Pourquoi ev/2 ?


#1

Et donc, pourquoi 40 plutôt que 80 ?


Site de la Toile Francilienne
#2

Maintenant, si 80, à ton avis combien atteindront la moyenne et combien ne l’atteindront pas ?


#3

Maintenant, si 40, à ton avis combien atteindront la moyenne et combien ne l’atteindront pas ? Le point significatif de la courbe c’est son sommet. En quoi 40 serait-il plus significatif que 20 ou 60 ou 80 ou n’importe quoi d’autre ?


#4

Prends une population de 100 personnes qui co-créent une monnaie libre, pour lesquelles tu distribues les décès suivant cette courbe. Combien de personnes atteindront la moyenne de production monétaire pendant leur vie ? Combien ne l’atteindront pas ?


#5

Me trompe-je en concluant que si la moyenne est atteinte seulement en fin de vie, l’influence économique sera essentiellement exercée par le 3ème age au détriment du reste de la pyramide des ages ? Plus on serait proche de la tombe voire sénile, plus on deviendrait influent…


#6

Oui c’est tout a fait cela, un c petit avantage les plus âgés, tandis qu’un c grand avantage les plus jeunes :slight_smile:


#7

Feuille “Théorique”. Changez la valeur de la cellule A2 (20, 40, 60, 80). Regardez l’effet sur la courbe Rt et sur ses valeurs dans colonne D. Voyez-vous un “centre de symétrie” ? Je n’en vois aucun, seulement une barre verticale qui peut être déplacée arbitrairement vers la gauche ou la droite selon la valeur de la cellule A2. Le graphique montre que tout individu approche (asymptotiquement) durant sa vie la valeur R=1 (qui signifie que le montant des DU accumulés est égal à la masse monétaire moyenne par individu). Or ce mouvement d’approche dure toute la vie de l’individu : certes on peut dire que le stade de 97,5 % a été atteint à 40 ans, mais à 60 il est encore plus grand (99%). Q-R.ods (68,3 Ko)


#8

Le point significatif de la courbe est celui où 1/ev est atteint, absolument pas son sommet.

La réponse était 50% pou 80 et 99% pour 40.

Par ailleurs on peut poser un chiffre precis et non approximatif par g/v ou g est le temps petit de la vie humaine, le temps de gestation = 9 mois, et v e temps long, l’esperance de vie. On trouve alors c=9.94%/an

Mais au delà et quoique ce résultat fondamental en terme de comparaison soit corroboré par les données du RSA français, il ne constitue pas un point théorique de la TRM, mais une optimisation (bien vérifier la TRM sur ce terme).

Dès lors tout debat est sterile et sans intérêt aucun à son sujet, seule l’expérience permet de trancher sur les choix que les hommes feront.

Que des hommes produisent donc des monnaies libres à c=20%/an ou à c=5%/an ou autre et alors le résultat expérimental décidera.

Il suffit d’attendre donc et de voir ces autres coproductions concurrencer l’optimisation ainsi etablie et chiisie pour Ğ1, et nous verrons bien.

Toute autre justification d’inaction ne ferait que conforter le choix optimal pris par Ğ1.

Il y a ainsi d’excellentes raisons pour garder confiance !


#9

En ce que v/2 est le centre de symetrie de la vie, et qu’il permet à 99% d’y atteindre la moyenne, lesquels gardent v/2 de temps de vie pour l’utliser pleinement, autant de raisons que d’autres valeurs ne respecteront pas.

Mais d’autres valeurs de c pourront donner d’autres monnaies libres, reste à voir ce que jeunes et vieux en penseront.

Il n’y a plus qu’à faire l’expérience. Toute discussion au delà est parfaitement vaine.


#10

Comment arrives-tu à ces chiffres ? (La question était : “si 80, à ton avis combien atteindront la moyenne et combien ne l’atteindront pas ?”).


#12
  • Combien atteindront la moyenne ? --> aucun.

  • Combien ne l’atteindront pas ? --> tous.


#13

pouvez-vous démontrer cette affirmation ? (NB : reformuler autrement une affirmation ne constitue pas une démonstration)


#14

C’est faux, la TRM definit précisément “attendre la moyenne” comme etant “atteindre à 1 an /ev” près" formulée aussi comme “part des nouveaux entrants sur part des restants” que l’on peut plus précisément definir comme étant g / (v/2) g étant le temps de gestation humain.

Cette définition étant posée, le résultat est demontrable.

En l’absence de definition de “atteindre la moyenne”, ou en posant un inatteignable, alors on peut ne pas trouver de définition ou pas de solution.

Mais choisir et expliciter une autre définition aboutissant à une autre valeur de c est parfaitement realisable. Il ne faut pas faire dire à la TRM ce qu’elle ne dit pas !


#15

Bien entendu ! On qualifie d’avantage pour les plus anciens le fait que la convergence pour les nouveaux soit lente, et inversement rapide comme avantage pour les nouveaux.

