Une AMAP Numérique citoyenne pour la Ğ1 : l'idée de collectiviser nos infrastructures

Bonjour à tou(te)s, co-créateurs de la monnaie libre !

La Ğ1 est une réussite magnifique : elle nous a offert un socle démocratique inédit avec le Dividende Universel. Aujourd’hui, notre communauté regorge de talents (artisans, développeurs, créateurs, producteurs) qui enrichissent chaque jour notre réseau.

Cependant, pour que cette richesse profite pleinement à tous, nous avons une opportunité formidable à saisir : collectiviser la valeur que nous produisons.
Actuellement, beaucoup d’entre nous absorbent des coûts matériels en euros pour proposer des biens en Ğ1. Cette valeur finit parfois par sortir de notre écosystème. Et si, au lieu de voir cette énergie s’échapper, nous construisions un circuit court capable de la retenir, de la faire fructifier et de rémunérer justement ceux qui nourrissent notre économie locale ?

La proposition du G1FabLab : L’AMAP Numérique Citoyenne
Le DU est notre jeton de co-décision souverain, notre part de la coopérative humaine. Pour bâtir dans le monde physique (payer des serveurs, de l’électricité, de la fibre), nous proposons d’y adosser un outil de comptabilité collaborative.

Comme une AMAP agricole qui relie producteurs et mangeurs autour d’un bien commun, nous mutualisons nos propres infrastructures (Serveurs Duniter, Cloud privé, Nœuds IA locaux) :

  • :man_farmer: Les Armateurs & Capitaines : Ceux qui hébergent et entretiennent les machines sont équitablement défrayés de leurs coûts réels.

  • :basket: Les Parrains & Résidents : Ceux qui soutiennent le matériel reçoivent en retour un « panier » de services numériques (Cloud, IA, espaces d’échanges) via un droit d’usage.

Pour organiser cette abondance en toute clarté, nous utilisons un « ticket de caisse » interne : le ẐEN (1 € <=> 1 Ẑ = 0.1 Ğ1). C’est un simple outil comptable sur la blockchain Ğ1 pour que la valeur physique reste entre nos mains.

Transparence et Communs (Open Collective)
Ici, pas d’actionnaires, pas de spéculation. Tout passe publiquement par la fondation Open Collective Europe . Les fonds collectés servent uniquement à bâtir nos communs : financer le matériel, la R&D, l’achat de forêts-jardins, et défrayer les opérateurs.

Nous lançons une campagne joyeuse de parrainage pour déployer nos premières stations (Cloud et Nœuds IA).

:backhand_index_pointing_right: Que vous inspire cette idée d’AMAP numérique ? Êtes-vous prêts à parrainer une station pour collectiviser nos outils numériques et faire grandir notre autonomie ?

Peut-être devrais-tu déplacer ce sujet vers la rubrique « Projets-idées » ( tu y gagneras en audiences).
La catégorie « Axiom-Team » n’est pas l’espace idéal pour ce genre de publicité.
Pour rappel, une mini charte de notre espace associatif a été écrite voir « au sujet de la catégorie Axiom-Team ».
( et merci d’éviter l’impératif dans les titres…)

Une AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.
Tu parles probablement d’une coopérative de services informatiques? pour rester dans les statuts juridiques existants en droit Français.
Sinon on peut faire une DAO ou une organization EASY
https://ecency.com/ai/@chrisaiki/easy-dao-a-new-paradigm

Ça existe déjà les amap du numérique.

Ça s’appelle chatons.org

entraide.chatons.org

Radical servers:

Et chatons sauvages c’est un concept dont parle @Attilax Attilax

Ce sont nos amis et camarades activistes du libre.

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Salut à tous !

@Jean-Pierre.G : Merci pour le recadrage et le déplacement du sujet, c’est effectivement bien plus à sa place ici. Désolé pour le côté un peu « rentre-dedans » du titre initial. Pour rebondir sur le terme « publicité », je comprends tout à fait ta réaction face à la forme. Mais sur le fond, l’intention n’est pas du tout commerciale : il s’agit strictement de proposer un modèle de comptabilité appliquée aux communs.

@chrisaiki : Tu as tout à fait raison sur le plan sémantique et juridique. J’utilise le terme « AMAP » comme une analogie pour faire comprendre le concept de « circuit court » et de pré-financement de l’outil de production par ceux qui l’utilisent. Dans les faits, c’est effectivement une coopérative de services informatiques, gérée de manière transparente via la fondation Open Collective Europe (qui agit comme une interface légale qui se rapproche de la philosophie DAO).

@hypericum : Totalement en phase avec toi ! Le collectif CHATONS, Framasoft ou Riseup sont nos modèles et nos alliés du Libre. Le projet Astroport/G1FabLab ne cherche pas à les remplacer, mais propose une couche d’interconnexion et un modèle de financement spécifiques à l’écosystème Ğ1. D’ailleurs, Astroport permet concrètement de relier des serveurs (comme ceux des CHATONS) dans une toile de confiance SSH, au sein d’un essaim de stockage IPFS privé, avec une couche de signalisation NOSTR.


Comment ça marche concrètement ?

Le problème que nous essayons de résoudre est le suivant : comment financer nos infrastructures physiques (serveurs, électricité) sans dénaturer le Dividende Universel ?

