjà. L’assiette en ğ1 en dépendra.

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Non mais on ne parle pas d’un juniste qui veux lancer son entreprise !

Mais des entreprises qui existent DEJA, et qui son déjà déclarés, ont une activité, paies des charges et impots depuis des années, et veulent simplement passer une partie de leur activité en june, voilà.


Je pense que si on tourne en ronds depuis des années sur ces questions là entre nous, c’est qu’il y a des raisons très précises, que je me garderai bien de détailler pour ne blesser personne.

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Oui, c’est super l’idée d’aller aider les paysans dans les champs.

Les viticulteurs sont une très bonne piste: le marché du vin (en tout cas en Alsace chez moi) devient galère, et certains viticulteurs conventionnels sont ok pour qu’on plante des trucs annuels entre les rangs de vigne (à condition de s’en occuper et d’être sérieux, qu’ils en tirent un avantage, qu’une solidarité réciproque se noue).

Les potagers-vignes, ce serait une piste (personnellement j’ai pas le temps… pas mal de choses en parallèle!!).

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Défini ce qu’est du travail dissimulé pour le fisc et tu auras la réponse sur ce qui doit être fait.
Et non, en respectant certaines choses, utiliser une monnaie autre que l’euro, n’est pas du travail dissimulé :wink:

Bon alors, on va dire aux amerloques, que d’utiliser du dollar est de la concurrence (c’est le cas) - « déloyale » face à l’euro, pourquoi ?

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Si. Moi je l’ai fait ! Enfin en partie
En fait lorsque j’ai découvert le ML, j’étais au fond du trou, au bord de la faillite. Je vivais avec 5€ par mois. Oui j’ai bien dit par mois, pas par semaine ou par jour, mais par mois.

Pour manger, ne serais-ce qu’un repas de pâtes tous les 2 jours, je devais convaincre les commerçant d’accepter que je les paye plus tard. Quand ? Aucune idée ! Quand ça ira mieux…

Alors je me suis dit que je n’avais plus rien à perdre à essayer la ML. C’était ça, ou déclarer faillite et me pendre.

Eh bien j’ai tenté le coup. J’ai vendu en ML mes prestations, et cela m’a permis de manger. Aujourd’hui, j’arrive à acheter une partie de mes fournitures en ML, je fais refaire la toiture de mes bâtiments d’exploitation, et je reprends goût à la vie.

Et ne vous inquiétez pas, des €, il y en a toujours qui rentre, puisque c’est la monnaie courante dans notre pays. En tout cas suffisamment pour payer les charges.
Le monde attire le monde ! Si votre boutique n’a pas de clients, c’est que ce que vous proposez est nul, pas intéressant, puisque personne n’en veut ! Oui parce que c’est comme cela que pense la masse populaire, même si ce n’est pas toujours conscient. Mais si au contraire votre boutique ne désemplie pas, c’est que vos produits sont bons ! Et peu importe que vos clients soient des junistes, ils attirent le monde !!! Et la majorité de la population a des €, pas des junes ! Donc les € continuent d’entrer dans vos caisses, et en plus grand nombre, puisque plus de gens entre dans la boutique. Et si tous les commerçants font de même autour de vous, alors vous pouvez dépenser vos junes entre vous, et garder vos quelques € pour payer votre proxénète qu’est l’état.

Mais pour que ça fonctionne, il faut que chacun y mette du sien, que chacun, à sa petite échelle fasse l’effort de démarcher et/ou de produire en ML. Convaincre les producteurs de me vendre leurs produits et leur main d’œuvre en ML, ça m’a pris du temps et de l’énergie ! ça ne s’est pas fait tout seul.

Là où le bas blesse, à mon avis, c’est que la plupart des junistes veulent dépenser leurs junes, (ou en gagner beaucoup pour certains), mais que ces mêmes junistes ne sont pas prêts à accepter un salaire en june, ni de vendre leur production en june.
Si vous demandez à un commerçant de vendre sa production en june, vous devez être en mesure de lui prouver que vous en fait autan !
Si on veut que ça marche, c’est à nous de faire le premier pas. Si on ne propose rien de durable dans le temps, (j’entends par là des biens et des services en quantité suffisante pour satisfaire la demande), aucun commerçant n’acceptera la june autrement que par militantisme.

