[Sondage] Réunion de constitution d'une équipe de travail pour le développement de la monnaie libre chez les commerçants

Lors de l’apéro monnaie libre du 28 janvier dernier à Nantes, nous avons discuté avec le tenant du bar Le Baroudeur, pour voir s’il pourrait accepter la monnaie libre.

Il s’est montré très intéressé, mais la question de savoir s’il peut payer des fournisseurs avec est vite venue.

Afin de développer l’économie de la G1 chez les commerçants, je pense qu’il est nécessaire de monter une équipe dédiée à cette tâche. Si cela vous intéresse indiquez vos disponibilités pour une première réunion qui consistera à:

  • Création de l’équipe
  • Brainstorming sur les méthodes de communication auprès des commerçants, et secteurs à cibler en premier
  • Répartition des actions suite au brainstorming.
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ping @Olivier_Fontes

Vive la dynamique locale !!!

Une première petite participation avec une impression…ouh ! On dirait que ça sent un peu l’organisation efficace façon entreprise classique (on veut sortir du champ de l’euro, mais on reproduit le modèle).

Il est pertinent de faire le curieux du côté des organisations citoyennes et alternatives ou des « entreprises libérées » qui expérimentent des outils pertinents dans une approche plus globale, riche et sensible, intégrant les perceptions, émotions, intuitions et conjuguant la question du sens pour sortir du rationnel, cartésien pur.

  • outils de Art Of Hosting : processus participatifs innovants dans le leadership collaboratif « processus qui donnent de la joie, et c’est ça qui nous nourrit pour passer à l’action et avoir le courage de changer les choses » https://www.youtube.com/watch?v=gS7UkKPqCYA

  • Rêve du Dragon, autre exemple d’outil de gestion de projet innovant créatif pour stimuler une intelligence de groupe pleine d’émulation dans la durée : https://www.youtube.com/watch?v=qvodPhEbG38

  • vidéo de Patrick Viveret sur les nécessaires transformations sociétale avec besoin de considérer « la glaciation relationelle et émotionnelle » de nos sociétés et d’introduire les questions de bonheur, amour et sens au sein des projets collectifs https://www.youtube.com/watch?v=qzWCiAv1YPM&feature=youtu.be

  • « Démultiplier les espaces où on peut coopérer, mais comment ? : prendre des décision autrement avec la sociocratie » où de manières très précises « on prend soin du groupe et des inter-relations » : https://www.youtube.com/watch?v=4WynlTnWYJg&feature=youtu.be

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Je recommande… C’est ma méthode depuis un moment :wink: Effectivement ce n’est pas communément rencontré comme pratique chez les commerçants.

Près de Toulouse, j’ai pu noter ces façons de rejoindre la June:

  • Maraicher qui manque d’UNL pour embaucher et l’aider à récolter son champs BIO. Un prêt en June lui aura permis d’embaucher et vendre ses pommes en G1 pour le rembourser.
  • Service Informatique qui propose ses services (et connexion Internet !) en G1. L’ajout du logo « Accepte la G1 » sur ses tarifs a créé le questionnement et l’adoption…
  • Magasin de musique, après plusieurs essais, la G1 y est acceptée comme « bon de réduction » qui donne accès à des promo en UNL à ceux qui en possèdent.

En ce moment, à Vaour se déroule une expérience vers un village en résilience Libre Rencontres monnaie libre à Vaour (Tarn-81) avec des G1Billets ❄ C'est Noël! Créez des portefeuilles de Monnaie Libre!

En espérant que cela donne des rêves de dragon à tous

ONE :heart:

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L’invitation à ajouter ces outils (et l’esprit qui va avec, en très grande cohérence avec l’esprit monnaie libre) concerne la gouvernance de l’équipe… Mais, qui sait… dans les « commerçants », on peut trouver un tiers-lieu, un espace de co-working, une épicerie coopérative qui utilisent ces procédés !!!

