Méthode pour vendre un bien ou un service au juste prix

Je vous partage une méthode simple pour établir le prix juste de n’importe quel bien ou service :

Imaginons que vous ayez régulièrement cinq boites d’œufs à vendre au gmarché mensuel. Le gmarché est visité par 100 visiteurs. La question est donc de savoir qui va repartir avec ces œufs qui sont une ressource limitée et comment cette ressource sera répartie.

Vous allez choisir un prix par boite qui sera, soit trop haut, soit trop bas.

Si votre prix est trop bas : En 30 min les boites d’œufs seront parties. La ressource sera récupérée par les premiers arrivés prenant chacun plusieurs boites.
=> Il faut monter le prix pour répartir plus équitablement la ressource.

Si votre prix est trop haut : A la fin du gmarché il vous restera la majorité des boites d’œufs.
=> Il faut baisser le prix.

Si vous êtes au prix juste : Pile à la clôture du gmarché vous vendez votre dernière boite d’œufs. La répartition de cette ressource est optimale, les personnes qui tiennent un stand avec d’autres productions ont pu se procurer des œufs en échange de leur propre production car votre stand n’a pas été dévalisé en quelques minutes au début du gmarché.

De la même manière si vous proposez un service. Si vous avez trop de demande :
Il faut appuyer sur la pédale de frein : Monter le prix.

Si vous n’avez pas assez de demande :
Il faut appuyer sur la pédale d’accélérateur : Baisser le prix.

Beaucoup de personnes ont un blocage avec l’idée de monter les prix. Cela renvoie à leurs frustrations de la vie chère, mais ceci entraine une mauvaise affectation de la ressource. (L’argent sert à répartir de manière optimale les ressources limitées.)

Si vous vous faites dévaliser le stand au début du gmarché non seulement vous obtenez moins de junes pour étendre votre activité mais en plus les ressources que vous apportez au gmarché ne sont pas orientés vers les personnes les plus méritantes.
(A priori celles qui sont plus riches en junes sont plus méritantes, en effet elles ont apportées des biens ou services pour obtenir ces junes.)

Beaucoup de junites sont généreux et veulent soutenir la june : Du coup ils vendent pas cher sans se rendre compte qu’ils soutiendraient mieux la june en vendant au juste prix puisque ces ressources limitées seraient orientées vers les personnes apportant elles même des ressources.

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tu dois avoir une vision globale avant de publier à charge des « frustrations ».
n’ élude donc pas la valeur du dividende et de ce qu’ on l’ on peut faire avec sinon les choses vont être figées, tu auras raison mais la june ne vaudra rien avec des prix au dessus de la raison.
se faire dévaliser en début de marché c’est le but et ton discours est inversé car avoir beaucoup de june c’est aussi ne rien acheter. quelqu’ un qui achete autant qu’ il vend est à la moyenne quelque soit les prix #holistique

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j’ai réalisé une affichette est je vais tester celle ci
pour que les futurs juniste puisse aussi proposé leurs manifestation matériel ou leurs coup de mains

tout à gauche le nom de leurs manifestation matériel ou leurs coup de mains ; au milieu l’evaluation de l’échange pour un simple visiteur et tout à droite l’evaluation de l’échange pour un juniste qui est venue aussi exposer.

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Je trouve ça pas très inclusif le fait de réserver l’usage de ce document aux « Êtres vivants ».
On voit tout de suite le manque d’ouverture d’esprit.

se faire dévaliser en début de marché c’est le but

Si tu prends le temps de bien lire son message, ou que tu sors de ton approche distante / théorique / intellectualisée de la monnaie et que tu te mets dans la position humaine/réelle qu’il connait (celle de mettre à disposition de la communauté une quantité de biens de ta production en junes), tu arrivera à la conclusion, je l’espère, que non, ce n’est pas du tout le but que de voir que ce que tu pensais mettre dans les mains de tous ceux qui en ont besoin / de ceux qui en ont le plus besoin, finisse dans les mains d’un petit nombre de personnes au lieu que ça aille au plus grand nombre / là où les besoins sont.

C’est quelque chose que j’ai vu et que je n’avais jamais vu en dehors de la june et que j’attribue au fait que la june le rend possible d’une part par une sorte de pression implicite à beaucoup d’endroits dans la communauté de ne pas ajuster les prix de ce que l’on offre pour refléter le réel rapport entre l’offre et la quantité de monnaie (localement tout au moins) disponible (ce qui nuit à tout le monde car du coup il y a peu d’offre, la majorité des gens prennent l’habitude d’offrir peu de leur temps et de leur production en junes et la monnaie ne circule pas et ne nourrit pas la croissance comme elle le devrait).

