Vers une économie de Communs : Sortir du "salaire en DU" pour la V2 (Modèle ẐEN / UPlanet)

Bonjour à tous,

Le fil de discussion sur la Caisse de dons pour le Collectif MàJ-V2 soulève une question fondamentale : Quelle économie construisons-nous avec la Ğ1 ?

Récompenser les actifs avec des paliers de 100 DU part d’une bonne intention, mais cela me semble poser un problème de fond sur la nature de notre monnaie.

1. Le « salaire en DU » : Un contresens relatif

Rappelons ce que représente 100 DU : c’est l’équivalent de 3 mois et 10 jours de création monétaire.
À l’échelle d’une vie de membre (~80 ans, soit ~30 000 DU), injecter 100 DU d’un coup pour une tâche technique crée une asymétrie forte. Si nous utilisons le DU comme un « salaire » pour experts, nous rejouons le jeu de l’économie dette où le capital (ici le temps de création monétaire) s’accumule chez ceux qui détiennent le savoir technique.

Le DU n’est peut-être pas fait pour « jouer à la marchande », mais pour fonctionner comme les parts d’une coopérative.

2. Distinguer l’extérieur (Marché) de l’intérieur (Commun)

Pour sortir de la confusion, nous devons clarifier deux types de relations :

  • Pour les extérieurs (Le PIF) : La Participation Individuelle Forfaitaire (ou de Forme) s’adresse à ceux qui ne sont pas membres de la coopérative. C’est leur contribution pour accéder aux ressources (services, hébergement, outils). C’est la porte d’entrée.
  • Pour les membres (Le Bien Commun) : Une fois membre, le « jeu » change. On ne se facture plus les services entre nous. L’objectif devient de maintenir et faire progresser le bien commun (le code de Duniter, les serveurs, les lieux physiques).

3. La proposition : Le ẐEN pour l’intendance, le DU pour la direction

Nous expérimentons avec le collectif CopyLaRadio et le système UPlanet une structure qui sépare l’intendance de la politique :

  • Le ẐEN (L’unité comptable de la coopérative) : C’est notre « Excel partagé ». Il sert à gérer la logistique, les serveurs, les frais réels (Capex/Opex). On gagne des ẐEN en contribuant aux charges ou en rendant service à la structure (ex: héberger une station Astroport). Cela assure la pérennité matérielle sans toucher à la masse monétaire Ğ1.
  • Le DU (L’outil de vote et de gouvernance) : Une fois que l’intendance est couverte par les ẐEN, le DU retrouve sa fonction noble. Il devient un jeton de vote. Utiliser ses DU pour « gratifier » un développeur, ce n’est pas lui payer un salaire, c’est voter pour que son travail soit la priorité du bien commun. C’est un signal politique pour choisir les améliorations futures.

4. Application concrète pour la V2

Au lieu de « payer » les développeurs en DU (ce qui les transforme en prestataires), considérons-les comme des coopérateurs-clés.

  1. Les contributions (Open Collective) permettent de comptabiliser en ẐEN les ressources (matérielles et humaines) de la coopérative apportant la monnaie et « Internet Web3 » comme bien commun.
  2. Le DU reste l’outil par lequel la communauté exprime sa gratitude et, surtout, oriente les prochains chantiers techniques (preuve de contribution / vote).
    Comme lors de l’expérience « Terraformation Forêt Jardin » où nous nous sommes projeté dans un monde aux technologies libres géré en commun : 3 2 1 DU. Le Jeu - CodiMD

En résumé : Ne transformons pas les développeurs de la V2 en « salariés de luxe » de la Ğ1. Faisons d’eux les gardiens d’un commun, soutenus par une comptabilité de frais (ẐEN) et plébiscités par un vote souverain (DU).

C’est ce passage de « consommateur de service » à « contributeur de commun » qui nous permettra de construire une économie vraiment autonome.

Qu’en pensez-vous ?

