Bonjour, pour moi c’est plus simple de n’autoriser qu’une boîte d’oeufs par personne, de façon qu’il en reste pour les autres. Et les premiers arrivés seront les 1ers servis, comme ça les gens se bougent. Une autre alternative c’est de proposer une réservation par sondage et de garder quelques boîtes pour ceux qui n’ont pas réservé. La fois suivante il y en aura de nouveau. Enfin, chez nous ça marche très bien ainsi pour les oeufs et le pain.
Ce que propose @RomainKornig existe déjà. C’est la loi de l’offre et de la demande. Rien de nouveau sous le soleil.
Le rationnement est toujours une inefficience économique.
Par exemple, le producteur mentionné plus haut fait peut-être à manger des pâtes fraiches une fois par jour pour 20 personnes qui font le maraichage avec lui et va une fois toutes les deux semaines au marché le plus proche, assez loin de chez lui, pour acheter des œufs pour les deux semaines à venir. Il va de soi que tout le monde qui dépend de son maraichage a intérêt à ce qu’il puisse repartir avec un nombre d’œufs couvrant relativement bien ses besoins / les besoins de ceux qui, avec lui, créent avec intensité de la valeur réelle dans l’économie (ce qui enrichit tout le monde). Dans un système juste, c’est une bonne chose qu’il puisse acheter autant d’œufs que possible (sans avoir à montrer pâte blanche en expliquant sa situation et son activité à qui que ce soit dans l’espoir de contourner mercuriale ou rationnement, car dans un système juste son pouvoir d’achat justifie à lui seul de ce qu’il apporte aux autres en termes de leurs besoins matériels). Et ce en faisant simplement peser à travers une libre fluctuation des prix, optimisant le fait que tous les œufs soient placés au prix le plus avantageux pour le producteur, son besoin et son pouvoir d’achat par rapport à ceux des autres, relatif aux besoins et à ce qu’apporte chacun respectivement aux autres dans l’économie, en termes matériels et en terme de ce qu’ils sont prêts à payer pour repartir avec assez d’œufs. S’il n’y a pas assez d’œufs pour tout le monde les prix montent dans la région (en restant à un niveau qui arrange bien ceux qui les achètent), ce qui motive d’autres gens de la région à produire eux-aussi des œufs, ainsi que le producteur s’il le veut à étendre sa production, et ainsi que les producteurs des régions voisine, où il y aurait trop d’œufs, à venir les vendre à cet endroit.
Par rapport aux prix quadratiques le rationnement a deux avantages: celui d’être simple et de mettre tout le monde à pied d’égalité. Par contre ça ne permet pas d’effet de marché qui optimise le fait de récompenser le plus l’offre dont la communauté a le plus besoin et donc d’aider à ce qu’à moyen terme tout le monde qui participe trouve ce dont il a besoin en quantité et à des prix raisonnables par rapport aux coûts et à la pénibilité de production.
Dans un système de rationnement, traditionnellement, soit le marché ne pourvoit pas assez aux besoins des gens, soit c’est fait par la force et le diktat exercé sur les producteurs (au lieu d’ajuster la récompense de leur travail pour que l’ajustement de l’offre se fasse automatiquement), ce qui me parait, dans un cas où un autre, être un monde à éviter.
La réservation que propose Christine est une très bonne suggestion (c’est participer à l’efficience des marchés en optimisant le partage de l’information), car elle s’accorde très bien avec la liberté du marché (ajustement dynamique des prix) tout en maximisant à la fois le revenu total (vs. par oeuf) du producteur, le fait qu’un maximum de personnes repartent heureux, ainsi que le fait que chacun paie un prix correct, et ce en lui donnant le temps d’anticiper son offre et de la complémenter à l’avance (par exemple en achetant en gros des œufs à son ami d’une région voisine sus-mentionnée en passant le voir la veille du marché).
Je crois qu’en parallèle du logiciel il y a un gros travail intérieur, du côté humain, à faire en nous, globalement, parce que je vois à quel point il y a une forte tendance à vouloir trouver des solutions pour éviter de faire que ceux qui contribuent de la valeur réelle dans l’économie / aux autres (les entrepreneurs / les travailleurs) puissent recevoir proportionnellement à ce qu’on serait prêt à payer (c’est à dire, à ce qui nous arrange bien de payer = des échanges qui nous font gagner en tant qu’acheteur) de ce qui les motive pour apporter cette valeur (la seule valeur apportée dans l’économie) et d’en apporter plus encore, à tout le monde.