D’autre part elle le rend possible en invitant, à défaut jusqu’ici de mécanisme adapté, d’une part à accumuler de la monnaie passivement (sans contribuer grand-chose), pour venir de temps en temps la dépenser sur un marché dans lequel la majorité invisible ne contribue pas grand chose (et donc à vouloir « rafler » ce que l’on peut), ou pire, à se créer un réseau de vrais faux comptes membre au nom de personnes de son entourage (ce qui a pour effet que dans le même marché où l’offre de valeur réelle est limitée, certains par cette méthode se retrouvent avec une grande quantité de monnaie à leur disposition, de manière disproportionnée par rapport à la quantité de monnaie dont dispose ceux de la communauté qui jouent le jeu, monnaie qu’ils tentent de transformer à grand volume en valeur réelle pendant qu’il est temps partout là où le volume de biens mis à disposition crée l’occasion).

J’en ai, comme Romain le semble aussi, fait personnellement l’expérience: Proposer une grande quantité de choses qui je pensais allait être emportées par un grand nombre de « foyers » différents pour voir, à ma grande surprise, que tout alla à un nombre très limité de personnes (il y a peut-être une redistribution derrière et si c’est le cas tant mieux, mais je ne peux pas affirmer que c’est le cas).

Nous avons été éduqués / endoctrinés / traumatisés par le manque organisée ce qui fait qu’il y a un mécanisme d’accumulation matérielle « pathologique » / bien au delà de nos besoins immédiats en nous « prendre à soi et ne laisser rien aux autres », au delà de toute logique et de tout intérêt commun, non pas pour la redistribution mais en risquant de laisser se perdre / se détériorer / rester majoritairement inutilisé ce qui est amassé. J’ai à l’esprit l’exemple d’un garagiste de village qui toute sa vie a « volé » beaucoup de ses clients en faisant payer au cours des réparations l’achat de pièces neuves tout en faisant récupérer des pièces usagées sur de vieux véhicules à son employé (qui m’a raconté ça), les astiquer, parfois les repeindre. Que faisait-il des pièces neuves reçues? Il les répertoriait et les accumulait dans un immense hangar. Quelle est la finalité de ce comportement traumatique? Plein de clients qui roulent avec de vieilles pièces et qui ont sans doute beaucoup plus de récurrences de problèmes qu’ils n’auraient eu (voir potentiellement des accidents) et un hangar plein de milliers et de milliers de pièces neuves accumulées au cours d’une vie, qui ne servent à personne (et peut-être se détériorent, je n’en sais rien). C’est purement pathologique, il n’était même pas dans la logique de les revendre / de les donner à qui que ce soit.

Un autre exemple plus récent: Un mécanicien qui fait des réparations sur tracteurs chez les gens (donc qui se déplace chez ceux qui ont un tracteur pour les réparer sur place) et qui pathologiquement vole les outils des gens (souvent très chers à remplacer et pourtant bien nécessaires là où ils sont). Que fait-il de ces outils? Sa femme me l’a dit: Il les accumule dans tout un pan de la maison qui est maintenant tellement plein qu’il est devenu impossible d’y accéder. Ces outils n’ont pas été redistribués, ils n’ont pas été revendus, ils ne lui servent pas à faire des réparations (il a tout ce qu’il lui faut depuis bien longtemps), ils pourrissent la vie de sa femme (qui aimerait bien, peut-être, disposer de cette partie de la maison). C’est juste pathologique.

Et il faut reconnaitre que si ces exemples peuvent sembler particuliers, ces mécanismes sont en nous tous et sont une entrave au fait que nous vivions l’abondance et la richesse qui est la base de la réalité dans laquelle nous vivons. C’est du fait de ces mécanismes que beaucoup vivent (artificiellement car cela a été créé dans les esprits) dans le manque alors que ce dont ils manque existe bel et bien autour d’eux.