Ça pourrait être par exemple, après le premier point :

  • Brainstorming sur « le rêve », la vision de chacun en projetant cette action dans un futur réjouissant

Ou bien

  • Se référer à une expérimentation réussie (ex : l’enthousiasme contagieux de deux femmes sur le développement des Incroyables Comestibles à Todmorden) et en retenir les principes utiles à cette action

Sujet passionnant, merci @bpresles et sur lequel, suite à quelques discussions au cours des apéros, se dégage une approche à long terme pour nous :

  • d’abord, créer un groupe suffisant d’individus concernées et liées autour de la June. On se fixe un objectif de quelques centaines de personnes, dans 2 ans, sur l’exemple de la Mayenne où on trouve déjà plus de 400 membres après 2 ans d’existence.

  • dans ce groupe, il y a déjà et il y aura d’autres commerçantes, artisans, productrices et toutes sortes de professionnels. Pour l’instant, nous ne leur demandons rien d’autre que de rejoindre la monnaie libre, en tant qu’individu, de s’intégrer à cette communauté et de participer aux échanges.

  • lorsqu’ils/elles seront suffisamment nombreuses, elles décideront ensemble quoi faire et comment. C’est là que tes méthodes interviendront, @Anne_Marquer, en lien avec éducation biocentrique, communication non violente, sociocratie…

Disons juste que, pour l’instant, notre discours est : « rejoignez nous en tant que personne». Dans les 2 ans qui viennent, on contactera par contre chaque association du coin (+ de 300, rien que sur Clisson ! ) pour voir avec elles comment elles peuvent utiliser la June, encourager leurs membres à nous rejoindre, peut être profiter de dons/cotisations en junes, rémunérer des bénévoles (autre sujet passionnant :wink:), etc.

Et, au delà, bien sûr, on rêve de voir un jour, à la fin du marché, les invendus proposés en G1, des commerçants idem, des producteurs, etc

Mais on n’est pas pressées.

Dernière remarque, @Anne_Marquer, merci pour ces liens que je n’ai pas encore tous consultés (je vais le faire). J’aurais juste préféré, si tu le peux, des liens vers des sites (revedudragon.org, par ex.) plutôt que vers des vidéos. Je rappelle juste que les consommations mondiales pour l’ensemble de l’Internet semblent avoir déjà rejoint sinon dépassé l’impact de l’aviation, en termes de réchauffement climatique (source : le livre « le bug humain »). Avec près de 75% dû aux vidéos ! J’essaye juste de faire un gros effort pour éviter YouTube et consorts, quand c’est possible.

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ouiiiii ça me fait penser à l’état d’esprit de Benoît (en Mayenne) : un cheminement « érgonomique » en commençant simple… par le commencement, sans extravagance ! Avoir le plaisir de la découverte sans enjeux stressants. A condition qu’il y ait bien un noyau dynamique du groupe et qu’il soit porteur d’enthousiasme… Dans la même idée d’évolution « érgonomique » : toute l’insistance conseillée aux nouveaux de commencer par des échanges pour tester, avant de se faire certifier…

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@DonQuiche Personnellement je ne pense pas que cela suffise de compter que sur les professionnels qui rejoignent en tant qu’individus.

Pourquoi ? Parce que bien souvent, comme on le voit à Nantes (Etrillum), St-Nazaire (Ronan) et même les professionnels dans la région occitanie, pourtant très active, ces professionnels sont souvent isolés, et il n’y a donc pas de vrai circuits économiques, c’est-à-dire que ces acteurs ne peuvent pas ou très peu utiliser leurs Ğ1 dans le cadre de leurs activités professionnelles (fournisseurs, …).

Si on veut des professionnels qui soient dynamiques et arrivent à réellement développer une activité autour de la Ğ1, il faut créer des circuits économiques. Exemple pour un bar: Producteurs de matières premières de la bière (hublon…) -> Brasseur -> Bar.

Bonjour, Bertrand @bpresles

Je partage complètement ton avis, sauf que c’est bien pour ça que je pense : « prenons le temps ».

  • Oui, ils sont isolés, parce que trop peu nombreux pour l’instant. Ça viendra tout seul (1 an, 2 ans ?)

