Comment fait-on dans la pratique pour s'assurer que quelqu'un qu'on s'apprête à certifier n'a pas d'autre compte membre certifié ?


#41

“Il reste a définir ce nous et a discuter le problème d’universaliser le principe en visant a inclure les non membre dans l’objectif”

De quel droit imposerions nous la monnaie libre à des gens qui ne demandent rien, voir ne le souhaiteraient pas ?


#42

Se mettre à la place des autres et penser savoir ce qu’ils désirent me dérange profondément. Comment cela est-il possible, à moins d’être ce que certain appellent Dieu ?

Ceux qui demandent expressément à être membre de la Ğ1( dont je rappelle que le système de membre est un ajout technique nécessaire, mais ne caractérise pas la forme d’une monnaie libre) seront égaux devant la création de Ğ1. ceux qui le voudraient mais ne peuvent le faire eux-même doivent passer par leur tuteur légaux.

Les parents qui veulent cela pour leur enfants font aussi ce qu’il faut.

Bref, il me semble qu’ils n’ont pas besoin de toi en fait…

Comme disait mon grand-père : “N’impose pas ton bonheur aux autres”.

Cela étant dit, revenons à la question du sujet, pour répondre que multiplier les rencontres entre certificateurs augmente les chances de détecter une personne malveillante ayant triché.

C’est le même principe (en plus strict) que la toile de confiance PGP : https://fr.wikipedia.org/wiki/Toile_de_confiance


#43

Absolument d’accord avec toi vtextier, mais c’est absolument pas mon propos.

C’est justement par ce que vous présentez les choses par la concrétisation sans formulation précise de l’orientation (qui pourtant est bien a la base du projet) qu’il y a amalgame.

La différence c’est que quant la loi dis “le domaine public est la propriété de tous”, elle n’impose pas d’utiliser, elle permet!

Ici ce qui permet le permet sous condition d’être reconnaissable comme étant de confiance par 5 personnes qui doivent rester méfiantes a priori.

Alors moi qui n’aime pas cette idée je vous questionne sur la formulation de l’orientation de principe de la monnaie libre.

Je m’appuie sur la philosophie d’Edgard Morin : la pensé, pour avancer, doit faire des aller retours entre ces deux modes de travail, du concret cartésien qui découpe en certitudes pratiques du cerveau gauche, au globalisant holistique et intuitif du cerveau droit.

Je n’essaye pas d’imposer quoi que ce soit, mais de tenter une formulation qui ouvre et permette aussi l’approche globale, de principe, pour le rendre travaillable et permettre les allers retours avec la mise en pratique dans le détail sur une base globale tout aussi exprimé et discutable, ce qui n’est pas encore le cas en pratique.


#44

La monnaie libre ne dit rien sur les bancs publics, pelouses et plantations, la restriction de leur usage est affaire de société, pas de production monétaire. La Ğ1 à cela en commun avec la planche à billet, qu’elle ne sert qu’à produire de la monnaie, rien de plus.

Il me semble que c’est le mot “méfiance” qui te pose problème. Remplace le par “vigilance” et peut être te sentiras tu plus à l’aise ? Un monde sans nécessité de vigilance n’est pas encore advenu.

Les partisans de Mocica pensent que ce serait là le graal de l’humanité. On ne se vend rien, mais on s’échange les biens et services sans comparaison de valeur. Tu me donnes un coupe ongles, je te donne ma voiture, en comptant sur le fait qu’un jour quelqu’un me donnera une maison.

C’est cool tout ca. Mais ca ne marchera que lorsque l’humanité sera devenue soit pur esprit, soit purement transhumanisée au point d’avoir remplacé son cerveau par un super calculateur.

Pour l’instant, le mec qui passait par la et que tu accueillerais chez toi, sans méfiance, sans vigilance, en toute confiance, sans même le connaitre, fréquenterait peut être ta femme quand tu n’es pas la…

À toi de voir si tu préfères la vigilance de la Ğ1 ou la confiance de Mocica.


#45

Moi aussi, lorsque la licence a été mise en place, je ne voulais pas devenir un agent de sécurité pour la toile de confiance. Mais j’ai réfléchis depuis, et je sais maintenant que l’on peut “s’approcher” de ce que demande la licence, sans devenir un agent de sécurité.