Le juste prix, ou la juste évaluation, dynamique (libre) de la monnaie libre, à laquelle Romain fait allusion, est un mécanisme majeur permettant de contrer cet artefact traumatique dans les esprits (là où dans une MNL cette logique de marché est utilisée pour voler et priver la majorité, dans une monnaie libre, co-créée, la même logique amène au contraire à une plus juste distribution et allocation des ressources mises à disposition dans la monnaie).

un peu d’ imagination s’ il vous plait, vous n’ êtes pas des lapins de trois semaine et savez que des prédateurs rodes ça n’ a rien à voir avec les prix. conclure qu’ un juniste riche de june est actif est une inversion surtout lorsque nous tentons de réaliser des boucles en tant que pionniers, reveillez vous

ps ne recommencez pas avec les attaques personnelles c’est pas constructif

conclure qu’ un juniste riche de june est actif est une inversion

Non. Dans un système sain c’est exactement ce qui doit se passer. Ou plus précisément, car on peut bien donner sans puiser en même temps à mesure de la valeur que l’on donne: Un juniste riche de junes (dans une june dont l’implémentation ne fait pas appel au parasitisme mais à la participation et au juste partage chez chacun de valeur biens/services dans la monnaie) est quelqu’un qui a beaucoup contribué et qui n’a pas encore puisé dans l’offre des autres à la mesure de sa contribution (par exemple quelqu’un qui a beaucoup donné dans l’intention de faire une retraite du monde matériel en vivant pendant quelques années du retour de sa contribution).

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ta vision est celle de l’ ancien monde de la dette et la formule de duniter pousse ce type de comportement donc c’ est pas ta faute mais en réalité se débarasser du materiel n’ est pas une action economique, c’est du débaras et lorsque tu vois que d’ autres qui organisent des boucles de production de la récolte à l’ emballage en passant par la logistique et la transformation, ils sont à la moyenne, pourqoui ? car c’est la monnaie libre qui veut ça. je t’ ai donné les clefs dans l’ autre discussion sur la brique:
"Ce qui fait que son ratio de gain personnel sera supérieur à c s’il possède moins de M/N de monnaie, égal à c, s’il possède exactement M/N de monnaie, et inférieur à c s’il possède plus de 1/N de monnaie.
« Cela signifie que tout ce qui est choisi individuellement a un effet inverse sur le reste de l’économie. Si la monnaie se stocke c’est une force qui a tendance à faire baisser les prix là où elle se raréfie et si la monnaie circule, c’est une force qui a tendance à les faire monter »

@Lumiere la part de thésaurisation naturelle dans la mL est déjà de dix dividendes annuels = 38oo D.u quotidien, la moyenne quoi, tu peux l’ accelerer ou le dépenser, que tu ne fasse rien, que tu débarasse tout, vende un max, c’est une question d’ organisation de soi même et avec les autres car il n’ y a pas d’ instance directoire, c’est libre dans les deux sens et c’est le juste milieu aussi

@GULLANDES a beaucoup avancé sur le sujet.

Je t’invites à voir (si ce n’est déjà fait) cette discussion Mais c'est quoi une ZÉLÉT?.

Le passage le plus intéressant pour moi c’est :

Même si je ne vois pas comment l’appliquer à mes prix, vue que je fonctionne principalement en prix libre.

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ta vision est celle de l’ ancien monde de la dette et la formule de duniter pousse ce type de comportement

Euh non, c’est ce qu’est censé faire une monnaie libre (saine et honnête).

Dans l’idéal évidemment on peut remettre en question la monnaie même (si on se débrouille bien on peut bien imaginer effacer ça graduellement de nos vies mais c’est un long processus et le chemin est pavé d’étapes d’évolution spirituelles par lesquelles passer pour y arriver en bon nombre).

Là, actuellement, on en est à l’étape de faire advenir une économie libre avec une monnaie plus libre et plus juste: il serait un peu hors sujet au stade où il aura encore fallu quelques itérations courageuses à temps pour que cette « monnaie libre » soit dans les fait réellement dans la vie de ses utilisateur « la monnaie » (et « libre ») plus que de nom, de trop se concentrer sur l’idée d’un monde sans monnaie, car ce monde dans l’idéal nous pourrions l’atteindre dans quelques générations, mais si nous ne parvenions pas à faire de l’étape présente ce qu’elle est censée être, nous n’y parviendrions pas. Il faut bien pour passer d’un étage à un autre non pas se concentrer sur l’étage final mais bien sur le fait de rendre solide notre appui sur la marche de l’escalier qui est présentée devant nous.

donc c’ est pas ta faute mais en réalité se débarasser du materiel n’ est pas un action economique, c’est du débaras

