Préalables pour dépenser ses ğ1 en Biocoop

comptabilité

#1

Vendredi 3 Mai je rencontre le directeur des 2 magasins Biocoop de Blois pour répondre à ses questions sur la ğ1, dans le but de faire accepter la monnaie libre en paiement conditionnel dans ses magasins.

Au delà de l’explication monétaire du fonctionnement de la TRM et de la toile de confiance, je vais devoir répondre aux deux questions évidentes qui se posent pour eux:

1/ Que faire de mes Junes récupérés

Et surtout:

2/ Comment comptabiliser ces ğ1 dans mon exercice comptable de manière à ne pas être en défaut vis à vis du fisc.

Pour le premier point il nous suffit de mettre en valeur d’une part les biens et services déjà vendu en ğ1 à Blois et sa région tout en mettant l’accent sur la caractère d’expansion de cette zone monétaire dans le Blésois (que les salariés acceptant une part de leur salaire en ğ1 pourrait alors dépenser ainsi), d’autre part d’essayer d’initier un réseau de circuit court en monnaie libre qui pourrait alimenter les magasins Biocoop en tant que fournisseurs.

Pour le second point, c’est évidement plus subtile. J’aimerais avoir le retour d’expérience d’entreprise qui auraient déclarés leur ğ1 en tant qu’immobilisation incorporelle dans leur comptabilité. Est-ce que certains l’ont fait ou bien connaissent des entreprises qui le font ?

Contrairement à l’exemple de Djoliba qui vent ses instruments de musique en ğ1 à Toulouse, il est certain que Biocoop ne prendra pas de risque au niveau fiscale en jouant sur l’inexistence de la ğ1 au yeux de l’état.
En effet Djoliba ne déclare ses ğ1 nulle part dans leur comptabilité et réalisent simplement des sorties de stock lors de la vente d’un instrument.
Cette méthode à pour avantage de ne pas avoir à payer de taxes sur les ventes, car aucune vente n’est comptablement réalisé. Par contre Djoliba se retrouve dans l’incapacité à justifier ces mouvements en cas de contrôle du fisc.

Pour finir j’en reviens donc à mes questions:

1/ Qui considère la June comme une immobilisation incorporelle telle que définit par le PCG (Art 211–5) dans sa comptabilité ? Si oui pouvez-vous détailler le processus clairement de manière à la reproduire ?

2/ Est-ce @kimamila, @Gaelle et plus généralement Le Sou vous avez déjà eu l’occasion d’accompagner des magasins Biocoop vers l’acceptation de la ğ1 à Mayenne ? Si oui qu’en ressort-il ?

3/ Qui aurait des éléments de réponses concrètes (je parle de retour d’expérience) sur une manière autre d’intégrer la ğ1 dans une comptabilité d’entreprise de manière pas nécessairement officielle mais permettant une traçabilité des ventes et des actifs ğ1 ?

Plop @nuew qui s’intéressait à ces questions dernièrement sur ce forum :slight_smile:

Peut-être faut il se rabattre sur un usage uniquement en terme de cadeau aux clients sans comptabiliser quoi que se soit en échange ? Au quel cas il est claire que si je communique sur cette solution, les magasins Biocoop ne pourront pas accepter beaucoup de vente en monnaie libre chez eux, ça se jouera sur quelques ventes minimal chaque mois, et ce n’est pas ce que je recherche. Mais si il y a des retours d’expériences là dessus je prend quand même bien sûr! :slight_smile:


#2

Je les inviterais à publier leur demandes en biens et services :slight_smile:

  • Si des gens sont prêt à leur donner une certaines quantités de junes pour une certaines quantités de biens vendus, ils savent à combien de junes maximum ils peuvent valoriser quelqu’un qui viendrait les aider, et vendre seulement quand il trouve cette personne.

Exemple : ils sont prêt à céder 10 paniers si quelqu’un leur fait une simple page Web. Ils publient leur demande de page Web et mettent 10 paniers au enchères. L’enchère monte jusqu’à x junes. Ils peuvent maintenant mettre x junes sur la demande de la page Web. Si quelqu’un répond qu’il est ok pour x junes, ils vendent les paniers pour payer ce quelqu’un :slight_smile:

  • Si quelqu’un veut bien les aider à répondre à une de leur demande pour une certaines quantités de junes, ils savent à combien ils doivent vendre minimum.