Pour cela, il suffit de laisser faire les choses simplement. Une personne qui veut que je la certifie attendra que ma confiance soit assez forte. Une fois la confiance installée, je la certifie après avoir contacté ses certificateurs, puis je ne m’en occupe plus.

Les “sentinelles” qui veillent sur la santé de la Toile avec des outils efficaces m’alerteront si un problème survient. Je n’ai pas à me forcer à être une “sentinelle”. Ni à culpabiliser si un de mes certifiés essaie de frauder.

Donc non, tu n’as pas à rester “méfiant” à priori.

Pour la “grande orientation de principe vers laquelle tend le projet”, je dirais qu’il y en a autant que de contributeurs. D’où les débats sur ce forum. Mais non, il n’y en a pas.

On code, on regarde si ça fonctionne, on code, on modifie, on améliore, on communique.

Bref, tous les contributeurs n’ont qu’un but, que la monnaie continue à exister, le plus longtemps possible. Pourquoi ? Il faut leur demander.


Votre conception de ce que doit être la monnaie libre
#46

Très bien, alors je vous le demande. Pourquoi selon vous?


#47

Pour concrétiser l’egalite La liberté et la fraternité.


#48

Pour la beauté de l’Art.


#49

Question bête : pourquoi l’utilisation de la toile de confiance (5 certificateurs) serait-elle plus sûre que l’utilisation d’un tiers de confiance de type IDN de La Poste ? (cf. https://www.idn.laposte.fr)


#50

Parce qu’on ne veux pas de tiers de confiance.


#51

Nous sommes nombreux à accorder plus de confiance aux gens que nous connaissons véritablement qu’à une oligarchie bancaire. Qu’en penses tu luckythrice?


#52

D’un point de vue étique (ou idéologique) ça se discute, mais d’un point de vue technique, cela permettrait des adhésions plus pratiques et plus rapides.

Outre le fait que l’on rencontre plein de gens sympa (ce n’est pas ironique), l’objectif est de s’assurer que la personne qui veut devenir membre soit un humain et qu’il ne puisse pas ouvrir d’autres comptes fictifs afin de capitaliser plus de cryptomonnaie. Dans ce cas, utiliser un tiers de confiance serait juste un outil pour devenir membre, en parallèle de la toile de confiance. J’ai autant confiance à mon petit facteur, qui me connais bien, qui atteste de mon identité que de 5 personnes que je n’ai vu qu’une seule fois dans ma vie, qui ne vérifie pas mon identité mais qui m’ont quand-même certifié… Si ces 5 personnes avaient demandé une preuve de mon identité, je ne dis pas, mais cela n’a pas été le cas. Quand vous serez (j’espère) des millions à utiliser la monnaie libre, je pense que les dérives ne se feront pas attendre.

De surcroît, j’habite dans le fin fond de Tarn et faire 80 bornes (A/R) pour prouver que c’est bien moi, et renouveler cette certification un an après, sincèrement ça me pose un petit problème. C’est pas que j’aime pas rencontrer des gens, bien au contraire, mais quand ça devient une obligation j’avance à reculons. Alors que mon petit facteur, je le vois tous les jours, il est très sympa et il est habilité pour certifier mon identité. N’est-ce pas suffisant ? Rien ne m’empêchera par la suite de rencontrer des gens qui m’échangeront biens & services en monnaie libre, en vrai ou sur Internet.

Je pense sincèrement qu’en n’utilisant pas un tiers de confiance comme IDN - en parallèle du système de certification existant - vous vous mettez un boulet au pied qui vous empêchera d’aller plus loin dans l’utilisation de la monnaie libre. Je ne suis pas devin mais c’est mon sentiment.

Je vous donne un petit exemple, ma cousine vit au fin fond du Périgord et n’y connaît strictement rien en informatique. Vu le processus de certification et l’utilisation du site, autant vous dire qu’elle n’utilisera jamais la monnaie libre. Trop compliqué & trop contraignant. Pourtant, elle en a des choses à vendre et à acheter… Mais elle préférera faire un échange de services (ce qu’elle fait déjà) plutôt que de se déplacer une fois par an (100 kms) à Périgueux pour certifier qu’elle existe bien. Et des gens comme ça (faisant partie essentiellement de la mouvance écolo), j’en connais des dizaines à qui j’en ai parlé. Je ne vous parle même pas des gens “hors système” qui n’ont pas d’ordinateur, et encore moins d’internet.