Les lois de la vie font que l’on reçoit ce que l’on émet. Si on veut absolument restreindre ceux qui nous apportent de la valeur (ce qui est un gros manque d’amour propre), on finit par ne plus avoir personne de motivé à nous en mettre à disposition. Et inversement: Plus on est prêts à récompenser justement pour leur travail ceux qui apportent (= font la valeur réelle de l’économie), plus la valeur réelle apportée à l’économie grandit (et plus on peut couvrir nos besoins à travers le travail et les produits de la petite économie à laquelle on participe, ici, celle de la monnaie libre).
alors rassure toi les lois de la vie sont encore plus simples que ça, sans quoi il n’ y aurait pas eu autant d’ esclaves et de crimes organisés, c’est le plus fort qui gagne point.
niveau académique le pseudo libre échange se base sur l’ école de chicago, elle même très inspirée de la fable des abeille de c.de.madeville reformulée par a.smith avec la pseudo main invisible et qui fût à la stricte opposée diamétrale, interprétée par rousseau en avant garde le cet alter-mondialisme (tu remarque là qu’ une phrase de plus de trois mots peut parfaitment s’ écrire sans être entre coupée de parenthèses )
sans un effort et une vigilence qu’ abadonne la fable du dessus, sans un équilibre partagé, c’est la convoitise qui reigne, la société de consommation et du spectacle prend tout l’ espace social et mental y compris la manipulation des prix.
nous réinventons donc la monnaie mais pas que, on critique les failles, on s’ inspire de sources les plus variées, on communique de façon transparente etc…
… celà représente plus de risque pour les bons sauvages qui peuvent tout perdre que pour les nantis encrés dans la gouvernance de la reine des abeilles transposé à l’ humain, c’est une mafia
exemple: je propose à chaque fin d’ été des quantités pharamineuses de noisettes sauvages que je livre en voilier dans le sud de la france et pour lequels je fais appel au ramassage libre. est ce que celà est une création de valeur ? est ce que je peux me premettre de patienter trois mois l’ écoulement de mes stocks pour gerrer les ‹ ‹ justes prix › ›? est ce que je peux me pemrettre de me laisser dévalisqer par des inconnus qui revendent peut etre en euro ce que je fais en 1oo%G1 ?
s’ il y a création de valeur, ce n’ est que dans l’ organisation d’ humains libres et pas dans les chiffres ou dans les théories ; ces derniers nous aident à concevoir une façon de communiquer pour ne pas dire communier sur la meme base commune mais ça ne résout rien sans l’ éveil des acteurs pour ne pas dire le douleureux réveil qu’ est la réalité où nous sommes volontairement abrutis dès le plus jeune age afin de nourrir aveuglément la main pondeuse
il y a donc des pionnier qui organisent l’ alternative et non, ils ne sont pas assez niers pour reproduire le même shema et tout reperdre encore une fois parceque certains sont des caluculateurs de cycle. le cycle naturel d’ une monnaie ( si on en a besoin) est définit dans la trm de manière scientifique, tout ce qui n’ est pas issue de cette production de valeur monétisée là n’ est autre que le soutien à la monnaie dette donc soyons vigilents car même le geconomicus en double monnaie tend à le démontrer
Tu parles beaucoup de théorie et de science etc. (d’abstraction) mais mon sentiment est que tu dans l’intellectualisation des choses tu te détache des préoccupations humaines en jeu.
Que fais-tu de maximiser l’intérêt de ceux qui apportent de la valeur aux autres (des travailleurs / entrepreneurs qui offrent leurs biens et leurs services aux autres)?
Que fais-tu de maximiser le fait de promouvoir l’ajustement de l’offre pour qu’elle réponde au mieux, à moyen terme, à la demande locale / aux besoins des gens?
Que fais-tu de ce producteur et de ses amis qui travaillent avec lui, dont la production est essentielle à beaucoup de personnes localement et qui de ce fait d’une place « centrale » dans ce qui est d’apporter aux besoins matériels des autres il est naturel que leurs besoins à leur tour puissent être couverts en rapport avec ce qu’ils apportent?