Euh. Je crois bien que si… Ce que tu appelles te débarrasser (mettre à disposition) quelque chose de matériel que d’autres veulent échanger contre une monnaie pour remplir une fonction matérielle ou spirituelle dans leurs vies, c’est bien la base de l’économie. Celui/celle qui a des poules met à disposition (« se débarasse » pour utiliser tes termes), des oeufs qu’il/elle a en trop à cet instant de sa vie, celui/celle qui a une vache met à disposition du lait qu’il/elle a en trop, celui/celle qui peint met à disposition la peinture dont il/elle sait faire abondance, celui/celle qui développe du logiciel, met à disposition ce qu’il/elle sait faire dont les autres peuvent avoir envie pour enrichir leur vie matérielle ou spirituelle et chacun trouve son bonheur dans la variété de la surabondance relative que chacun met à la disposition des autres (dont chacun « se débarasse », si tu veux le voir ainsi).

lorsque tu vois que d’ autres qui organisent des boucles de production de la récolte à l’ emballage en passant par la logistique, ils sont à la moyenne, pourqoui ?

Je crois que tu aurais beaucoup à recevoir de l’univers en apprenant (ou en décidant de bien vouloir) écouter / recevoir d’avantage ce que les autres communiquent / partagent (avec toi). Car la réponse à ta question, si tu avais bien voulu me lire, se trouve dans le post juste au dessus du tiens et dans le fil de discussion d’hier:

À contribution de valeur égale dans l’économie, tu peux soit immédiatement/continuellement puiser tout l’équivalent de la valeur que tu as apportes dans ce qu’apportent les autres (alors la quantité de monnaie que tu possède n’augmente pas) ou bien tu peux délayer / étaler le fait d’en puiser la contrepartie (c’est la deuxième raison d’être la plus importante d’une monnaie, tel que mentionnée dans l’autre post dans lequel tu interviens: « a store of value » = un biais d’épargne, c’est à dire quelque chose qui permet de dissocier dans le temps le moment où l’on met à disposition de la valeur marchande à d’autres et les moments où on va puiser le retour de cette valeur mise à disposition dans l’offre faite par les autres). Dans ce second cas la quantité de monnaie que tu possède augmente pour être échangée contre de la valeur réelle (de manière étalée le plus souvent) dans le futur.

Dans un cas ou un autre tu trouves un retour favorable à la valeur que tu as apporté aux autres (si le système n’est pas faussé et que les prix, par exemple, sont réellement libre et donc correspondent au rapport offre:demande), mais tu peux voir dans la différence entre eux une des utilités de la monnaie dans le fait qu’elle permet de prendre la contrepartie de tout ce que tu apportes aux autres soit tout de suite / en « flux tendu », soit de manière délayée/étalée sur le futur.

En général plus ta consommation matérielle est intense (car ton activité est plus centrée dans la dimension matérielle), plus tu auras tendance à correspondre au premier cas et moins la monnaie est accumulée. À contrario moins ton activité l’est (plus tu es « retiré » de la dimension matérielle), plus tu auras tendance à correspondre au second. Beaucoup de développeurs par exemple n’ont pas encore d’enfants et vivent une vie en se contentant de relativement peu, ils sont aussi d’avantage impliqué dans la dimension spirituelle que matérielle (ce qu’ils créent se créé principalement non pas par la matière mais dans l’esprit); ils ont pour cette raison (et pour d’autres) donc tendance à épargner et accumulent de la monnaie qu’ils dépenseront pour la majeur partie en des temps futurs.

il y a une grande difference entre tes deux postulats

car une action économique est un minimum engagente en tant que pionner, c’est ce que je disais de l’ organisation, bref si tu commence à jouer sur le mots (tout revendre en retraite vs. vendre des oeufs) en plus de l’ attaque personnelle plus haut, ça va etre compliquer

J’ai un peu de mal à te suivre. Aussi je ne suis pas tellement dans l’intention ni dans l’état d’esprit d’attaquer qui que ce soit donc je ne sais pas à quoi tu fais allusion / ce qui te fais écrire ça. N’hésite pas à relire ce que j’ai pu écrire. Je te souhaite une belle journée.

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dès qu’ on sort deux chiffres on se fait taxer d’ intello pas grave t’y es pour rien
joyeuses paques, poisson d’ avril et tout de bon

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Bonjour @poka
alors propose quelque chose de constructif? moi j’essaie de ne pas utilisé le narratif du système pour éviter toute confusion.

joyeuses paques, poisson d’ avril et tout de bon

Je te prie de m’excuser, j’ai parfois un peu de mal à comprendre l’humour.
Joyeuses Paques à toi et à ceux que tu aimes :slight_smile:

Bonjour, bonsoir, bon moment présent.

Le sujet vaut le temps de s’y pencher. Merci Romain K pour une invitation sinon à évoluer, au moins pour moi à faire des volutes, libérées de toute contrainte… économique.

Méthode, ou méthodes ? ou absence de méthode(s) ? et éventuelle liberté accrue du détachement ( comme valeur spirituelle prisée par certain-e-s) ? ou frustration subie des offres et demandes « déséquilibrées », parce que « mal » appréhendées ? ? Mal, vraiment ?

Je gage que les individus expérimentent pour eux-mêmes, utilisent cet objet co-créé qu’est la G1 avec les marchés afférents pour développer de nouveaux possibles. Essais, erreurs. Déceptions. Joies. C’est la vie.

Je me suis aperçue que si je ne pouvais pas avoir d’œufs, par exemple, en g-marché, parce que tous vendus, eh bien, j’avais des ami-e-s qui m’en donnaient (ils sont bien vendus à l’unité par ailleurs…), ou je savais encore en trouver autrement, et encore… (autres possibles). Opportuniste, si vous voulez, je crusine plus que je ne cuisine, et de fait, les œufs ne me manquent pas si je n’en ai pas, pour les pâtisseries, par exemple, ou autres plats de cui-sine élaborée.

« Juste prix » est en outre une notion que je trouve fluctuante, sauf à prendre le temps de l’évaluation la plus fine (un savoir-faire à rétribuer ?).

A plus forte raison pour un électron libre comme moi, à peine « appuyée » sur les quatre ‹ ailes ›* fondamentales, si ce n’est pour voler. *[les quatre libertés de la monnaie]

Merci de m’avoir offert un plateau de flux à glisser pour mes pensées de la mi-nuit.

Portez vous bien,

M ah ! rit Potteuze

C’est tout à fait fluctuant par définition et ce n’est jamais parfait, le but n’étant pas la perfection mais de rechercher à tendre vers ce qui est le plus juste / le plus profitable pour tous (c’est à dire à tendre vers le prix qui à la fois renforce au mieux ceux qui mettent à disposition à mesure qu’ils le font, leur donnant capacité grandissante à apporter de la valeur réelle à la communauté ET naturellement tends vers une plus juste allocation / couvre les besoins en tendant à optimiser la distribution des ressources mises à disposition). Ça dépend de l’offre et de la demande générale, mais surtout locale et à ce moment précis. Et ça dépend de la masse monétaire générale, mais surtout la masse monétaire locale à ce moment dans le temps.

La juste allocation n’est pas simplement de faire varier le prix de manière dynamique, mais implique aussi d’être flexible dans son « placement » (ce que l’on choisis de mettre à disposition et l’endroit où on le met à disposition): Inutile, par exemple, d’être 10 vendeurs de lait sur un marché quand la région voisine n’a aucun producteurs de lait et serait bien heureuse de payer bon prix pour en avoir; dans ce cas le choix est soit d’aller offrir son lait là où il y en a le plus besoin, soit de décider d’offrir autre chose localement.

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@Lumiere ,
Entièrement d’accord avec ce qui est écrit .
@Mauve

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Il y a des mercuriales plus douces qui sont applicables. Je trouve celle-ci trop abrupte et susceptible d’être détournée. J’en avait parlé dans le même sujet, un peu plus bas :

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Les outils et techniques destinés à prévenir la prédation monétaire sont destinés à contrer l’injustice et à rétablir un certain équilibre dans un système corrompu dans lequel la monnaie n’est pas répartie naturellement en fonction de l’apport de valeur marchande à la communauté. C’est très adapté aux MNL dans lesquelles l’argent est créé au centre du crime (ce système n’étant rien d’autre que du vol de masse organisé / institutionnalisé) et arrose au passage (le ruissellement) ceux qui y sont, en ordre décroissant, le plus étroitement associés et dont le rôle/travail est clef au déroulement/maintient du crime. Ce sont des techniques visant à limiter / punir ceux dont le pouvoir d’achat a tendance à venir de ce qui nuit au bien commun plutôt que de ce qui sert le bien commun.

Faute de mieux, dans l’absence d’alternatives, en dernier recours face à un système d’injustice organisée sur lequel on a aucun contrôle, ces techniques sont tout à fait justifiées, car c’est un mal circonscrit aux mains de ceux qui apportent de la valeur réelle pour contrer le fait que cette valeur ne finisse par nourrir les « prédateurs » du bien commun.

