Votre conception de ce que doit être la monnaie libre


#1

J’arrive d’un sujet que j’ai fait dévier à la recherche d’une charte éthique avec un questionnement que je rapporte ici :

Quelle est le principe de fond explicite de la monnaie libre?

Les échanges ont abouti au fait que c’est plutôt implicite, plutôt un par participant, alors je viens ici sonder les esprits à la recherche des grandes lignes, des redondances, des divergences, pour arriver à la reconstituer autour de la question suivante :

S’il existait une charte étique de la monnaie libre (tel que pratiqué ici), selon vous quelle serait elle ou quel devrait-elle être?


#2

Je ne comprends pas ta question.

La monnaie libre est un instrument de mesure avec comme tout vrai instrument de mesure un invariant qui jusque là, manquait à toutes les autres monnaies. Quelle est la charte étique d’un récipient d’1litre, d’un thermomètre à mercure, d’un mètre à ruban ?

Vraiment je ne sais pas quoi répondre. peux tu préciser ta question stp ?


#3

En tant que membre de la Ǧ1

  • Je considère tout humain vivant comme égal face à la création monétaire
  • Je m’engage à défendre cette égalité pour tous dans la limite de mes moyens.
  • J’ai conscience, en gérant un noeud à mon nom, d’utiliser mon pouvoir décisionnel citoyen pour co-choisir les évolutions adoptées ou non dans le système Ǧ1 et en faire appliquer le code.

#5

Si c’est un instrument de mesure alors il a tout de même la particularité d’agir significativement sur l’objet mesuré ainsi que sur lui-même.

Mesurer la hauteur d’un mur ne le modifie pas, mais mesurer la valeur d’un objet en Ğ1 nécessite un échange entre l’instrument lui-même et l’objet mesuré.


#6

Aucun doute la dessus. En revanche tu décris des propriétés choisies de la monnaie libre, pas une charte éthique de l’instrument.


#7

Je veux dire par là que la comparaison avec d’autres systèmes de mesure a des limites, notamment car ceux-ci n’agissent pas toujours significativement sur l’objet mesuré.

Ici la monnaie libre a une influence forte en ce qu’elle permet de changer la propritété (possession) d’un objet ou encore de contrôler la vie d’humains qui vendraient leurs services.

Alors il doit bien y avoir une notion d’éthique observable quelque part, sous une forme ou une autre.


#8

Note que je ne sais pas répondre à la question, mais j’ai un doute assez fort pour croire qu’il n’y aurait pas le moindre lien avec une sorte d’ethique et la monnaie libre.

Intuitivement je pense qu’il y a un lien avec la non-nuisance.


#9

Encore une fois je ne dirais pas mieux. J’insiste seulement sur le fait que l’étique observable dépendra toujours de l’humain, pas de la monnaie. La monnaie libre est un formidable progrès en cela qu’elle nous libère de la dépendance à la production monétaire arbitraire, qu’elle offre une symétrie spatiale et temporelle à travers les individus et les générations. Cela étant dit, les hommes ont tout en main pour refaire une société géniale avec la monnaie libre,

Je trouve seulement qu’il serait dommage de dédouaner l’humain de ses travers en permettant de dire c’est la faute à la monnaie libre qui n’est pas assez parfaitement éthique…

Nous avons un formidable outil permettant une société voir une civilisation éthique, mais la responsabilité finale relève bien de l’humain,


#10

Tout de même, ne peut-on pas voir en les 4 libertés économiques de la TRM une éthique ?

Ainsi même si la monnaie libre n’empêche pas les humains de ne pas agir conformément à telle ou telle éthique, le fait d’utiliser une monnaie libre rend par définition son utilisateur compatible avec l’éthique de la TRM.

Non ? C’est une vraie question hein, j’y réfléchis en même temps que j’écris :slight_smile:


#11

Ce serait magnifique, En revanche si les poules sont granivores, rien n’empêche le renard carnivore de se trouver compatible avec le poulailler.


#12

Au final je pense que la véritable charte éthique (de fait) de la monnaie libre s’appelle la toile de confiance.

Celle qui choisira des non carnivores dans une société qui ne se veut pas l’être. Cela rejoindrait parfaitement le principe de non nuisance.