C’est là qu’intervient le ẐEN. C’est un simple outil de compte. Il sert à mesurer et comptabiliser ce que chacun apporte concrètement comme valeur au collectif (matériel, euros, code sous licence Libre/AGPL, temps humain).

Voici le schéma des flux pour comprendre comment la valeur est captée dans l’économie classique pour venir enrichir l’écosystème Ğ1 :

ZenFlux

L’explication en 5 étapes :

  1. L’entrée de la valeur : Des membres (Parrains/Usagers) apportent des euros via Open Collective (une fondation transparente, sans actionnaires). En parallèle, des Armateurs apportent du matériel physique, et des Capitaines apportent du temps.
  2. La transformation comptable : Les euros ne créent pas de profit. Ils déclenchent la création d’une unité comptable interne stricte (le ẐEN). 1€ reçu = 1Ẑ comptabilisé sur la blockchain Ğ1.
  3. La règle de répartition (3x1/3) : Cette valeur est mathématiquement divisée. Un tiers retourne à l’usager en droits d’accès (MULTIPASS), un tiers finance la création de code Libre (AGPL), et un tiers finance le matériel physique (les serveurs).
  4. La création des Communs : Cette comptabilité permet de déployer des infrastructures réelles (Serveurs Duniter, Nextcloud, IA locale) au service exclusif de la communauté.
  5. Le retour à l’équilibre : Open Collective utilise les fonds en euros pour défrayer (sur facture légale) l’Armateur qui héberge la machine et le Capitaine qui assure la maintenance et l’évolution du code.

Résultat : Nous extrayons de la valeur de l’économie euro classique pour venir financer, sanctuariser et pérenniser toute la chaîne de valeur matérielle qui s’agrège autour de la Ğ1. Et ce, de manière 100% transparente, en circuit fermé, et sans modifier la masse monétaire du Dividende Universel !

:hammer_and_wrench: Du concept à la pratique : les chantiers en cours

Pour vous prouver que ce n’est pas qu’un beau schéma théorique, voici ce qui se passe sous le capot en ce moment même. C’est un gros boulot, mais les briques logicielles s’assemblent pour rendre cette « AMAP » transparente et facile d’accès pour tous :

  1. Automatisation de la caisse (OpenCollective ↔ Duniter v2) :
    Je termine actuellement le portage du code au format Duniter v2, et surtout le connecteur oc2uplanet.sh. Jusqu’à présent, l’émission des ẐEN correspondant à une contribution OpenCollective était manuelle (ce qui rendait la tâche du Capitaine sujette à d’éventuelles « mauvaises manips »). Ce script va automatiser l’émission stricte des ẐEN dès l’apport en euros.
    :link: Le code :OC2UPlanet/oc2uplanet.sh

  2. L’interface sociale (Fork de Coracle) :
    Pour que l’essaim Astroport soit utilisable par le grand public, j’ai forké le client NOSTR Coracle. Il est désormais multilingue et j’y ai intégré le partage N² (Blog + Audio + Video). Il me reste principalement à nettoyer l’interface des éléments relatifs à « bitcoin » (Lightning, etc.) pour le dédier à 100% à notre écosystème de confiance.
    :link: Le code :Coracle branch ‹ zen ›

  3. Le portefeuille de l’AMAP (Ginkgo :right_arrow: Ẑinkgo) :
    Pour que l’expérience utilisateur reste familière aux membres de la Ğ1, j’ai commencé à « hacker » le portefeuille Ginkgo en Ẑinkgo. L’objectif est de pouvoir s’échanger facilement des ẐEN (les crédits d’usage) entre nos comptes MULTIPASS, directement depuis le smartphone.
    :link: Le code : Ginkgo branch ‹ zen ›

Bref, l’idée est de relier le monde des CHATONS, la résilience d’IPFS/NOSTR, et la Toile de Confiance Ğ1 dans un seul et même circuit économique viable.

Tous les coups de main (code, tests, retours critiques) sont évidemment les bienvenus pour bâtir ça ensemble ! Qui est curieux d’essayer ?

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Je veux bien tester Coracle modifié et Zinkgo.

Comme ça je vire Amethyst! font chier c’est clair avec leur bitcoin.

Et pourquoi pas appeler ça autrement que Ginkgo ou Zinkgo, tout en restant dans les plantes préhistoriques :

  • Calamites
  • Archeopteris (ça me fait bien marrer celui-là)
  • Chara
  • Cycas revoluta (clin d’œil con et marrant ok)
  • Magnolia
  • Cladonia
  • Nelumbo, Lotus, etc… plante préhistorique et Zen! ( Nelumbo nucifera — Wikipédia )
  • Azolla

Et ce n’etait pas le sens de mon propos:

Publicité
forme de communication, dont le but est de fixer l’attention d’une cible afin de l’inciter à adopter un comportement.

Une proposition de tarif pour PlanetClaw, un hébergement citoyen de OpenClaw + paperclip + Ollama en pièce jointe
après étude de la concurrence.
Proposition_de_Tarification_PlanetClaw.odt (29,1 Ko)

Sauf que la question économique est AMHA très mal traitée par les CHATONS, en particulier son initiateur Framasoft.
Pour pouvoir faire défiscaliser à 66% les dons reçus, Framasoft refuse tout soutien en monnaie libre June :angry: