Réflexion sur l’adoption et les freins psychologiques en vue de G1 v2

Bonjour à tous,

Je souhaite partager une réflexion issue de mon expérience depuis les débuts de la G1, en vue de la future version 2. Le projet est extraordinaire sur le plan théorique, mais son adoption massive semble buter sur plusieurs obstacles pratiques et psychologiques.

Le principal défi identifié est le suivant : l’écart entre la profondeur de la Théorie Relative de la Monnaie (TRM) et la nécessité d’une intégration intuitive pour les nouveaux entrants. Beaucoup testent, mais peu persistent, par découragement ou par incompréhension.

Un point critique me semble être l’échelle de valeur initiale (1 DU = 10 G1). Ce choix, bien qu’intéressant pour donner une impression de « volume » au Dividende Universel, crée en réalité plusieurs effets pervers :

Biais psychologique : Un prix affiché à 200 G1 « fait penser » à 200 €, ce qui bloque mentalement l’acte d’achat pour un nouveau, même si la valeur relative est complètement différente.

Difficulté de calibrage : Il devient difficile pour un nouvel utilisateur de se repérer et de proposer des prix cohérents pour ses propres biens/services sans devoir d’abord maîtriser toute la théorie.

Critique externe facilitée : Le Dividende Universel (ex: ~300 G1/mois) paraît démesurément élevé avec cette échelle, alimentant les critiques sur « l’argent gratuit », alors qu’un DU exprimé à 30 unités (avec 1 DU = 1 G1) aurait peut-être été moins sujet à ce rejet immédiat.

Conséquence : une dynamique communautaire en souffrance.
On observe un phénomène où les pionniers, ayant accumulé de larges sommes, peuvent verrouiller l’accès aux biens rares via des enchères inaccessibles aux nouveaux. Ceux-ci, ne pouvant pas participer équitablement aux échanges, se détournent du projet. Le risque est un entre-soi et une stagnation, alors que l’objectif est l’inclusion et la croissance du réseau.

Proposition pour l’avenir (G1 v2 et au-delà) :
Et si la clé d’une adoption plus large résidait dans une simplification de l’interface psychologique dès l’arrivée ?

Une échelle 1:1 (1 DU = 1 unité monétaire) permettrait une transition plus douce depuis l’euro, facilitant le « calage » des prix et rendant le DU moins abstrait.

Cette approche ne trahit en rien la TRM, mais pourrait en faciliter immensément la pédagogie. On pourrait alors amener les gens à la théorie par la pratique, et non l’inverse.

Je lance ce débat car il me semble crucial, pour l’avenir de la monnaie libre, de discuter non seulement de la robustesse théorique, mais aussi des leviers psychologiques et sociaux qui permettront à cette belle idée de toucher le plus grand nombre, sans reproduire les écueils observés.

Qu’en pensez-vous ?

Est-il possible de voter pour connaître l’avis des utilisateurs ?

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Tu touches du doigt le frein majeur : la friction cognitive face au référentiel Euro.

Ton constat sur le biais (200 Ğ1 perçus comme 200 €) est exact. C’est ce qui tétanise les nouveaux arrivants.
Cependant, changer l’échelle (passer à 1 DU = 1 Unité) ne fera que déplacer le problème si l’usage reste de « jouer à la marchande » en calquant les réflexes de l’économie de marché sur la monnaie libre. Le risque est de continuer à chercher la « parité » mentale.

Le nœud du problème, c’est que nous essayons de faire entrer une monnaie relative (le DU, part de temps/vie) dans une grille de lecture quantitative (le Prix de revient en €).

C’est précisément pour résoudre cette « schizophrénie comptable » sans trahir la TRM que nous proposons une approche différente pour la V2 : Distinguer l’unité de compte (pour les frais/valeur) de l’unité politique (le DU).

  • Si l’on veut compter des coûts, rassurer le psychologique et gérer l’interface avec le monde réel : utilisons une unité comptable dédiée (le ẐEN dans notre modèle).
  • Laissons le DU être ce qu’il est vraiment : une part de co-propriété et de vote, qui ne devrait pas être comparée à un prix en euro.