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Bonjour,

Je suis d’accord avec toi… jusqu’au point 2 ^^

En effet, je pense que cette réflexion doit avoir lieu en espérant qu’elle débouche sur une solution innovante qui pourra être utile aux autres « caisses de rétribution ». Toutefois, proposer d’emblée ta solution Zen/UPlanet ne me semble pas la bonne démarche, j’irai même jusqu’à dire que c’est contre-productif car ta proposition systématique peut faire fuir un grand nombre d’entre nous, sans se donner la peine de la réflexion.
De plus, à ma connaissance, tu es le seul à vanter les mérites d’une telle solution.

Je propose donc que l’on reprenne la réflexion au point 2 ou mieux encore, à la première question posée, suivant le bon vieux plan dialectique « thèse-antithèse-synthèse » afin d’aboutir à une proposition qui soit le fruit de l’intelligence collective…

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Bonjour @Jean-Pierre.G

Merci pour ta franchise. Je suis ravi que nous nous rejoignions sur le point crucial : le constat. Si nous sommes d’accord pour dire que transformer le DU en salaire est une impasse philosophique et mathématique (au vu de la création monétaire relative), c’est déjà une énorme victoire pour le débat.

Tu as raison de me reprendre sur la méthode. Mon enthousiasme pour le modèle ẐEN/UPlanet peut sembler insistant, mais il vient d’une volonté de partager du concret. Ce n’est pas juste une « idée personnelle », c’est le résultat empirique de 7 années d’expérimentations menées au sein du Ğ1FabLab (g1sms.fr). Nous avons testé, échoué, et itéré pour arriver à cette séparation entre « coûts » et « vote ».

Mais je t’entends : pour que la solution soit adoptée par le collectif V2, elle doit venir de l’intelligence collective et non d’une proposition « clés en main » qui pourrait sembler extérieure.

Jouons donc le jeu de la dialectique que tu proposes.

  1. Thèse (Le problème) : Payer des développeurs en DU crée une asymétrie de capital (100 DU = 3 mois de création) et transforme la coopérative en marché classique.
  2. Antithèse (La recherche) : Comment rétribuer ou reconnaître l’immense travail technique SANS utiliser le DU comme monnaie d’accumulation ?
    • Piste A (Expérience G1FabLab) : Séparer la comptabilité (ẐEN) de la gouvernance (DU).
    • Piste B (à définir ensemble) : … ?
    • Piste C (à définir ensemble) : … ?

Je remets donc ma « solution » dans le pot commun comme une simple piste de recherche (Piste A) éprouvée sur le terrain, et non comme la seule voie possible.

Quelles seraient, selon toi et les autres membres, les autres pistes (B, C…) pour valoriser le travail des dévs sans dénaturer la TRM ?

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Si on commençait par la question fondamentale, la Thèse :

Une économie dans laquelle chacun participe selon ses possibilités, ou bien une économie dans laquelle quelques-uns font le boulot pendant que d’autres profitent ?

Avant de chercher des solutions, identifions clairement le problème : le DU doit-il permettre de vivre ou survivre ?

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Si je comprends bien, ta proposition est de positionner la june, comme un réseau monétique qui produit des unités avec 2 vocations :

  • capacité à tokeniser les euros (faire notre stablecoin à nous), et manipuler ces token (dont les zen) dans les productions de communs (notamment numériques) que nous ferons.
  • capacité à employer les DUs comme jetons de vote.

Signifie par induction, ne pas utiliser les DUs comme unité d’échange et de mesure.
Signifie-t-elle par suite de raisonnement que l’économie juniste n’a de vocation qu’à produire des communs et aucun consommable (usages « uniques ») ?

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Pour moi ,l’objectif d’une économie saine est de :

1)Permettre la subsistance de tous ses membres

2)experimenter des regles qui autonomisent chaque individu

Appliqué dans la G1, plusieurs voies s’ouvre à nous.

A l’echelle familiale/maisonnée:

J’y prefere des rapports non marchands.

