Est-il envisageable que la ML puisse être matérialisée (monnaie fiduciaire)


#1

Bonjour à Tous de la part de : dame solange du groupe Monnaie Libre en Vaucluse

Lors de notre 1er apéro ML en Vaucluse, vendredi 22 février 19, certaines personnes m’ont posé cette question : - Est-il envisageable que la ML puisse être matérialisée ? La cryptomonnaie G1 pose problème à des habitants de certaines régions dans lesquelles l’accès à internet est impossible ou difficile. D’autre part, certaines personnes sont devenues méfiantes vis à vis des cryptomonnaies.

Y a-t-il des personnes qui peuvent me renseigner à ce sujet SVP ? Est-ce possible ? Serait-ce légal ? Y a-t-il déjà des réflexions ou des projets en cours à ce sujet ?


#2

si c’était pas interdit en France de “presser” des monnaies oui ça serait possible , d’ailleurs rien que le faite de parler de monnaie pour duniter pourrais être condamnable , mieux vo utiliser le terme d’Unité libre d’échange …enfin pour l’instant je pense !
Moi ce qu’on me dit souvent , c’est "et si il n’y avais plus de courant ou que tous les noeuds duniter tombaient en mêmes temps , elle deviendrais quoi votre JUNE … … Il me semble que plusieurs personnes sur le forum ont déjà abordées la création de Billet en June mais ce n’est que des projets pour l’instant !


#3

Il existe plusieurs projets à ce jour pour matérialiser la June.

  • Le carnet de transactions Inspiré du système du JEU, usage en groupes locaux de confiance.
  • Le love Permet des transactions par billets sécurisés.
  • Le Ğ1pouboire Outil promotionnel, mais qui peut aussi bien servir de titre de paiement à usage limité dans le temps.

J’en oublie peut être ou d’autres projets peuvent être en cours…
Ces supports comme dans le cas des pièces et monnaies physiques classiques souffrent des mêmes limites, exactement comme un chèque peut être en “bois”. Ils réclament donc une confiance relative dans la personne qui le délivre quand il n’est pas un simple don.

Tout comme en matière bancaire, seul le registre de comptes garantie la solvabilité du moyen de paiement matériel quel que soit son support. En dehors de ce registre, tout autre support est possiblement de la fausse monnaie.
Notre registre de comptes c’est la blockchain, et seules les lectures écritures inscrites dedans sont fiables. L’usage de ces moyens matérialisés sont donc possibles essentiellement dans des communautés de confiance.


#4

Moi je me dis souvent qu’en cas d’effondrement les lois de la physique ne disparaîtront pas. Et que l’électricité pourra continuer à être produite par panneaux solaires, éolien, énergie hydraulique, énergie humaine, animale, géothermie, etc.

En revanche ce qui disparaîtra probablement ce sont les semi remorques accompagnées de plusieurs voitures et de dizaines de motards qui sillonnent en continu les routes de France pour acheminer les nouveaux billets imprimés à Chamalières et les vieux billets voués à la destruction à vic le compte. À cela il faut ajouter les déplacement des agent de guichets, l’énergie des locaux, les serveurs, la bourse et ses supers calculateurs de trading à haute fréquence, le déplacement physique des gens pour payer ou retirer. Je ne parle pas des déplacements des facteurs qui achemineraient les chèques qui dépensent bien plus d’énergie que le plus énergivore des processeurs ARM de nos téléphones.

Le véritable problème c’est plutôt : comment conserver un système monétaire physique au delà de groupes très locaux ?


#5

Est-il envisageable que la ML puisse être matérialisée

Certains le font déjà :

Mais comme l’explique cgeek dans sa dernière interview (celle qu’a fait Symn), ce ne sont ici que des bons d’achats pour les vraies Ğ1, qui sont dans les serveurs, tandis que les billets en euros sont des vraies euros, alors que les nombres dans les ordinateurs sont des bons d’achats.