J’ai détaillé cette vision dans un fil ouvert hier, qui rejoint totalement tes préoccupations sur l’adoption, l’inclusion et le risque de « verrouillage » par les premiers arrivants :

:backhand_index_pointing_right: Vers une économie de Communs : Sortir du « salaire en DU » pour la V2 (Modèle ẐEN / UPlanet)

Au plaisir d’avoir ton avis là-bas sur cette stratégie : changer la règle du jeu plutôt que seulement l’échelle des points !

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Merci pour ta réflexion dont le titre est intéressant : réflexion sur l’adoption et les freins psychologiques.
Je pense qu’il faudrait que la communauté aborde ce débat, mais sûrement après la mise en place de la V2 qui risque de faire pas mal de vagues et susciter des abandons supplémentaires.

Pour répondre partiellement à ta question, je rappellerais que la June est conçue en tant que monnaie inflationniste.
Il est normal que les anciens en aient plus que les nouveaux, la TRM venant corriger cela dans le temps.
Dans le monde Euros, le fait qu’il y ait des milliardaires ne gêne pas le simple quidam, du moment qu’il a suffisamment d’euros pour “vivre”. La question serait plutôt la masse d’usagers de la monnaie.

Même si tous les sujets devront être mis au débat, mon expérience m’amène à penser que notre principal défaut actuel est le manque d’usage : nous n’avons pas assez de possibilités d’utiliser la monnaie que nous créons.
Nous faisons de l’entre nous, de la même façon que les Selistes (membres des systèmes d’échanges locaux) annoncés à environ 36 000 membres en France en 2014.
Il nous faudra débattre des possibilités d’usage d’un ménage, de ce qu’il serait possible de payer en Junes (essentiellement l’alimentaire), de ce qui serait difficilement payable en Junes sans décision étatique.

Et si possible définir des stratégies collectives d’adoption, ce que nous sommes incapable de faire actuellement, chacun tirant dans son sens.
Notons néanmoins que l’apparition d’outils de décision vont peut-être nous permettre d’aborder prochainement ces sujets.

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Bonjour Philippe26,

Tu as raison : le plus gros problème, c’est que trop peu de gens utilisent vraiment cette monnaie. Mais pour qu’elle soit utilisée, il faut d’abord que les gens aient envie de s’y mettre. Et aujourd’hui, beaucoup trouvent que c’est trop compliqué, ou que ce n’est pas juste.

Ce sentiment a même poussé des personnes comme Étienne Chouard, Philippe Guillemant ou Idriss Aberkane à s’éloigner du projet. Pourtant, elles étaient intéressées par les monnaies alternatives. Elles ont fini par se décourager devant les difficultés pratiques et l’impression que le système était fermé, voire injuste.

Le DU « multiplié par 10 » est parfois mal perçu, et les membres actifs ont du mal à voir la valeur de leur travail. Ils voient parfois ce qu’ils gagnent fondre avec le temps avant même d’avoir pu l’utiliser. Dans ces conditions, pourquoi s’investir ? Et pourquoi des nouveaux viendraient-ils ?

Peut-être a-t-on voulu aller trop vite en lançant une monnaie avec un système « parfait » dès le départ. Il aurait peut-être mieux valu commencer avec une unité plus simple, pour fidéliser et laisser une vraie économie se développer d’abord.

Ma piste de revenir à une échelle où 1 DU = 1 unité. Concrètement, aujourd’hui, ça donnerait 1 unité = 1,148 G1.

Cela aiderait à :

Rendre les prix clairs et l’entrée plus facile (plus besoin de conversions mentales compliquées).

Rassurer les nouveaux (la « part » paraîtrait moins abstraite et plus accessible).

Donner envie de participer (les gains seraient plus simples à dépenser, plus concrets).

Sans ce genre de changement, on risque de rester entre personnes déjà convaincues par la théorie, tandis que les « faiseurs » et le grand public continueront à passer à côté.

Ce n’est que mon point de vue, et je voulais vraiment le partager. J’ai peut-être tort. L’avenir nous le dira.

Bien à toi,

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Je suis totalement à l’opposé de cette idée, il faut au contraire aller beaucoup plus vite pour atteindre une masse critique et une diversité d’utilisateurices, aussi bien en métiers qu’en convictions au sens large.

Les opportunistes et les faux prophètes reviendront quand on aura tout construit, ça c’est clair.

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Je partage ici un point de vue :

il me semble que le vrai point faible de la Monnaie Libre, c’est la communication. En dehors de ça, il n’y a pas grand-chose à dire. Malheureusement, sans une communication efficace, tout le reste est directement impacté.