Avec mes amis / famille élargie:

Tout pareil

Avec les éloignés, les connaissances et plus loin de moi:

La monnaie me parait adaptée pour fixer une certaine justice. Et la G1 a un systeme de creation créant une égalité, c’est donc selon moi une bonne base pour valider l’objectif 2: l’égalité engendrant l’autonomie.

En placant la G1 pour créer la subsistance collective, je me dis que l’ensemble des DU de chaque jour devraient payer l’ensemble des creations que les humains pensent échanger avec des gens éloignés.

La G1 deviendrait ainsi une mesure de l’heteronomie, c’est à dire de notre dependance aux autres. Et je ne dis pas que l’hétéronomie soit mauvaise, je pense qu’elle crée une société moins robuste. Notre sociéte ayant delocalisé les productions , nous avons été tres loin dans la sphere marchande.

Je pense donc que l’ensemble des DU pourrait etre collectivisées pour mandater les personnes ayant la charge de créer /entretenir/ameliorer les communs nécessaire à cette subsistance.

Chaque personne pourrait choisir quelle caisse elle veut abonder: la sécu sociale, alimentaire, de l’education en foret… et on revient à la G1 comme un vote. Ce systeme aurait aussi l’avantage de ne pas permettre l’enrichissement personnel.

Donc oui, le DU comme revenu de subsistance, à condition de le collectiviser.

Merci du débat!

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Cela voudrait dire qu’il n’y a que des acheteurs ! S’il n’y a que des acheteurs, il n’y a pas de vendeurs, s’il n’y a pas de vendeurs, alors il n’y a pas d’économie.

C’est à dire donner des DUs à ceux qui font le boulot ? Mais que feront-ils de ces DUs si leur création quotidienne suffit ?

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Un message a été scindé en un nouveau sujet : Des crédits dans la Ǧ1

S’il y a des acheteurs, il y a des vendeurs. On ne peut acheter s’il n’y a personne pour vendre.

Le constat, c’est que la création monétaire d’une journée est censée représenter la valeur créé pour être échangée dans une journée.

Ma proposition est donc que les gens versent leur DU dans des caisses collectives qui financent leurs besoins individuels. C’est dû au fait qu’on est interdépendant et qu’on ne peut espérer répondre à tous nos besoins seuls. C’est une façon de décider de la valeur collectivement.

S’il n’y a que des acheteurs potentiel, et pas de vendeur, le système est bloqué.

Ce n’est certainement pas un constat, un souhait peut-être !
Et si la création monétaire du jour suffit pour échanger tout ce qu’il y a à échanger un jour, alors pourquoi crée de la monnaie le lendemain, puisque la création de la veille est toujours existante !

Je ne comprends pas cette phrase, pourquoi mettre dans une caisse collective pour payer ce dont j’ai besoin individuellement ?
Si le DU suffit à payez les besoins de chacun, personne ne va chercher à gagner plus de DU en offrant des services.
Si personne n’a besoin de DU supplémentaires pour ses besoins, alors personne ne va proposer de services ou de bien.

Vraiment je n’arrive pas à comprendre votre logique !

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Pour comprendre cette logique, sortons des théories abstraites et prenons l’image du Monopoly, mais joué avec deux règles différentes.

Règle A : Le Monopoly « Marché » (ta vision actuelle)
C’est le jeu classique. Chaque joueur essaie d’acheter des rues pour lui seul.

  • Le but : Accumuler des DU pour survivre et ruiner les autres.
  • L’échange : Si je tombe chez toi, je te paie un loyer (profit). Si j’ai assez de DU pour mes besoins, je n’ai plus besoin de travailler ni de louer.
  • Le blocage : Comme tu le dis, « Si le DU suffit à payer les besoins, personne ne propose de services ». C’est la logique de la rareté : on ne bouge que si on a faim.

Règle B : Le Monopoly « Coopératif » (la proposition ẐEN / Communs)
Ici, les joueurs décident de s’associer. Au lieu d’acheter la « Rue de la Paix » chacun dans son coin, ils mettent leurs DU et leurs ressources en commun pour l’acquérir ensemble.