Exemple : Ils publient leur demande de page Web. Quelqu’un leur répond d’être ok pour le faire pour x junes. Ils savent donc combien et à combien de junes minimum ils doivent vendre leurs paniers pour pouvoir payer ce quelqu’un :slight_smile: (et si ils doivent vendre plus de 10 paniers, ça vaut pas le coup pour eux)

Avec cette méthode, on répond aussi à la question : A combien je dois vendre ? :slight_smile:

Sinon, ils peuvent aussi vendre pour vendre, mais c’est sans garantie :confused:


#3

Pour évacuer cette question je comptais leur conseiller un taux de change de 1DU=2€ en relation avec les prix du marché.

Si je comprends bien ta proposition, se serait de leur conseiller d’évaluer chaque prix de lot à vendre en fonction de biens ou de services dont ils auraient besoin, tout cela sur une base d’enchère ?

Je ne suis pas sûr de bien comprendre et ça me semble compliqué, mais c’est peut être juste que je suis trop con ^^

Dans le prix de vente de leur panier dois se calculer les coûts de production/d’achat ainsi que leur marge.

Il ne peuvent pas juste acheter leur prestation au prix de vente de leur produit, si ?

Je ne comprend pas bien la corrélation entre leurs bien/services dont il ont besoin et le nombre de produit à vendre, peux-tu détailler ? :slight_smile:

Il serait question de toujours attendre d’avoir un besoin opérationnel interne à dépenser en june pour vendre autant de produit en june c’est ça ?


#4

Quand on aura répondu à cette question clairement,
je penses que beaucoup d’entreprises se lanceront sans même avoir répondu à la question 1.


#5

En se basant sur la jurisprudence bien entendu.

Il suffit donc de se renseigner sur comment, dès les années 1940, le restaurant Catalan et autres, intégraient les nappes signées Picasso dans leur bilan comptable “vis à vis du Fisc”…

Sinon avant de traverser la rue il est conseillé de regarder à gauche, puis à droite, de traverser dans les clous, d’attendre que le feu passe au vert, d’avoir souscrit une assurance vie, de porter ceintures et bretelles.

Auquel cas il y a peu de chances de trouver quelque fois dans sa vie des hommes prêts à s’associer avec vous dans quelque aventure que ce soit, il vaut mieux rester vivre chez papa et maman.


#6

Ici je m’adresse à d’autre publique que les anarchistes, c’est à dire les entreprises qui pourraient accepter la ğ1 sans se faire couler par l’état quelques temps plus tard pour mal gestion ou fraude fiscale.

Je trouve facile de demander du panache quand on a pas de soucis avec les UNL. C’est facile de voir la ğ1 comme une œuvre d’art et non comme outil d’intérêt publique, et qui donc doit infuser dans toutes les sphères le plus vite possible.

Pour certains, on aimerait pouvoir dépenser nos ğ1 en magasin pour des produits de première nécessité le plus largement possible, et ainsi augmenter notre chiffre d’affaire en ğ1 en acceptant plus de clients dans cette zone économique.

Donc si il est possible d’intégrer des œuvres d’art dans sa comptabilité aujourd’hui en France en 2019, je veux bien que tu précise comment, à quelle ligne comptable, dans quel cadre, que je puisse transmettre ça au directeur de Biocoop.

Pour le reste, je sais comment utiliser la June au black ce n’est pas un problème, ce modèle peut fonctionner pour certains commerce comme des garages ou des petits commerces qui ont décidé de ne plus “vivre chez papa et maman”.

Tout autre retour d’expérience est toujours le bienvenu :wink:

Edit: Et évidamment qu’est-ce que Youtube me notifie comme vidéo à regarder à l’instant:

:rofl:


#7

Je crois que ce que veut dire @Galuel c’est que les ailes sont faites pour voler dans les airs. Si on commence à demander des cours de vol aérien aux poissons, on risque d’évoluer en manchots.

Après j’entends bien la prudence de personnes ayant des responsabilités au delà de leur propre personne.


#8

C’est ça :slight_smile: Sauf pour les invendus bien entendu : autant gagner des junes que rien du tout ^^

Sans ça, si on ne propose pas de garanties, ça devient un pari sur l’avenir de la june :confused: C’est sûrement un risque à prendre qui vaut le coup, mais ça reste du choix de chacun, et vaut mieux que ça soit fait en connaissance de causes.

En effet, si ils produisent des paniers supplémentaires vendus en junes, les charges elles restent en euros. Pire, si des paniers précédemment vendus en euros sont maintenant vendu en junes, c’est un manque à gagner en euros supplémentaire. Si maintenant avec les junes récupérées ils peuvent à peine s’offrir une paire de bottes, c’est comme si les bottes avaient coûtées pour eux ces charges supplémentaires + le manque à gagner. De quoi faire naître de la rancœur :confused: Je trouve ça personnellement risqué comme stratégie :confused:

Pire, si on leur conseille un taux de change mais qu’en face les autres jouent à l’enchère et que ça donne d’autres ordres de grandeur de prix, c’est d’autant plus de rancœur :confused:

Par contre, si la june leur permet de diminuer leurs charges en euros et/ou leur dépense en euros dès maintenant, là c’est tout de suite profitable :slight_smile:

Tout ceci est mesuré et calculé ici : ĞMarché Musical - Toulouse Ven 25/01 :stuck_out_tongue:

Traduis ça donne :

Si “charges et dépenses évitées en euros” + “manque à gagner en euros” est supérieur à “charges des biens/services vendus en junes”, alors il est rentable de vendre en junes, quelques soit les prix en junes :slight_smile:

Mais si ya personne pour venir les aider à diminuer leurs charges ou leurs dépenses en euros, ça sert à rien d’aller plus loin :stuck_out_tongue:

Si tout les paniers vendus en junes sont des paniers supplémentaires qui n’impacte en rien leurs ventes en euros, alors si ils trouvent quelqu’un qui leur évite une dépense ou une charge de x euros, alors x/“charge d’un panier en euros” donne le nombre de panier max à vendre en junes.

Si un panier vendu en june c’est forcément un panier vendu en moins en euros, là c’est x/“prix du panier en euros” qui donne le nombre max de panier à vendre.

Avec l’hypothèse qu’ils n’ont qu’un seul type de panier en vente ^^


#9

C’est très simple, si tu as 1000 Ğ1, tu notes dans ton stock quelque part à la la ligne Ğ1 : 1000

De la même façon que tu stockes tes Picasso, tes Dali, tes Duchamp, ou tes Ğarts que tu as échangé contre autre chose.

De la même façon que l’artiste qui t’a transmis des Ğ1 note dans son propre bilan comptable tes Ğbiocoop que tu lui as donné en retour, et qui n’ont absolument rien d’une valeur économique non plus.

Ce qui se nomme un échange, la base de l’économie quoi.

C’est trivial (juste la 1000ème répétition…).


#11

Merci! Y a il d’autres retours d’expérience à ce sujet ? :slightly_smiling_face:


#12

Vers chez moi voici la proposition que je compte faire au bar dans lesquels nous ferons les apéro June :

  1. J’explique en amont au bar ce qu’est la June.
  2. Je défini un taux de change que je peux garantir : comprendre personnellement avec mes UNL, si jamais le bar souhaite refourguer toutes ces junes, je les rachète au taux convenu.
  3. Durant l’apéro et idéalement après, le bar accepte, les Junes.
  4. Si le bar souhaite stopper, ça ne lui aura rien couté.
  5. Transparent pour sa compta, vu qu’il a un cours garanti.

C’est un moyen simple pour permettre une expérimentation, là tu vises un biocoop, leur permettre de sortir les Junes (approche @yyy ) doit venir à ton secours, l’idée est que tu ne prenne pas tout le risque sur toi, ou que les biocoop ne prennent pas tout le risque de leur coté.