En matière de développeurs, d’informaticiens et de tout l’aspect logiciel/logistique, on a des cadors ultra-compétents. Le seul problème, c’est leur image : eux aussi souffrent d’une mauvaise image, en grande partie à cause de la communauté (moi y compris) qui ne les valorise pas suffisamment. Et quand je parle de valorisation, je ne parle pas seulement de leurs travaux techniques, mais bien de qui ils sont en tant qu’individus.

Donc le principal souci reste la communication et l’image que la ML renvoie aux autres. Même si tout le reste est plus que remarquable, nous péchons clairement sur la communication et sur l’image de la Monnaie Libre en générale.

Une image, ça se travaille, et ça commence par la communication. Ce point faible nous coûte énormément, car même si les valeurs portées sont nobles, elles sont très mal défendues.

Pour y remédier, il faut absolument envisager de redorer l’image de la ML en travaillant sérieusement sur la com, et commencer par reconnaître nos erreurs : comprendre clairement le problème, c’est déjà 50 % de la solution.

En résumé : le seul véritable point faible de la ML, c’est la communication. Tout le reste me semble être des points forts. Mais ce point faible est tellement fondamental à notre époque qu’il finit par annuler ou masquer tous les points forts.

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Quelles erreurs vous semblent importantes à corriger rapidement ?

Moi, ce qui me dérange le plus, c’est l’utilisation de Telegram qui disperse les messages, qui empêche une vraie maitrise de la communication, puisque chacun relaye ce qu’il a compris sans s’assurer qu’il comprend le sujet.
Sans parler de ceux qui ne relayent que les infos ou éléments qui correspondent à leur vision unique,

Avec Telegram les gens ne vont pas à la recherche d’infos, ils attendent que l’info leur arrive, et la relaie parfois.

C’est un avis personnel, et je le partage ! :innocent:

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Pour vulgariser le fond de ma pensée : le contenu de la Monnaie Libre est aujourd’hui solide, il tient la route techniquement et conceptuellement. Le vrai chantier maintenant, c’est l’emballage.

On peut continuer à peaufiner indéfiniment le contenu, mais si on reste aussi négligents sur la présentation et la première impression, on ne changera presque rien. Dans le monde actuel, les gens jugent d’abord sur l’emballage, avant même de regarder ce qu’il y a dedans. Or, avec la Monnaie Libre, on a tendance à plonger directement dans le contenu brut, à « vendre » le concept tel quel, sans aucune mise en bouche.

Pourtant, la ML demande de la pédagogie préalable. Quand quelqu’un découvre le sujet par simple curiosité, il faut absolument simplifier au maximum au début :

  • utiliser des mots de tous les jours,

  • éviter le jargon « ML » trop tôt,

  • ne pas balancer des équations ou des explications trop denses d’entrée de jeu,

  • aller progressivement vers le vif du sujet.

La communication, c’est précisément cet emballage qu’il nous faut construire autour de la Monnaie Libre. Ça ne signifie pas tomber dans du marketing mensonger ou superficiel. La ML est un projet sérieux et pertinent ; dans un monde qui valoriserait vraiment la pertinence avant tout, on n’aurait même pas besoin d’emballage. Mais ce n’est pas le cas.

C’est pourquoi il nous faut créer un narratif cohérent, honnête et fidèle à ce qu’est réellement la Monnaie Libre.

Ça passe par une vraie stratégie de communication à la hauteur du projet.

Je suis convaincu qu’une adoption de cette nouvelle approche de communication, avec un vrai soin apporté à l’emballage et au narratif, changerait la donne.
Les statistiques de la Monnaie Libre exploseraient, la visibilité et l’adoption grimperaient en flèche, et l’ensemble de la communauté – sans exception – en tirerait un bénéfice visible.

Un exemple concret : quand tu parles de la ML à quelqu’un, imagine que tu es le porte-parole officiel de ton propre projet. Tu choisis tes mots avec soin, tu soignes ta présentation, parce que tu représentes l’image de quelque chose d’important. Avec la Monnaie Libre, c’est pareil : nous sommes tous, à des degrés divers, des ambassadeurs de cette « marque ». Si on veut qu’elle grandisse, il faut la porter avec élégance, la mettre en valeur correctement et savoir la défendre quand il le faut. C’est exactement à ça que sert une bonne stratégie de communication : faire rayonner le projet sans le trahir.