  • L’usage : Quand un membre de la coopérative s’arrête sur cette case, il ne paie pas de loyer (pas de profit pour un propriétaire). Il ne paie que la PAF (Participation aux Frais) : l’électricité, l’entretien, le serveur. C’est le coût réel, sans marge.
  • La motivation : Pourquoi travailler si je ne paie pas de loyer ? C’est là que tout change. Je ne travaille plus pour payer le droit d’exister (survivre), je travaille pour améliorer le bien commun.
  • L’expérience 321_DU : Comme nous l’avons expérimenté dans ce jeu, les joueurs ne cherchaient pas à accumuler, mais à utiliser leurs ressources pour transformer une simple maison en hôtel, ou ajouter un jardin.

Le DU ne sert pas à « acheter » le travail de l’autre, il sert de jeton de vote pour décider ensemble : « Est-ce qu’on met nos ressources sur la piscine ou sur la toiture ? » (Est-ce qu’on dev la V2 ou une autre feature ?).

Est-ce que cette distinction entre « Payer une rente » et « Partager des frais pour bâtir un commun » rend la logique plus claire ?

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hello belle année à tous, :face_blowing_a_kiss:
Le DU est utilisé comme gratification au sein du Collectif V2. Ce n’est pas forcément la caisse (voire pas du tout) des développeurs.
Ceci dit je la trouve intéressante ta proposition. Reste à ce qu’elle soit entendue essayée et plus …
le commun fait partie de comment prendre des décisions et donc voter… pourquoi n’intègres tu pas la commission sur la prise de décision ? voir avec @Sarah et @10000i100 (d’ailleurs en réunion en ce moment coordo collectif V2) (moi je me suis mise en pause mais c moi qui fait les virements de cette caisse coordo :upside_down_face: :sweat_smile:)

Je crois saisir tes raisonnements @Piraculteur.

A mes yeux tu fais quelques amalgames invalidants.

  • Ce n’est pas l’égalité qui engendre l’autonomie. Tu peux traiter 2 bébés de façon parfaitement égale, ce n’est pas ça qui les rend autonomes.

  • L’ensemble des DUs, c’est la masse monétaire utilisable pour produire et distribuer. Mais l’économie est manifestée par l’ensemble des transactions, donc les DUs qui circulent, pas ceux qui existent. Une Ğ1 créée peut-être échangée 4 fois, par exemple, elle peut servir une économie 4 fois supérieure à son volume. Ou davantage bien sûr, ou moins d’une fois (ce qui est notre cas, pas vraiment d’économie).

  • Une autonomie est surtout construite avec son environnement de proximité. Ta distinction entre les proches et les éloignés me semble très théorique. C’est bien avec tes proches que tu peux le faire. Si tu passes un mois sur un toit, même de ta famille, tu ne le passes pas à cultiver ton maraîchage, ou carder de la laine pour produire les pulls de ta famille.
    On peut considérer une parcelle de terrain comme un commun que l’on entretient et améliore, mais qu’en est-il de toutes les étapes qui suivent la récolte ? nettoyage, tri, conditionnements, transformations multiples, pour finalement se retrouver dans une assiette. Il y a un gros décalage entre les volumes (d’heures, du nombre de métiers pour qu’un produit soit propre à son emploi, ..) et tes calculs monétaires.

Concernant les caisses, je te rejoins sur le fait que c’est un très bon moyen pour la construction de projets qui dépassent les capacités d’une poignée de personnes. Mais la façon dont tu imagines qu’elles corrigent les vices de l’économie fiat, est justement un raisonnement fiat. Or il est contradictoire en soi : si tout le monde reverse sa création monétaire à des caisses, à quoi ça sert qu’il soit d’abord distribué ? pour que chacun puisse faire son fléchage budgétaire, ok, mais tu disais que la certif était trop compliquée pour l’adoption de la june, et là tu imagines que tout le monde voudra réfléchir à la bonne répartition budgétaire en même temps à son échelle locale et à une échelle plus globale ? Et surtout, qui définit les caisses, puis qui gère ces caisses ? n’est-ce pas repasser dans un système centralisé ?

Ce ne sont que des questionnements.

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Je te rejoins, j’ai été simpliste. L’egalité me semble une condition necessaire maiq non suffisante pour l’autonomie. Pour le reste, tes objections sont valides.

Les choses dont je suis sûr ,c’est que trop monétiser nous éloigne et que definir les cours d’une monnaie doit se faire de facon la plus démocratique possible.

Je pense aussi que collectiviser les moyens de production est essentiel pour créer un commun durable. Ca ne répond pas à la question pour savoir si DU=subsistance.

Je pense que cette question ne peut etre répondue de facon diverse que par les collectifs économiques locaux.

Merci

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Oui et non. C’est relatif…

Je pense que c’est l’usage des écrans qui nous éloigne.
Le terme monétiser est flou. Dans le cas d’une mesure en DUs, le propos est pour moi de pétrir nos échelles de valeur à la fois individuelles et collectives, par le jeu des échanges. Or il faut se « rapprocher » pour pouvoir le faire.

Si le propos est le précédent, alors le cours du DUs ne veut pas dire grand chose.
Il n’y a pas si longtemps le cours des monnaies était calculé, aujourd’hui il n’y a plus que le cours des marchés. On ne parlera d’un cours du DUs que lorsqu’une première place de marché permettra d’échanger des DUs, avec une première autre devise (vivante sur une autre place de marché).
L’idée sous-jacente est qu’à l’instant même où tu mets un chiffre en euro face à une valeur quelle qu’elle soit, tu la positionnes dans les échelles de valeurs de l’économie euro. A cet instant tu n’es plus dans la construction d’échelles qui t’appartiennent, à toi et à ton groupe local, à ton économie.

pas tout à fait. Disons qu’il y a une grosse nuance. La subsistance est un flux. La question devient plutôt « quel flux de DUs me faut-il pour mon flux de subsistance ? ». Par conséquent « quel est mon flux de contribution dans la production de cette subsistance ? ». Ce n’est pas le DU qui couvrira notre subsistance, c’est ce que nous produirons.

La question qui précède donc ce que le DU peut nous apporter dans notre subsistance (ce que je peux consommer avec un DU), est : « qu’est-ce que le DU peut nous permettre de produire ? ».

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Toujours ce même problème d’appeler l’unité d’échange DU, en parlant du DU quotidien comme unité d’échange, cela ne permet pas de le différentier du DU Dividende universel créé tout au long de sa vie !

Euh, @qoop ça vient d’où ce palier de 100DU?

J’avoue que je n’ai pas tout suivi. Y a-t-il un consensus qui se dégage pour payer directement les développeurs? Alors que depuis trois ans le consensus est de chercher des subventions dans l’économie euro. Et aussi une cagnotte euro. Donc là, la monnaie libre reviendrait? Bonne nouvelle. Mais pas avec l’unité G1 mais le kiloG1 si je puis dire. Bigre! Des paliers de 100DU. Pourquoi pas, développer requière une expertise. Mais ce serait par heure ou par mois? Y aurait-il assez de volontaires pour payer?

Le débat évolue, et c’est tant mieux.
Dans le fond, il y a un changement de paradigme entre « Service Public » et « Bien Commun »

Si la Monnaie Libre a pour vocation d’émanciper, elle doit garantir notre souveraineté sur 5 piliers fondamentaux que nous devons reprendre en main :

  1. L’Accès à l’Énergie : La base physique (électricité, chauffage, habitat passif).
  2. L’Accès à l’Information : Sortir du Web2 centralisé pour un Web3 distribué (type Astroport / N²), où le réseau appartient à ses nœuds.
  3. L’Accès à la Monnaie : La Ğ1, comme outil de mesure relative et non spéculative.
  4. L’Accès Citoyen (Inclusion) : Garantir l’anonymat et l’usage pour tous, même sans technique complexe (Paper Wallet).
  5. L’Accès au « Bien Commun » : L’ensemble des ressources gérées par la communauté.
  • Dans le vieux monde, l’État fournit un « Service Public » financé par l’impôt et géré par des fonctionnaires salariés. Le citoyen est un usager passif.
  • Dans notre modèle, nous construisons un « Bien Commun », financé par la mutualisation (coopérative) et géré par des contributeurs libres. Le « juniste » est un membre actif qui .