(si tu le veux bien, ne me répond pas avec un détail technique de la TRM)
justement je t’ ai ecrit en prenant un exemple concret et en excluant la théorie ou disons en la remettant à sa juste place, le socle de communication qui ne fait rien sans l’ energie de l’ organisation
en gros si tu prefere c’est ta vision du libre échange qui est dogmatique, cerebrale et théorique, la mienne est humaine et naturelle pour caricaturer car la nature est rationnelle
tu ne réponds pas à mes questions encore une fois (trois problématiques/préoccupations humaines soulevées)
bein c’était les miennes auquelles tu ne réponds pas dans l’ ordre non ?
ps/ je réponds rapidos mais on casse le fil en répondant à des questions par des questions comme tu le fais, bref, jte réponds quand même par souci de lisibilité à l’ écrit ici
proposer des produits services en échange de produits services me semble etre l’ équilibre nécessaire aux pionniers de la mL et s’ adapter à la demande dans le champ des possible aussi ( je ne fais pas que les noisettes au passage )
et jle réécris encore, la seule valeur réelle, c’est l’ organisation
proposer des produits services en échange de produits services me semble etre l’ équilibre nécessaire aux pionniers de la mL et s’ adapter à la demande dans le champ des possible aussi ( je ne fais pas que les noisettes au passage )
si je comprends bien, tu es d’accord avec un ajustement des prix en fonction de la demande pour qu’il y ait une répartition qui soit la plus juste en fonction des besoins et de l’apport matériel des uns et des autres à la communauté (qui tende en ce sens)?
la seule valeur réelle, c’est l’ organisation
Je crois que non, la valeur qu’a quelque chose c’est la valeur qu’elle a pour celui qui l’achète (« Value/Beauty is in the eye of the beholder. »). Un des virus qu’on a martelé dans nos esprit est que l’on obtient de l’abondance de la vie en fonction de la quantité de travail / souffrance que l’on « paie » en échange. C’est faux. Ça c’est juste pour faire des esclaves qui acceptent de se tuer à la tache / au travail en croyant cela nécessaire à s’enrichir mais en enrichissant le plus souvent d’autres au passage (qui eux ne souffrent pas tant). La réalité est qu’on obtient de l’abondance en fonction de l’abondance (de la valeur) qu’on offre aux autres, il en va de même pour le prix (avec cela seulement qu’en dessous d’un certain prix / si ça n’a pas assez de valeur pour les autres en fonction de ce que ça te coûte, tu refuseras de créer l’offre).
Si avec peu d’effort tu peux mettre à disposition quelque chose en junes qui a beaucoup de valeur pour les autres et si tu veux que le volume que tu as à offrir soit répartit en fonction de ce qu’apportent les acheteurs aux autres d’un point de vue matériel, tu le vendras au plus haut prix qui fait que dans le temps désiré tu auras vendu toutes tes noisettes; et si ça ne t’a coûté que l’organisation tant mieux, tout le monde est gagnant, que ça ne te coûte que l’organisation ou que tu y laisse un bras de les avoir fait pousser, la valeur qu’ont tes noisettes à ramasser pour les acheteurs est la même.
Note que le fait de laisser le marché déterminer le prix ce n’est pas que pour te motiver toi / motiver l’offre, ça ce n’est qu’une face de la pièce, c’est aussi pour que les biens se distribuent au mieux entre les acheteurs en fonction des besoins et des contributions de chacun; tu peux très bien faire valoir le prix de marché rien que pour t’assurer d’une juste distribution par rapport au besoin et à la contribution matérielle à la communauté de chacun, mais pour autant, parce que ça ne t’a pas coûté grand chose, décider de faire don de ce que tu considère avoir perçu au delà de tes attentes pour ton effort d’organisation.
La limite pour tes noisettes c’est le volume qui va déterminer les prix (si tu veux les offrir en faisant épouser le marché), car si toi ça ne te coûte rien, les arbres que tu as à disposition et ce qu’ils offrent cette année est limité.