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Pour moi les retours du terrain comptent avant tout.

Quel public ne connaissant pas la june précédemment a réagi comment.

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Ce n’est pas mon point de vue.

La problématique est avant tout, l’incompréhension de la création monétaire et les comportements/croyances qui proviennent du système monnaies crédits/dettes.

Un exemple parlant pour illustrer mon propos : la June n’est pas inflationniste. La zone économique de la Monnaie Libre (en l’occurrence, la June) ne ressemble pas à la zone économique des monnaies Fiat… On le vois très bien en jouant au geconomicus (rien à voir avec le monopoly)…

C’est un changement de paradigme. Autrement dit une “révolution copernicienne”.

Hors, le plus grand nombre n’est pas prêt.

Pour ce qui est d’E.Chouard, il n’a jamais adhéré à la TRM. Il n’est pas prêt à changer de paradigme. A cela, 2 raisons possibles (lui seul connait la bonne)

Soit, il n’a pas tout à fait compris la création monétaire. Sa formation d’économiste est peut être un frein,

Soit, il a compris et préfère rester dans ce qu’il connait. Là encore, sa formation peut être en cause mais pas que…

Pour P.Guillemant, je pense qu’il a autre chose à faire. Ce qu’il a entrepris est colossal. Là aussi, la physique doit changer de paradigme. Ce n’est pas une mince affaire et lui demande beaucoup de temps…

Je n’ai rien à dire concernant I.Aberkane, je ne connais pas son point de vue sur la ML.

In fine, ce n’est pas un problème. Il y a certainement d’autres personnages connus qui pourraient tout aussi bien adhérer à un tel changement… Je pense, en particulier, à Juan Branco, ouvert aux nouveaux paradigmes, Gaël Giraud, économiste de talent pour qui la création monétaire n’a pas de secrets, et il y en a certainement beaucoup d’autres auxquels je ne pense pas…

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Merci à tous pour vos avis. Je vais faire une réponse groupée et en rester là, parce que, essentielle de, ce que je voulais dire a déjà été dit.

Ce n’est pas seulement un problème de communication (l’« emballage » ou la pub), c’est un problème d’ergonomie cognitive. Si l’outil est mal conçu pour l’esprit humain moyen, aucune campagne de communication ne le sauvera.
Les retours de terrain le montrent clairement : le premier frein, c’est le prix. C’est le réflexe humain le plus basique : « Combien vaut la June ? », « Ça fait combien en euros ? », « Je dois multiplier par 10 ? »… Et là arrive le grand déballage théorique : « Non, tu n’as pas compris, c’est un changement de paradigme », « une révolution copernicienne », « la valeur est relative en distance… etc… etc … ».
C’est beau sur le papier, mais pour l’utilisateur moyen, c’est souvent effrayant et décourageant. De plus, l’utilisateur qui n’a pas bien compris ne va pas vous dire : « Je suis un idiot, je n’ai rien compris à ton explication. » Il va plutôt dire : « OK, merci, je reviens demain »… et vous ne le reverrez plus jamais.
Si on veut que la June sorte du cercle des déjà convaincus et touche le grand public, elle doit cesser d’être perçue comme une théorie exigeant pour être comprise surtout sur l’unité de mesure. Elle doit devenir un outil simple et intuitif au quotidien.
On peut être intellectuellement d’accord avec la TRM, mais être rebuté par une monnaie qui demande autant d’explications. La vraie fidélisation arrive quand l’outil se fait oublier au profit de l’usage.
Je pense que si des gens brillants comme Étienne Chouard ou Gaël Giraud ne « mordent » pas vraiment à l’hameçon (malgré leur intérêt pour la souveraineté monétaire), c’est peut-être parce que nous rendons la chose inutilement complexe.

Imaginez qu’on invente une nouvelle unité de mesure pour remplacer le mètre. Au lieu de dire simplement « 1 mètre », on annonce que l’unité de base est le « Schmilblick », qu’un humain mesure environ 0,17 Schmilblick… mais que chaque jour la valeur du Schmilblick fluctue relativement à l’humain.
Les gens continueront d’utiliser le mètre sans se poser de questions.
C’est exactement la même chose ici : mathématiquement équivalent, mais psychologiquement bloquant pour 90 % de la population. La clé pour une adoption massive, c’est simplifier pour l’humain – sans trahir les principes fondamentaux.