C’est pour ça que ton taux de change me semble pas soutenable. (sauf si tu es riche en UNL :smiley: )

Pour info, je propose au bar : 100Junes = 1€, si tu manque de Junes, n’hésite pas je t’en vends volontiers à ton taux biocoop. :smiley:

Blague à part, dévaluer la june permet de limiter les risques, et c’est cohérent avec l’état de l’offre qui plus est. :wink:

My 2Cts,


#13

Là ya une garantie :slight_smile:

Sinon tu peux directement proposer aux gens qui viennent aux apéro-junes de leur payer des verres pour quelque centaines de junes :smiley: Tant que le barman à pas besoin de dépenser ces junes, ça revient au même, sans compliquer sa compta :confused:


#14

Bien sûr, le but est ici d’impliquer le commerce dans la démarche.

J’ajoute rapport au cours la chose suivante :

Si tu défini un cours qui surévalue la June, le commerçant aura le sentiment de faire une bonne affaire, mais une fois face au marché réel, il verra son pouvoir d’achat diminué, il se sentira lésé.

Si tu dévalue la june au contraire et que le commerçant peut finalement acheter plus qu’il ne l’imaginait, il se sentira gagnant. :slight_smile:


#15

Tu peux détailler ce point ? Le cours que tu garantis ne garanti pas que le barman va sortir ses junes de la compta contre tes euros.

Si il n’y a pas de mouvement june/euro pour moi il n’y à pas d’équivalence june/euro à déclarer dans le bilan ?

A quel moment le fait de garantir un taux avec un fond de réserve permet de faciliter la compta ?

Désolé je suis nul en compta j’essaie de prévoir les questions qu’on pourrait me poser simplement, et d’être à l’aise pour rassurer les commerces chez moi :slightly_smiling_face:


#16

Pas de retours d’expérience, mais si j’ai bien compris ce que je lis en ligne :

L’entreprise fait une facture comme d’habitude. Pour une vente d’un panier vendu normalement à 10€, elle met 10€ au crédit du compte Vente de produits finis, 2€ au compte TVA collectées (20% de TVA), et 12€ au débit du compte Clients.

Par contre, pour le réglement, au lieu d’avoir 12€ au crédit du compte Clients et 12€ au débit du compte Caisses ou Banques, il faut mettre 12€ au débit du compte Immobilisations incorporelles.

C’est trivial ! lol

le “Compte 208 – Immobilisations incorporelles – Autres immobilisations incorporelles” me semble pas mal, avec un commentaire de la quantité de junes :slight_smile:

Après, pour le :

vendu normalement à 10€

Si c’est un produits finis, ya peut être moyen de le facturer au coût de production, pour diminuer la TVA :thinking: Et si c’est une marchandise, au coût d’achat. Pour les services je sais pas :confused:

Et pour les dépenses de junes, j’imagine que c’est pareil dans l’autre sens :slight_smile: Mettre le compte Immobilisations incorporelles au crédit, prorata du nombre de junes dépensées !

Si le panier à été vendu pour 40 junes, dans le compte Immobilisations incorporelles on se retrouve donc avec :

Immobilisations incorporelles :

  • 40 junes : 12€

Maintenant, si l’entreprise achète une paire de bottes à 25 junes, alors j’imagine qu’il faut créditer ce compte de (25*12)/40=7.5€, et mettre ces 7.5€ au débit du compte de charges correspondant à l’achat de bottes, comme on aurait fait si on les avait achetées en euros :slight_smile: Avec un commentaire “dépense de 25 junes” de la ligne du crédit au compte Immobilisations incorporelles dans le journal comptable, pour se retrouver au bilan avec :

Immobilisations incorporelles :

  • 15 junes : 4.5€

(40 junes - 25 junes = 15 junes, 12 € - 7.5 € = 4.5 €)

PS : je ne suis pas comptable :smiley:

source : https://bitcoin.fr/comment-faire-rentrer-des-bitcoins-dans-sa-comptabilite/ et divers lectures ^^