Dans cette optique, les développeurs de la V2 ne sont pas des prestataires de service qui attendent un « salaire » (reflexe du monde dette). Ce sont les architectes des piliers 2 et 3.
Leur rétribution ne doit pas être un « salaire de survie » en DU (qui dévalue la masse monétaire relative), mais une reconnaissance des moyens mis en oeuvre pour sécuriser ces accès pour nous tous.

C’est ici que l’outil comptable (le ẐEN) prend tout son sens.
Pour un dev qui travaille bénévolement, cela correspond à être virtuellement créditer d’un « salaire » en Ẑen dont il ne demande pas la conversion… Opération nulle pour la coopérative qui pourtant vient de gagner en valeur…

Nous vivons encore dans un monde où il faut acheter des serveurs, louer l’accès à la fibre ou du matériel au « monde de la dette et de la compétition ».

  • Le ẐEN permet de comptabiliser ces « frais réels » (en valeur externe).
  • Celui qui apporte un bien non-libre (hardware, électricité, temps pro) reçoit des ẐEN.
  • Il peut ensuite se faire rembourser sur facture (convertir des Ẑ en €) ou choisir de conserver ce capital pour permettre l’acquisition et la création évolutive de nouveaux Biens Communs.

Cela préserve la pureté du DU (vote/relativité) tout en gérant le pragmatisme des coûts externes que l’on choisi de convertir ou conserver.


Explorons la voie de l’ingénierie conviviale

On peut même embaucher en Ẑen
:rocket: Rejoignez l’Équipe UPlanet ORIGIN : Co-créez un Univers Numérique Libre et Innovant 100% Ğ1

Cet usage du Ẑen en fait l’équivalent d’une « monnaie locale complémentaire (numérique) ».
Ce qui est important de convenir c’est la permission de sa conversion « Ẑ vers € » (aussi bien légalement Je hais le Nouvel An ! Transparence fiscale accrue sur la Ğ1 (JUN), crypto-actif… qu’économiquement (la PAF convertie en € sont autant de valeur que doit rendre la coopérative à l’autre monde, celle qui ne l’est pas est la valeur capturée).


NB: Pour que l’autonomie ne s’arrête pas au code de la V2, pour aussi progresser vers l’autonomie thermique et énergétique (Pilier 1). Je vous partage les plans du Rocket Dome (habitat passif auto-construit) et de son cœur de chauffe BatchRocketA4.pdf (double combustion + masse thermique) pour explorer les façons de produire l’électricité, assurer le fonctionnement des équipements et de l’informatique embarquée… J’en profite pour lancer un appel aux propriétaires de jardin, forêt ou terrain agricole qui liront ce fil à me contacter…

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+1 @qoop

Ces éléments primordiaux devaient être gérés par nous tous pour nous tous.

Rien que cette petite liste, c’est très intéressant. Tu la vois @qoop comme la continuité de la monnaie libre qui aurait pour vocation d’émanciper. Pour ma part je vois cette liste comme une nouvelle base plus large. Il y a eu les quatre libertés du logiciel libre, base de la GPL. Il y a eu les quatre libertés de la monnaie libre, base de la monnaie libre.

Je t’invite, @qoop à fonder une nouvelle théorie qui se base sur les cinq piliers que tu expliques. Et à en faire un livre. Personnellement, cela m’intéresserait fort de l’acheter.

En effet, je trouve que ton concept englobe plus de choses. Notamment la monnaie libre, qui n’est qu’un sous-ensemble de cet écosystème. L’ensemble de ces droits remet l’humain au coeur du pouvoir, contrairement à ce qu’on ressent actuellement, n’être que des pions sans valeur!