Maintenant, le fait qu’instinctivement ces mêmes techniques (qui dans un économie réellement libre seraient purement nocives) se retrouvent justifiées au sein de « la monnaie libre » (car je ne met pas en doute qu’elles le sont et le fait que vous en arriviez là, après 7 ans de développement de l’économie, corrobore avec certaines de mes observations, récentes elles aussi), est quelque chose d’alarmant à son sujet. Ça veut dire que ses défauts de jeunesse (bien qu’elle ne soit plus si jeune) font qu’à travers des mécanismes différents elle a créé jusqu’ici, inintentionnellement, dans les faits, une injustice comparable (puisqu’on se retrouve à la contrer par des techniques similaires) à celle que l’on connait du système pourri des MNL auquel on est censé proposer une alternative.

Je crois tout à fait aux belles idées énoncées au sujet de la « monnaie libre » mais je crois qu’il faut aller au bout des choses pour que les faits, les chiffres, les résultats de la réalité correspondent bien aux idées qu’on véhicule à son sujet, pour ne pas en revenir, par un chemin différent, à une situation similaire à celle du monde (lui aussi pavé de plein de belles intentions) dont tous on ne veut plus.

Dans les faits, on a tout à gagner à reconnaitre ce que fait bien le système auquel on veut offrir une alternative pour s’assurer que celle-ci soit véritablement meilleure. Car le fait de l’améliorer en tel ou tel point ne serait d’aucun effet si le système qu’on propose n’était pas au moins aussi bon en ce qui concerne ce que l’on attend de plus important de celui-ci: qu’il fasse ressortir chez la majorité de ses utilisateurs le fait de participer activement de son temps et de ses biens dans l’échange économique avec les autres, ce qui est vital à la survie de l’humain, être social par nature.

Des MNL la majorité des membres logiciel de la june couvrent leurs besoins de base et voient manifestement encore un intérêt subsistant à y être entrepreneur, à y offrir en échange leurs biens et/ou leur temps de travail, ce qui n’est pas le cas de ces mêmes personnes dans la « monnaie libre » et c’est parlant pour un public on ne peut plus prône à vouloir favoriser l’alternative.

Beaucoup pointent du doigt l’insuffisance de l’offre en laquelle échanger la monnaie qu’on gagne dans la monnaie libre, mais c’est une fuite de l’esprit / c’est regarder les choses à l’envers puisque les membres logiciel de la june sont tout à fait en position de couvrir la majorité de leurs besoins mutuels en biens et en travail; ils décident simplement de les vendre majoritairement en MNL et non en junes, car les MNL, malgrè tout ce qu’elles nourrissent de malsain, font UNE proposition saine au moins et pas des moindres, car c’est celle qui est la plus importante pour une monnaie: la proposition implicite du système invite clairement au fait d’activement participer à l’économie en y achetant régulièrement tout ce dont on a besoin (et même tout ce dont on n’a pas besoin) ainsi qu’en y offrant ses biens et ses services (pas besoin de qui que ce soit sur le terrain pour motiver les gens à participer à l’apport de valeur réelle en échange de MNL, ce système fait tellement bien les choses en cela que les gens rampent pour vendre leur temps de vie en échange de ces MNL et ils y vendent leurs biens sans problème, car le système des MNL, il faut le reconnaitre pour lui offrir une alternative réellement meilleure, en ce point essentiel, est sain).

Maintenant il faut bien évidemment continuer ce bel alignement d’améliorations par rapport au système des MNL mises en place grâce au travail tout à fait louable des développeurs, mais pour prétendre lui être une alternative réellement favorable et que ces améliorations puissent doucement devenir une réalité qui pénètre la vie des gens, il convient bien avant tout de s’assurer d’être au moins aussi sain que celui-ci en ce qui est le plus important d’un système monétaire: d’inviter clairement à participer dans l’échange.

Je crois tout à fait qu’il est encore temps de sortir de la (dangereuse) zone de confort dans lequel le fonctionnement du cœur du système s’est posé et d’oser rectifier le tir pour faire une réalité de la monnaie libre et non une confortable fiction. Il faut avoir le courage, je crois, de faire les chose en vrai, de faire les choses jusqu’au bout, parce que le monde en a grand besoin, parce que nous n’avons qu’une vie et nous nous trouvons au sein de cette vie dans une petite fenêtre d’opportunité dans laquelle c’est possible, ce qui, malgré les apparences, n’est que temporaire.