En fait, je pense que le plus gros problème n’est pas une question de fiscalité ni de nombre de membres en ML. Le problème, c’est que nous avons peur de nous lancer vraiment, d’essayer autre chose en parallèle à ce qui existe.
On cherche seulement à rester dans le système, à faire avec, et la ML n’est qu’un peu d’argent de poche !
Tant qu’on ne considèrera la ML que comme de l’argent de poche, ça ne marchera pas. Il faut développer tout un système économique dans son ensemble, avec des matières premières produites en ML, pas en €.

Il faut cesser d’avoir peur et sauter le pas ! Mais ça ne se fera que quand nous n’aurons plus rien à perdre. :thinking:

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Bravo !!

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Bravo @Aibai ! Je suis assez d’accord sur les matières premières. Il faudrait peut-être recréer des mini-économies avec des chaines de valeur simples au départ (vente de matériaux, construction écologique, fabrication avec imprimante 3D, farine pour les boulangers, huiles et matières pour les artisans savonneries, etc.).

Pour moi, quand je propose quelque chose en G1 c’est comme si je faisais un don dans le système, et je perçois les G1 en échange comme une forme de gratitude pour le don que je fais. Cela change complètement ma perception de la monnaie.

Et c’est un peu cette approche que je présente aux commerçants ou professionnels avec lesquels j’échange pour éviter les déceptions tant qu’il n’y a pas assez d’offre pour satisfaire tout le monde.
J’ai d’ailleurs obtenu un camion de sable d’une entreprise de carrières qui fait habituellement don de 10 camions par an à des associations de la région.
Il faudrait peut-être approcher les commerçants en leur demandant s’il y a une partie de leur production qui pourrait faire l’objet de dons (exemple des invendus?) dans le système en échange de G1.

En Auvergne, on essaie de créer des boucles d’échanges afin d’identifier des commerçants ou producteurs qui vendent des biens ou services de première nécessité (alimentation notamment) et de voir de quoi ils auraient besoin pour essayer de trouver des personnes qui auraient ce qu’ils recherchent et les motiver à rejoindre la G1. L’idée serait d’avoir une boucle d’échanges pérenne, où ces commerçants trouvent ce dont ils ont besoin en G1.

J’ai deux exemples :

  • Cyril en Haute Loire est en train de construire une boucle d’échange entre à minima une Outilthèque (location d’outils), un producteur et un artisan qui ont besoin des produits et services des uns et des autres. La boucle peut ensuite être étendue avec d’autres commerçants.
  • Dans l’Allier, deux entrepreneurs s’apprêtent à lancer leur activité de production de forêt comestible et ils ont besoin de bras, donc on va essayer de trouver des personnes prêtes à passer un peu de temps à les aider sur leur terrain en échange de G1.
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Oui, on fait la même chose aussi chez nous. Et ça fonctionne bien.

D’ailleurs, j’avais discuté avec Cyril, il y a quelques temps au sujet de cette boucle d’échanges, et il souhaitait qu’on puisse vous aider à certifier plus de monde par chez vous pour augmenter votre masse monétaire locale.

Mais en ce qui me concerne, je ne certifie pas facilement les gens que je ne connais pas vraiment bien. Par contre, si vous avez besoin qu’on vous avance des junes, ou qu’on vous fasse des dons, pas de problème, il suffit de demander !

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A la réflexion, je pense que les taxes sont de réels problèmes car ils forcent à produire dans cette monnaie. Si on pouvait payer en botte de foin, il y aurait sûrement plus d’agriculteurs.

Du coup, si on veut commercer en une seule monnaie , c’est l’Euro.

Et comme commercer dans 2 monnaies est plus compliqué, les commerçants en monnaie libre sont sûrement dans une démarche militante.

On peut tout de même s’interroger quant à la validité des taxes en euros face à la liberté de choisir sa monnaie proposée dans la TRM.
Seuls les plus riches d’entre nous peuvent commercer librement en ML car ils peuvent payer les taxes de toutes façons. Cette liberté devient donc un privilège parce que l’Etat contraint.
Peut être pourrait-on définir quelles sont les taxes éthiques, aux yeux de la TRM, et celles qui ne le sont pas.

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Riches en quoi ?

Si le gouvernement décide de taxer la monnaie libre alors il va lui établir un prix dans sa monnaie dette et contribuer à lui faire alors une super publicité . :slight_smile:

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