  • Non, ils ne peuvent pas acheter leurs denrées, ni rémunérer leur personnel, toujours parce qu’il n’y en a pas encore suffisamment qui acceptent la june

  • Enfin, oui pour créer des circuits complets. Mais je pense que ça ne sera vraiment possible, voire facile, que quand nous serons quelques centaines par ville, donc quelques milliers en Loire-Atlantique. Parmi nous, il y aura des dizaines ou centaines de commerçants, producteurs, artisans et autres industriels.

D’abord, je pense que ce sera alors assez évident de créer des circuits « complets », ou du moins d’identifier UN chaînon manquant, ici ou là, et de le combler, alors qu’aujourd’hui, c’est TOUTE la chaîne qu’il faut prospecter, travailler au corps, convaincre… (et d’accord avec @Anne_Marquer : je n’aime pas trop cette approche.)

Surtout, je pense que ce seront les professionnels, entre eux et avec leurs potentiels clients, qui seront les meilleurs pour trouver des solutions pratiques. Aujourd’hui, on se heurte à d’innombrables objections. Chez les particuliers, cela va de « C’est informatique. J’aime pas l’informatique et ça pollue » à « C’est pas une monnaie locale », en passant par « on peut créer des comptes anonymes, c’est pour les truands, comme comme le Bitcoin », etc.

En ce qui concerne les particuliers, je laisse monter ces contradictions, et c’est l’effet de contact, le fait que notre communauté augmente de mois en mois, que les gens commencent à discuter, qui fait sauter ces verrous et les amène à nous rejoindre pour en parler. Donc, tout ira bien à moyen terme.

Pour les pros, c’est bien pire : « trouver des fournisseurs », « compta en double », « comment calculer la TVA ? », « et les impôts », etc. Pareil : attendons, et ça va se résoudre. Dans l’immédiat, je constate que les commerçants auxquels je dis : « c’est beaucoup trop tôt pour vous en tant que commerçant/professionnel, mais venez en tant que personne » sont rassurés, me demandent des affiches et flyers à distribuer, et en parlent autour d’eux. J’ai failli dire, c’est « gagnant/gagnant », sauf que je trouve cette expression complètement tarte :o)

Après coup, je me rends compte que mon discours tend à laisser tomber les pionniers comme l’Etrilium. C’est pas bon, ça. Ils ont besoin qu’on les soutienne et qu’on les aide à trouver des fournisseurs. On peut sûrement concilier les deux ?

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Les fournisseurs en Ğ1 sont encore rares. Qu’à cela ne tienne, qu’est-ce qui m’empêche, moi, d’acheter des matières premières en €, de vendre à prix coûtant en €, et de me faire payer (à prix libre, plancher, fixe, etc…) mon travail, ma main d’œuvre, le service, en Ğ1 ? Je ne fais aucune marge, ni ne réalise aucun bénéfice en €. Faut-il alors quand même déclarer un chiffre d’affaire ? Je vends seulement une prestation de service en Ğ1. Bon, c’est ce que j’ai commencé à faire. Je me dis que comme ça, les personnes qui achètent mes produits, en les achetant à prix coutant, seront toujours ravies de dépenser moins d’€, tout en contribuant à faire tourner la Ğ1 pour le service reçu. En amorçant ainsi la pompe, certes encore un peu avec des €, alors petit à petit, je gage qu’on pourra de plus en plus trouver des matières premières en Ğ1, et commencer à vendre certaines choses 100% en Ğ1. Qu’en pensez-vous ? Est-ce qu’ainsi je fais qqch d’illégal ou de répréhensible ? Concurrence déloyale ? Travail dissimulé ? Ou quoi d’autre encore que je n’ai pas à l’esprit ? Merci pour vos retours constructifs et bienveillants.

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Je commence moi même à faire ça dans ma petite entreprise d’informatique. J’achète du matériel en euro à mon grossiste et je revends ce matériel en june.

Je suis convaincu à titre personnel de l’intérêt de la june et du coup je saute le pas. Mais il me vient pas mal de doute sur la bonne façon de faire.

Du point de vue de l’administration fiscale, si je déclare le matériel de j’achète en euro dans ma compta, je déclare aussi le montant de TVA que j’ai payé lors de cet achat à mon grossiste.