Voir leur annonce sur ğchange :


#6

“Le véritable problème c’est plutôt : comment conserver un système monétaire physique ?” Oui c’est aussi le souhait de beaucoup de personne que de conserver “l’argent liquide” et du coup ils flippent lorsque c’est dématérialisé , mais il semble que la réalité car seulement 5 à 10% d’argent sont en circulation , les devance …(avec l’UNL qu’est l’euro je veux dire …)


#7

Il n’y a pas de solution pour l’instant. Les billets actuels nécessitent une connexion pour vérifier leur validité. Ils font référence à un portefeuille. Sans réseau le billet n’est pas utilisable, sans réseau on ne peut savoir si le billet est alimenté en Ḡ1. Sans mécanisme genre filigrane, on ne peut pas vérifier que c’est un vrai billet. La garantie de confiance n’existe pas encore pour la Ḡ1 en liquide.


#8

Article 136 de l’ordonnance no 58-1298 du 23 décembre 1958


#9

Y’a des solutions en cours pour créer de la monnaie crypto avec avec des micropuces, tant que ce n’est pas descellé, elle peut circuler de main à la main avec une valeur. Mais ce n’est pas encore opérationnel.


#10

Avec les G1billets, un réseau 2G suffit… On peut contrôler leur validité et montant (et les encaisser) en envoyant un SMS.


#11

oui c’est ce que je disais, sans réseau, impossible.


#12

La possibilité d’imprimer un “billet”, qui porterait un code unique.

En imprimant ce billet, le compte de l’imprimeur serait débiter et un compte “Monnaie matérialisé” serait crédité.

Chaque code unique serait dans une base de données “BilletsBDD”, comme les utilisateurs sont dans une autre base de données.

Lors d’un paiement, on pourrait s’échanger uniquement ce “billet”.

Avec le code unique du billet, on pourrait s’assurer qu’il soit vrai. Il suffirait de vérifier qu’il soit dans la base de données de “BilletsBDD”. Bien sûr, on peut imaginer un outil qui scannerait le billet pour vérifier à votre place si c’est un vrai ou non.

On pourrait aussi également le remettre sur un compte. Dans quel cas, le code unique serait supprimé de la base de données “BilletsBDD” et il faudrait de préférence détruire le billet.

Les problèmes que je vois :

Cela sous-entend que chaque billet est à usage unique, car une fois le code connu de l’imprimeur, il pourrait potentiellement même après l’avoir donner, le réutiliser (en faisant une copie avant de le donner par exemple).

Pour qu’il ne soit pas à usage unique, on peut imaginer des machines qui modifient le code unique du billet. Une boutique aurait donc cette machine, qui prendrait le billet, vérifierai que ce soit un vrai, puis changerait sont code unique. Cette machine aurait donc besoin d’un API qui prend en entré un code unique de billet et qui renvoi le nouveau code (et qui bien sûr modifie le code unique en BDD).

Mais ça sous-entend que seule une personne ayant ce type de machine pourrait recevoir de la monnaie de façon sécurisée.

L’autre problème que je vois, c’est pour le compte commun “Monnaie matérialisé”. Il faudrait à la fois que personne n’y ai accès, mais aussi pour y débiter les Ḡ1 (dans le cas où l’on remet le billet sur notre compte).


#13

En résumé la monnaie matérialisée c’est chiant, coûteux, pas écologique et pas sûr …
À se demander pourquoi on veut à tout prix avoir l’objet en toc alors qu’on peut considérer la monnaie pour ce qu’elle est, un symbole.


#14

Moi j’ai une petite idée. D’abord parce que tout ce qui est conceptuel est difficile à appréhender, que l’humain a sa part d’irrationalité que le physique aide à la perception, avant la compréhension (si elle est vraiment nécessaire). T’as déjà regarder ce qu’était la programmation tangible en pédagogie de l’algorithmie?

Soit tu développes d’abord l’outil comme vecteur de savoir. Soit tu développes le savoir comme support à l’outil. Soit tu fais les deux en même temps, et on accepte que certains ont besoin d’un outil tangible: pour la monnaie, du fiduciaire.