Voila !!! C’était simplement un point de vue que je souhaitais partager. Merci à tous ceux qui participent à ce merveilleux projet.

À bientôt pour de nombreux échanges — en June bien sûr !

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Tu sembles vouloir qu’on dise « la ǧ1 vaut x euros » !
Ce qui est et sera toujours faux !
Donc inviter les gens à utiliser la Ĝ1 en commençant par un mensonge ne me parait vraiment pas pertinent.

Le plus important est de comprendre que la valeur d’un DUĝ1 est déterminé par chaque utilisateur.
Mais il faut aussi toujours vérifier que cette valeur est en adéquation avec la valeur déterminée par chacun des autres.
Et celui qui vous dit la ǧ1 vaut tant, proposez-lui simplement d’échanger quelques-unes de vos junes contre cette somme. S’il refuse, c’est qu’il ment.
S’il accepte, proposez-lui l’opération inverse, s’il refuse, c’est aussi qu’il ment !

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La June n’est pas une nouvelle unité de mesure. C’est une monnaie comme les autres à l’usage.

C’est la création monétaire elle-même qui est le changement de paradigme.

Quand on sépare la création monétaire et la monnaie elle-même, tout le monde comprend.

Je ne parle pas dans le vide. Je l’ai expérimenté.

Quand à déterminer la quantité de monnaie attribuée à un produit, c’est la même difficulté que dans une opération de change traditionnelle entre 2 monnaies… Rien de nouveau sous le soleil.

Par ailleurs, nous avons tous déjà expérimenté ce change à grande échelle lors du passage à l’euro.

Pour info, la meilleure façon d’appréhender la difficulté est de pratiquer les prix libres.

Si certains ont une meilleure solution, je suis prête à l’adopter (bien que je n’ai pas de difficulté sur ce point. Rien n’est parfait dans ce monde, tout est en devenir)

PS - Comment sais tu que Gaël Giraud n’approuve pas la June? Tu lui en a parlé? Si c’est le cas, comment justifie t il son point de vue? En principe, il explique systématiquement ses choix…

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Juste pour pinailler, la monnaie étant entre autres une unité de mesure, de facto la Ǧ1 est une unité de mesure. Et pour une meilleure comparaison, utilisez l’unité relative DUǧ1.

Ce n’est pas tout à fait pareil, le passage à l’euro a été fait à taux fixe. Une simple multiplication suffisait.

La june il faut plutôt la voir comme un changement de pays, autre monnaie, autres valeurs.

Il faut éviter de confondre les taux de change, avec la valeur.
Si je connais le taux de change de l’euro et du yen, cela ne me donnera pas le prix de la baguette au Japon.

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@Maaltir a dit:

“Ce n’est pas tout à fait pareil, le passage à l’euro a été fait à taux fixe. Une simple multiplication suffisait. La june il faut plutôt la voir comme un changement de pays, autre monnaie, autres valeurs.”

Je ne comprends pas. Tu peux expliquer?

Que le change soit fixe ou flottant, le processus est le même, à un instant T, non??

Je ne confond pas valeurs des produits et valeur d’une monnaie par rapport à une autre monnaie. Qu’est-ce qui te fait penser cela?

Comme je l’ai dit :

Avec la Ǧ1 une multiplication ne suffit pas, les valeurs sont différentes, en June les produits alimentaires sont plus demandés, par exemple. Alors que d’autres trucs comme des livres sont plus facile à trouver. Les prix sont plus aléatoires.

La valeur d’une monnaie par rapport à une autre, c’est le taux de change, variable selon la demande, ce n’est pas la valeur de la monnaie en elle-même, ce qu’on achète avec !
L’euro fluctue sur les marchés boursiers, cela ne change pas forcément le prix du kilo de carottes !

Mais oui, @Maaltir a raison!

Il est simple de comprendre que c’est juste un peu compliqué.

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Esther Duflo pourrait nous être d’une grande aide aussi pour comprendre le potentiel de la june.

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???

Tu ne réponds pas à toutes mes questions…

Il me semble que je réponds à tes questions.
Ou alors je n’ai pas compris tes questions.

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