Par contre quand je vends ce même matériel en june à un client, je ne facture pas de TVA dessus. Et même si je le faisais, ça serait un montant en june que l’administration fiscale ne pourra pas percevoir.

Normalement, à chaque période (mois, trimestre, année) on calcule la différence entre la « TVA que j’ai reçue de mes clients » moins « la TVA que j’ai payé à mes fournisseurs » et je dois renvoyer à l’administration fiscale la différence des deux qui normalement doit être positive car on ne peut pas vendre à perte un produit.

Dans mon cas, cette différences sera négative… donc ça risque fort de poser un soucis à l’administration fiscale…

Peut être qu’il faut dans ce cas ne pas déclarer en compta ce que j’ai acheté au grossiste. Je paye donc la TVA au grossiste qui la reversera à l’administration fiscale. Pourquoi pas. C’est faisable si on ne vend qu’en june. Mais si je vends aussi bien en euro et en june, au moment où j’achète mon matériel, je ne sais dans quelle monnaie je vais le vendre… pas facile, facile tout ça…

Bon ça n’empêche qu’à mon avis il faut quand même le faire :wink:

Légalement en France la Ğ1 n’est pas une monnaie, mais un actif numérique. Tout échange de bien ou service contre de la Ğ1 est donc légalement du troc.

Se référer aux lois concernant le troc pour tout paiement en Ğ1

C’est pas du détournement de bien social ça?

Il faut peut-être faire une convention de don. Don de matériel à l’asso… Don de June à l’entreprise…

Je ne suis pas sûr de mon coup, hein.

Vous avez raison @Maaltir et @scanlegentil.

J’en ai parlé avec mon comptable et effectivement il me conseille de le gérer comme du troc et du coup faire apparaître une écriture comptable à chaque achat/vente en june.

Voici ce qu’il me propose de faire :

  • Le compte june est la propriété du (ou des) gérant(s) mais pas de la société.
  • Si je reçoit un paiement en june, il sera crédité sur le compte de l’exploitant (ou des associés) en comptabilité (compte 455 ou 108 en fonction de l’entreprise) d’un montant équivalent en euros.
  • Si j’achète du matériel en june, je le fais avec mon compte june perso et je fais don du matériel à ma société (le compte de l’exploitant est débité du montant équivalent en euros)

Et voilà. La June remet l’humain au cœur de l’économie et réciproquement.

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Pas du tout. Les entrées d’actifs numériques sont à inscrire dans le formulaire comptable consacré .

Tu veux dire que c’est un formulaire qu’on envoi en même temps que la liasse fiscale c’est ça ? Du coup ça n’apparaîtrait pas dans les comptes comptables directement ?

Chercher à faire des conférences réservées aux commerçants n’est pas pertinent puisque tout individus est potentiellement un agent marchand.

1/Trouver des fournisseurs n’est pas spécifique aux professionnels du commerce . Tout agent economique (quelque soit son statu du moment) a besoin de fournisseurs sans quoi il n’échangera pas.

2/ la comptabilité double est interdite. Les entrées de june sont à comptabiliser parmi les actifs numériques dits produits dérivés de type jeton ico, acquisition de dividendes de stocks options et cybermonnaies .

3/la tva et autres impôts s’applique logiquement sur l’utilisation de monnaies d’état (les unl européennes).

Autrement dit , si vous achetez des biens en unl et que vous les vendiez (transformés ou pas) contre des actifs numériques alors assurez vous d’en échanger contre suffisament d’unl Afin de ne pas vous mettre en bankeroute d’unl. C’est élémentaire.

Nb: si votre activité économique est à comptabiliser alors il est logique d’éviter les prix mixtes (prix batards) qui n’ont aucun sens du point de vu comptabilité. (Quand on mesure une distance on utilise une seule unité de mesure et pas les mètres et les inchs)

Ok je pense que tu me parles de ce qui est décrit dans cet article : https://www.compta-online.com/blockchain-token-cryptomonnaies-reponse-de-anc-sur-leur-comptabilisation-ao3651

Je ne comprends pas bien tout ce que cest comptes décrivent mais je vais en parler avec mon comptable qui comprendra sûrement mieux que moi.

Merci @Mateo

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