Note aussi que de laisser faire les rapports de marché c’est la meilleure manière de faire par rapport à des personnes que tu ne connais pas et pour récompenser au mieux l’apport matériel à la communauté (pour la plupart des ventes sur un marché), mais tu peux très bien, dans des cas précis, décider de faire d’une manière plus adaptée à ces cas: si tu connais la personne et que tu sais qu’elle apporte une immense valeur spirituelle qui n’est pas récompensée matériellement, et que tu aimerais qu’elle passe un max de temps à ce faire au lieu d’avoir à se pencher sur la dimension matérielle pour subvenir à ses besoins, libre à toi de lui vendre à moitié prix ou de lui donner gratuitement (outrepasser la monnaie complètement).
alors c’ est dingue, à la fois tu ne réponds toujours pas à mes questions mais aussi nous sommes totalement dans deux visions opposée d’ après ce que je lis
le libre marché je l’ ai déjà critiqué précédemment, lui et ses théoriciens.
ils n’ ont pas l’ interpretation de l’ économie classique, ils ont réussi à imposer la leur par la force, nous vivons dans l’ ecole de chicago à cause de notre ignorance.
partant de cet état de fait, il faut bien entrevoir que dans le monde anterieur à ces dogmes, la production qui n’ est pas si différente des services tertiaires, l’ interet est de ne pas considerer le gain quantitatif mais le qualitatif (rien n’ étant binaire ou totalement étanche tout de même ) qualitatif ou relatif à l’ experience pourrait on dire.
dans cette économie anterieur, les organisations de prod et de services s’ adaptent certe mais elles sont surtout plus liées à la réalité du terrain qu’ au théorique
que fait un producteur libre, dans une mL qui a donc un socle théorique pour le coup, un atout plus solide pour l’ économie antérieur à la centralisation ?
il crée de la valeur selon son propre rythme et les demandes, il ne peut en effet surpasser la nature limitée qu’ en dépassant ses propres limites. notion propre à chacun qui n’ en est pas moins efficiente.
il y a donc de l’ efficience partout où celà est vu comme nécessaire, dans un marché pipé comme dans une économie libre ou une rationnelle aussi. ce sont les acteurs qui créent de l’ efficience eux même puis en s’ organisant ensemble et pas le marché tel qu’ a.smith nous l’ avait dicté à coup de sectes internationales,
si demain je trouve un moyen à la fois moins couteux en organisation et moins couteux en energie perso, je l’ applique, je gagne en efficicience/efficacité/rendement. les prix n’ ont rien à voir la dedans
produire tant de valeur échangée pour moins d’ effort est une fonction naturelle à condition de garder qualité et organisation au premier plan de reproductibilité, autrement dit le niveau d’ autonomie est consacré non pas aux prix mais aux échanges eux mêmes. la bonne question à se poser pour moi est donc que pouvons nous faire ensemble de nos dividendes
si c’est pousser les gens à produire, c’est de l’ esclavage, si c’est ne rien faire c’est nul, le juste milieu se retrouve alors dans la rationalité révolutionnaire, rien à voir avec les prix maximisés, au contraire, nous en sommes libérés grace à l’ horyzontalité du D.u à 1o% en monnaie pleinement libre ( lorsqu’ il n’ y aura plus de nouveau ou dans mille ans, faut que je pense à changer le disque )
Le DU ne pourvoit pas aux besoins des gens, il ne crée pas de valeur réelle dans l’économie. Il crée de la liquidité et permet de capter un peu de la valeur réelle que d’autres, par ailleurs, apportent. Mais si la communauté n’apporte pas (assez) de valeur réelle la valeur réelle d’un DU, ou même de 10 000 DUs ne vaut presque rien ou rien.
Je suis tout à fait d’accord (et c’est un choix personnel) de chercher à contribuer tout en s’y consacrant un minimum, mais ne voilà qu’un point de plus pour vendre au prix libre du marché (si tu vends en dessous tu travaille plus pour la même somme).
où ai je dis celà ? jsuis pas du tout d’ accord
ensuite pour ta première objection, le D.u ne vaut rien c’est de la monnaie et on caricature souvent en disant ça ne se mange pas, c’est la main invisible des banques privées qui font croire que leur emmission de fausse monnaie est une valeur alors que c’est une unité de mesure des échange dont personne ne doit être exclu
c’est pour ça que je dis que seule l’ organisation est une valeur en fait,
l’ organisation inter-productrice
Là:
produire tant de valeur échangée pour moins d’ effort est une fonction naturelle
par « s’y consacrer un minimum » j’entends bien « minimiser l’effort », pas le coeur à l’ouvrage
en te libérant d’ un effort tu peux tout à fait continuer à contribuer encore plus au contraire
l’ intention intiale était je le rappelle de relativiser à propos de ton efficience axée quantitatif mal définie selon moi
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