#17

hello, 1/ Que faire de mes Junes récupérés : Pour ce point il est important de trouver des producteurs ou grossistes qui accepterais de vendre en june des produits. Comme ça la biocoop serait la première chaine de distribution à créer un réseau d’échange libre (enfin libre selon les principe de la june et de la TRM) . Il peuvent aussi distribuer ces junes à leurs personnels ou clients ou fournisseurs sous forme de cadeau/dons (et déduire ça de leur net imposable pour faire baisser leur impôts) pour qu’ils soient dépensés sur les différentes place de marché et d’échanges qu’il existe en june à l’heure actuelle. https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=plan+comptable+cadeau+et+dons


#18

En gros, il a deux choix :

  1. Il ne fait pas apparaitre dans ses comptes les ventes en June, (régime de la plus-value), c’est au moment de la vente des ces Junes qu’il les fait apparaitre dans ces comptes. C’est simple quand il n’y a pas de TVA, si il y a la TVA, c’est un peu plus complexe, il faut soit déduire la TVA sur un cours choisit et justifiable devant les impots. Soit le faire après la plus-value. La dessus, les textes ne sont pas assez clair encore aujourd’hui.

  2. Il fait apparaitre sur ces comptes uniquement des €, et sur sa paie transvase les junes pour lui ou ces employées. ça rend invisible les junes dans le bilan. Si taux garantie ça simplifie tout, mais en réalité il n’y a pas de taux. :slight_smile: (ou il y en a autant que d’utilisateurs et de transaction :stuck_out_tongue: ) donc si un employé se plaint de ne pas avoir été payé entièrement, ça peut mal finir…

3ème cas auquel je pense, que le commerce fasse aussi comptoirs de change, ça lui permet de clore sont bilan en € uniquement, si la demande est assez forte en face pour acheter des Junes (on en revient toujours au cours, quand on veux faire de la compta ^^)

L’approche de @yyy à selon moi l’inconvénient de faire apparaître les junes au bilan, tant que ce n’est pas une devise reconnue, ça me semble risqué.

Il faut comprendre qu’il y a un risque et que personne ne souhaite le prendre. ^^ Si des technicien de la compta on des idées pour faire rentrer ça dans une case, qui limiterai les risques ça m’intéresse. :slight_smile:


#19

Il est où le risque comptable si le commerçant paye la TVA et les impôts dus au chiffre d’affaires équivalent euro ?


#20

Le risque c’est de payé une TVA sur un taux de change EUR/June qui te sera effectivement défavorable si la june se dévalue ensuite.


#21

Bonjour à tous A titre perso, je suis contre les équivalences avec l’euro. Ou alors, autant fonctionner en faircoins. L’une des grandes forces de la G1, c’est de ne pas avoir de lien avec l’euro. Je suis en EURL. J’accepte les G1. Pour l’instant, ça pose plus de questions à mes quelques clients et aucun n’a encore franchi le pas (missions de recherche en sciences sociales, donc je n’ai pas beaucoup d’opérations de facturation comme dans un commerce de proximité). Mais je vends mon premier bouquin en euros et en G1 : les ventes en G1 seront déclarées comme revenu pro. Je vais tenir une compta en 2 devises sans équivalent entre elles. Une compta en euros, une en G1. L’administration se débrouillera avec ça. Je signale que Pi fait déjà ça à titre perso (si je me souviens bien d’un apéro sur Toulouse en octobre dernier : il avait dit indiquer ses G1 sur sa déclaration d’impôt. Et pour l’instant, les services des impôts ne savent pas quoi en faire). Mon avantage par rapport à un commerce plus classique, c’est que je suis en franchise de TVA. Mais ça ne m’exonère ni d’Urssaf, ni de Cipav. Et j’aimerais beaucoup, si certains d’entre vous ont des entrées dans ces administrations, entamer un chantier de réflexion pour payer aussi une partie des taxes en G1. Pour le commerce de Blois, il est vrai qu’une solution plus facile au départ est peut-être de céder en G1 les invendus ou les produits dont la date limite se rapproche. Bref, je n’ai pas de leçon à donner. Je voulais juste témoigner et indiquer que c’est avant tout, dans mon tout petit cas perso, un geste militant. Bonne journée à tous Alexandra