Je suis peut-être un peu naïf, mais c’est ma vision des choses. Si vous voulez être en dehors du système, alors la monnaie libre n’a pas sa place car elle est forcément tributaire du système. Il faut des ordinateurs achetés avec de vrais euros, un abonnement internet payé avec des vrais euros, des satellites et des infrastructures qui appartiennent à des sociétés privées pour faire marcher tout ça. Donc, à mon avis, utiliser un peu le système (tiers de confiance) pour arriver à ses fins est moins utopique que de faire croire que vous êtes affranchis de l’oligarchie.


#53

Avoir fait autant d’efforts pour être décentralisé et faire confiance à un organisme banquaire centralisé ?

Je rappelle que les banques sont les causes de nos problèmes et sans elles, nous ferions autre choses de nos vies.

Pour la barrière technologique, ceux qui ont donné vie à la Ğ1 sont des informaticiens. Ils le font avec leurs outils. Des ordinateurs.

En quoi faire confiance au facteur aidera ta cousine à se servir d’un ordinateur?


#54

Effectivement dit comme ça, ça donne pas envie et je suis d’accord avec toi : faire confiance à une banque, no way ! Ceci étant dit, il ne s’agit ici que de certifier une personne de son identité, pas de donner des sous à une banque.

Je soulignais juste que le problème (car s’en est un pour beaucoup de personnes) de certification pourrait être certainement amélioré, simplifié, voire copié sur le système IDN. Pourquoi ne pas créer un système identique à IDN mais libre ? C’est à dire, demander à une personne déjà certifiée de vérifier uniquement l’identité d’une autre personne (CNI, Passeport, Carte Vitale, etc.). Pourquoi s’embêter avec la certification de 5 membres alors que présenter une identité à une seule personne certifiée semblerait suffisante ? Peut-être n’ai-je pas encore toutes les notions de la toile de confiance…

Concernant ma cousine, ça dépend du facteur… :smiley:


#55

Entre autres afin d’éviter les attaques sybil, car une personne qui triche peut certifier une personne qui triche qui peu… Le plus simple est de lire ce très bon article expliquant comment et pourquoi la TdC.


#56

Pour que le résultat d’une expérience scientifique soit considéré comme valide il faut que plusieurs laboratoires indépendants annoncent des résultats concordants.

Par ailleurs un témoignage d’une personne est considéré peu fiable, mais quand il est corroboré par plusieurs personnes (par exemple 5), il est considéré comme bien plus fiable.

Simple.


#57

Le système actuel est ce que les développeurs ont trouvé de plus sûr et faisable de façon décentralisé. Mais cela ne les empêche pas de faire de la veille technologique pour de futures améliorations : https://forum.duniter.org/t/brightid-identite-unique-decentralisee/4713

Tiens j’y pense : il est très facile pour un facteur de se faire certifier, puisqu’il rencontre beaucoup de gens qui semblent lui faire confiance. Y a peut être un truc à faire avec les facteurs finalement… :blush:


#58

Merci Jean-F pour le lien, c’est exactement les infos (et réponses) que je cherchais. Je comprends mieux “l’importance de l’indépendance de tout autre système d’identification” qu’est la toile de confiance. Si je comprends bien il est important de s’affranchir de l’état AUSSI ! (j’entends dans le fond “de l’état surtout”)… :slight_smile:

Ceci étant dit, comme le dit l’article, la toile de confiance ne peut se prémunir complètement d’une attaque Sybille (création de fausses identités) et c’est sur ce point que je me focalisais.


#59

Merci vit pour le lien ! BrightID est effectivement LE projet qui répondrait directement à la question que je soulève. Il pourrait être utile dans plein d’autres domaines autre que celui de la monnaie libre.

Pour les facteurs, c’est effectivement à creuser… :smiley:


#60

As tu compris la pertinence de la certification par 5 membres (minimum) plutot que d’une certification par un tiers dominant?

La toile de confiance permet de se prémunir d’une attaque Sybille justement précisément : nous avons déjà expérimenté des sortes de tentatives qui ont échoué grâce aux paramètres (distance par rapport aux référents etc )