Les deux ayant un impact sur la moyenne en DU annuels de la monnaie considérée. Il suffit d’etudier differentes valeurs de c dans le référentiel relatif pour montrer ces paramètres, tel que réalisé dans la TRM, le module Galilée, le module Leibnitz etc…


#17

La courbe de Rt est asymptotique pour tous : jeunes, vieux, pas encore nés, déjà morts. Je ne vois aucun centre de symétrie, ni aucune démonstration de l’affirmation selon laquelle “un c petit avantage les plus âgés, tandis qu’un c grand avantage les plus jeunes”. Je ne vois que des reformulations complexes de cette même affirmation. D’autre part l’espérance de vie est une moyenne calculée sur base des taux de mortalité par âge, et qui donc prend en compte le fait que certains individus meurent avant ou après l’âge v. Enfin s’il s’agit d’évoquer l’effet d’une modification de c, alors certes une baisse de c désavantage les générations entrantes, mais il n’y a ici aucun “centre de symétrie” …


#18

Imaginons une population qui possède une monnaie libre.

Si c=0, il n’y a plus de création monétaire. Les premiers arrivés possèdent la monnaie, au désavantage des nouveaux arrivants.

Si c=100, a chaque distribution du DU, les nouveaux arrivants se partage une création monetaire de 100 fois la masse monetaire actuel, donc la monnaie déjà possédé par les anciens ne pèse relativement plus rien.

Empiriquement on peut donc deviner qu’il existe une valeur de c qui ne favorise ni les anciens, ni les nouveaux.

J’espère avoir répondu clairement a ton interrogation :slight_smile:


#19

Ce qui fait la symétrie temporelle c’est le fait que c est constant. Maintenant quelle devrait être cette valeur ? Proposer de la déterminer en fonction de l’espérance de vie (v) semble intuitivement pertinent, mais il reste à démontrer pourquoi ce serait plus pertinent que n’importe quelle autre valeur (dont v/2). Et s’il s’agit d’évoquer une variation du taux de croissance monétaire, alors certes la baisse de ce taux de croissance a pour effet de traiter inégalement les générations nouvelles par rapport aux anciennes, mais il n’y a ici aucun “centre de symétrie”, mais seulement rupture de la symétrie temporelle parce c a varié.

PS : si je pense qu’il est plus pertinent de déterminer c en fonction de v plutôt que de v/2 c’est tout simplement parce que v c’est plus simple que v/2.


#20

As-tu essayé avec l’explication d’ @elois sur son site :

https://librelois.fr/2017/02/04/argent-neutre/
(à partir de “Flux, Réservoirs et Temps de résidence)


#21

Il me semble que la TRM prend pour hypothèse d’un ev constant pour la simplicité de la démonstration, tout en arguant que de toute façon une variation même importante n’aurait pas un énorme impact.

Mais rien n’interdit l’utilisation d’un c variable dans le temps, par exemple il se peut que dans 40 ans ev augmente jusqu’à 100 ans en Europe. Mais ça complique les démonstrations.

C’est tout à fait possible de faire varier c, ainsi rien ne nous dit que sa valeur restera telle quelle dans la Ğ1 d’ici 40 ans.


#22

Oui certes ! C’est parfaitement exact ! Mais insuffisant (nécessaire n’est pas suffisant) comme l’a montré très bien @yyy puisque certaines des valeurs de “c” détruisent pourtant cette symétrie, même en étant constantes, il manque donc un élément à ton raisonnement, c’est forcé.

Dire ensuite que v/2 n’est pas un centre de symétrie c’est comme considérer un bâton et affirmer que le centre du bâton n’est pas un centre de symétrie.

La TRM pour trouver une bonne valeur de “c” considère donc la réflexion, étant donnée la forme, qui elle ne varie pas, d’une monnaie libre, elle pose la question : "pour quel c, la proportion de monnaie restante pour atteindre la moyenne sera égale au point v/2 à la proportion des entrants / restants, qui est la même ;que “sortants / restants”, puisque dans ce cadre de réflexion on a pris pour simplifier : entrants = sortants, N étant stable.

Ensuite encore une fois rien n’empêche de trouver d’autres valeurs pour “c” selon d’autres modes de raisonnement, on comparera alors les paramètres différents des mêmes formes obtenues entre différentes valeurs de “c”, mais in-fine ce sont bien les hommes qui décideront d’adopter telle ou telle monnaie libre selon selon leur analyse des tailles des formes différentes correspondantes. Si nous sommes d’avis que la valeur du c(Ğ1) répond au mieux à la convergence qui prend en compte l’espérance de vie moyenne, alors on adoptera Ğ1.

Si après analyse et pour d’autres raisons on arrive à considérer qu’une autre valeur de “c” conviendra mieux pour d’autres critères de calcul, alors on adoptera une autre monnaie libre.

On peut être extrêmement confiant sur le fait que la valeur de “c” établie en regard de l’espérance de vie moyenne, établissant une convergence en v/2 soit la meilleure valeur qui se puisse trouver, au sein d’un intervalle limité.

On peut estimer pour d’autres raisons que ce n’est pas le cas, et alors il convient de développer une autre monnaie libre en explicitant et montrant la forme obtenue, les calculs réalisés, les valeurs sur laquelle elle s’appuiera et la forme exacte de la formule du DU retenue. Il est tout à fait possible alors que des hommes préfèrent cette autre monnaie libre, la développent, la pratiquent, l’utilisent, oui, en effet, c’est possible !

Science sans expérience n’est que ruine de la pensée.