#13

J’insiste : l’utilisateur d’une monnaie libre est forcément compatible, dans la dimension monétaire, avec l’éthique des 4 libertés. Sinon autant dire que ces libertés sont du vent.

Le fait que l’utilisateur vit dans de multiples dimensions et peut donc bafouer ces 4 libertés dans une dimension autre que monétaire, par exemple en forçant physiquement une personne à travailler pour elle (esclavage), est vrai, mais c’est un autre sujet il me semble.


#14

Dans ce cadre précis des 4 libertés, nous sommes d’accord. C’est une monnaie aux propriétés fondamentalement justes.

Si on exclue l’humain comme parfois injuste, alors on peut dire que la monnaie libre a été créée par des humains justes souhaitant qu’elle ait des propriétés éthiques.


#15

Ben quant on fait un récipient d’1 litre, on fait soit un truc adapté pour le cuisine, soit pour la chimie, soit pour nourrir les bêtes ou n’importe quoi d’autre, et les formes sont différentes, les matériaux sont différents.Fermable, chauffable, durables, tout le reste est à établir. Un thermomètre a mercure c’est pareil, il y en a des grands pour être vue de loin, différentes esthétique, différentes précision suivant s’il sont destiné à la recherche, à la médecine, ou a un public qui cherche juste le moins cher. Un mètre de couture n’est pas un mettre de maçon, ni celui de chez ikéa.

Il y a toujours un cahier des charges pour s’adapter a un usage prévus, et c’est indispensable lorsque plusieurs personnes travaillent ensemble sur le même projet.

C’est en quelque sorte ce cahier des charges de l’outil que je demande.

J’appuie la remarque de cgeek, il y a bien ici en plus une interaction entre producteur et produit. Et la non-nuisance est déjà une réponse à ma question, les 4 liberté aussi.

Merci pour vos échanges en tout cas, ils sont éclairant sur la situation actuelle.


#16

Et pourtant un mètre a la même distance. Le mètre contient un invariant spatio-temporel.


#17

C,est quoi un invariant associé à un instrument de mesure ?


#18
  • l’invariant du mêtre par exemple a longtemps été un fraction d’un demi arc de méridien terrestre. il a varié depuis…

wikipédia :

Mètre : Première unité de mesure du système métrique initial, le mètre (du grec μέτρον / métron, « mesure »1) a d’abord été défini comme la 10 000 000e partie d’une moitié de méridien terrestrea, puis comme la longueur d’un mètre étalon international, puis comme un multiple d’une certaine longueur d’onde et enfin, depuis 1983, comme « la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant une durée d’un 299 792 458e de seconde »2.

Le litre : volume basé sur l’invariant métrique, soit un cube de 10 cm de coté.

Le degré centigrade : L’échelle centigrade fait correspondre son zéro avec la température de la glace fondante et 100 avec la température d’ébullition de l’eau sous une pression atmosphérique normale (1 013,25 hPa).

La seconde : Quantitativement, la seconde du Système international d’unités est définie par un nombre d’oscillations, 9 192 631 770 exactement, de l’atome de césium

La Ğ1 : A pour invariant sa formule constante de production du DU relative à la vitesse de croissance appliquée à la moyenne de la masse monétaire par individu.


#19

Déjà on peut séparer la définition du mètre de ses différentes implémentations (instruments).

Il me semble que ta question portait davantage sur l’éthique liée à la définition que celle liée aux implémentations, potentiellement infinies.


#20

c’est une unité de mesure. par exemple, si je prend l’empan de ma main pour mesurer les distances , j’utilise un outil de mesure qui ne comporte pas d’ unité de mesure, pas d’invariant spatio-temporel.


#21

C’est bien ce qu’il me semblait, c’est l’unité de mesure à laquelle l’appareil compare la grandeur qu’il veut évaluer.

Mais alors pourquoi cette unité de mesure serait-elle invariante ? Je sait pas moi Il peut y avoir des effets de perspective ou bien comme vous l’écrivez, on prend la largeur de sa main comme référence et ça dépend si on est grand ou petit.

En fait je comprendss pas cette idée d’invariance.