C’est aussi con que de vouloir posséder une bagnole quand on souhaite juste pouvoir se déplacer quand on le prévoit. Ca pollue, c’est coûteux, c’est chiant et dangereux. Si le service de transport réciproque était la règle plutôt que la propriété d’un véhicule individuel, je parie qu’on se paierait les trajets en monnaie libre.


#15

Je crois que la raison de vouloir du fiduciaire est bien plus simple : pas mal de personnes sont peu apétant envers le numérique, n’ont pas tous de téléphones ou de smartphones. Ou alors on ne capte pas toujours dans nos campagnes donc quand je vais acheter chez mon petit producteur, le téléphone ça marche pas. Ou le commercant n’a pas envie de donner son numéro à tout le monde. Y’a donc un soucis d’adoption de la G1 par les réseaux qui serait les plus intéressés d’avoir une monnaie alternative. Pourtant un simple SMS c’est quand même plus simple que faire des kilomètres pour retirer.

Je ne sais tout simplement pas comment convaincre les gens que c’est mieux de se passer de monnaie physique.


#16

Un argument qui devrait convaincre c’est ce post très intéressant de @scanlegentil qui fait un comparatif entre divers moyens de paiement.

3 g éq. CO2 pour un paiement CB sur TPE

15 g éq. CO2 pour un paiement par chèque

4 g éq. CO2 pour un paiement CB pour la Vente par Correspondance. :thinking:

22 g éq. CO2 pour un paiement en espèce ( :scream: et ouais, ça surprend)

On y découvre par exemple que le moyen de paiement physique si plébiscité est le pire des pires en émissions de CO² … Et même loin devant le tant décrié bitcoin qui pourtant se trouve être lui même un gouffre en comparaison de la monnaie libre …


#17

Oui, j’ai lu ça, c’est intéressant. Il faut que je m’affûte sur le sujet pour voir les réactions en comprendre se que chacun cherche derrière la monnaie fiduciaire.

En attendant j’en retiens qu’il n’y a pas de monnaie fiduciaire possible.

La solution du payement rapide par sms est top et mériterais une mise en avant : https://qo-op.com/fr

[EDIT] : ah tiens, et cette initiative vous en pensez quoi ?


#18

L’initiative G1billet ,tout comme le G1SMS, est une super preuve de concept. Toutefois, utiliser l’unité LOVE en plus du DU et de la June, ça rajoute une couche à expliquer , et pour un outil qui est sensé simplifier l’usage, c’est un peu contreproductif.

Le projet est prêt à être repris en main par n’importe qui qui voudrait en consolider le fonctionnement, l’usage et la stabilité. Et surtout en faire la promotion . C’est au minimum une centaine d’heure de boulot en plus de ce qui a déjà été construit.


#19

Ce doit être en comptant toute la chaîne : fabrication, transport, distribution, machines, stockage, destruction… le passage de billets de main en main dans un marché, même une cinquantaine de fois, ne sollicite pas de machines donc a un coût énergétique très faible. Par contre quand le marchand va déposer le billet à la banque et que celui-ci va être transporté à l’autre bout du pays dans une autre banque et va être redistribué au super-marché qui utilise des caisses automatiques…

Pourrait-on estimer une moyenne pour un paiement en billet imprimé à la maison ?


#20

Tu n’imagines pas l’infrastructure qu’il y a derrière la monnaie papier. Je la connais car chaque mois je traverse les immenses bâtiments de Vic le comte où est fabriqué de A à Z le papier monnaie. (l’imprimerie actuellement à Chamalières sera prochainement transférée à Vic le Comte égalemement. On peut déjà commencer le calcul d’impact CO² par l’importation des balles de coton qui emplissent plusieurs hangars. Je n’en ai pas demandé la provenance mais nul doute que de charmants navires consommant l’équivalent de 100 000 voitures ont été mis à contribution, si on y ajoute la culture mécanisée… Je pense en fait que 22g serait peut être léger en fait … Je ne parle la que du composant de base pas des très nombreuses machines top secret qui tournent pour faire des choses top secrètes sur lesquelles je ne dirais rien. Je ne voudrais pas finir comme un certain Julian A. :laughing: