SME : Système Monétaire Equilibré

Oui, la G1 est une solution. Mais pas au même problème !!
Ça ne sert à rien d’opposer SME et G1…

La G1 veut une égalité basées spatio-temporelle sur le renouvellement de la masse monétaire. La monnaie des anciens ne doit pas impacter les nouveaux.

Le SME c’est avant tout une théorie de comparaison de référentiel.
Mais en pratique, j’avais tenté de faire quelque chose, notamment le kong… et là le but est d’avoir un référentiel de valeur basée sur ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant et appliquer un taux de retour à l’équilibre.

Pour moi c’est pas les même buts ! Donc on peut pas dire que l’un est meilleur que l’autre.

Faut pas blamer le SME, mais plutôt mes compétence mathématiques limitées qui font que je là en vision conf j’ai pas pu te faire un changement de référentiel d’une exponentielle décroissante…
Ça doit être possible…
Après c’est ce que font tous les actuaires. Actuaire — Wikipédia
Ils évaluent des crédits, avec des taux différents et ce qu’ils peuvent racheter comme dette pour la mélange avec une autre et la revendre…

Néanmoins, je pense que notre expérience de blocage était très intéressante et m’a démontré qu’il faut cadrer le référentiel pour bien s’entendre.

La G1 cadre le référentiel. On t’as pas demandé quel référentiel tu veux utiliser… Moi je voulais te laisser cette liberté avec le kong.

Le SME et une théorie de comparaison de référentiel. Donc dur à savoir si c’est avant ou après… c’est juste qu’il y a des paramètres à rendre en compte. Alors est-ce que c’est à partir de ces paramètres qu’une implémentation concrète en découle… ou c’est à partir de l’implémentation concrète qu’on observe qu’on crée la théorie ?? … Ça dépend de ton approche… moi je me nourri des deux par itération.

Le SME en tant que théorie a une très bon fiabilité de confrontation avec le réel.

C’est la création d’un système plus ouvert que ne l’est la G1, en laissant + de choix aux utilisateurs qui est difficile.

Laborde a créé la monnaie libre en s’inspirant des libertés du logiciel libre de Stallmann, qu’il a appliqué à la monnaie. C’est juste une transposition: logiciel libre => monnaie libre.

Mais l’implémentation de la G1 a déjà violé des principes. Donc est-ce une monnaie libre ?
Le calcul du DU est une exponentielle…

Donc par définition la fonction exponentielle démarre à 1… et pas à 0 … hors la masse monétaire démarre à 0 dans l’idée du référentiel de type « jeton » proposé par Laborde…

Donc en théorie tout est possible… Mais la confrontation avec le réel a montré que la théorie était fausse…
Laborde a donc créé une approximation du 2ème degré de l’exponentielle du DU pour réussir à démarrer…
https://www.creationmonetaire.info/2016/09/dug-et-dividende-universel-dordre-n.html

Donc là aussi le réel a tout chamboulé…

Puis je me questionne sur la liberté 0 énoncée par Laborde, celle de pouvoir choisir son système monétaire. Donc oui, je peux adhérer ou non à la G1… mais je ne peux pas choisir mon propre référentiel…
Donc cette liberté est en partie baffouée… donc la G1 n’est pas une vraie monnaie libre pour moi.

… et bien ce que j’écris ci-dessus, autant dans les posts précédents que juste les paragraphes précédents répond à ta question.

Non… c’est pas une sous partie… mais une théorie bien plus globale. La G1 n’est qu’un cas particulier qu’on peut montrer dans les systèmes économiques. On peut sortir tous les paramètres et voir les comparer à d’autres systèmes.

On a déjà largement parlé de la différence d’avoir une moyenne posées à 0 et une moyenne flottante comme dans la G1…

L’intention de base est différentes.
La monnaie libre a pour but une égalité en tout temps.
Le Kong a pour but que chacun a de quoi vivre ici et maintenant.

On le voit bien ça, le DU de la G1 ne représente pas le même pouvoir d’achat partout…
Par contre avec le kong, l’unité de comparaison c’est le pouvoir d’achat…

Donc voilà… on peut pas opposer des choses différentes.
Perso, je suis membre de la G1, je regarde les avantages et les inconvénients.

J’étudie aussi le SME qui explicite bien des paramètres.
Et je tente d’imaginer ce qu’on peut faire d’où mon expérience du kong.

Je vois bien que le cadre trop libre fait que c’est inutilisable. Je me rend compte que pragmatiquement il faut jouer avec un Taux de Retour à l’équilibre identique pour toute la communauté.

Comme relevé ci-dessus. C’est aussi une faille que j’avais pas vue au début. C’est grâce à ce forum et à l’appui de gens comme vous tous que je progresse dans ma compréhension.

Comment mentionné plus haut, on avait échangé ici plein de graphes…

Donc c’est parfait. On progresse.

Le jeu de la monnaie m’a aussi beaucoup fait évoluer. Je ne pense pas qu’une monnaie alternative puisse vraiment fonctionner. Peut importe si c’est un code ou un autre.

La monnaie qui domine c’est celle qui nous est imposée… mettez des impôts à payer en G1… et il y aura du monde…

Ça c’est une composante qui m’a fait lâcher gentiment tout concept de monnaie alternative.
Le jeu de la monnaie nous montre que les humains aiment pratiquer le don. Mais seulement dans une communauté de confiance.

Comment créer la confiance ?

Je participe aussi à une épicerie participative, chaque personne a des droits et des devoirs. Tu as les avantages, mais il faut bosser 3h par mois.

On a aussi une limite. C’est ainsi que l’on sait que personne n’abuse de la communauté. C’est important.

Mon expérience de https://fr.warmshowers.org/ me montre que c’est possible de vivre dans l’économie du don à large échelle.

Je vois aussi dans le Jeu de la monnaie, des gens qui ont un rapport à la confiance en la vie qui est tellement différentes. Les gens qui ont peur créent des monnaies… les autres vive dans la confiance.

C’est ainsi que je classe les systèmes économiques (littéralement règles de la maison). Entre le troc et le don… le délai de retour est très différent… le soleil donne de façon inconditionnelle… mais les trafficants de drogue se flinguent dans l’échange entre la malette de fric et la drogue… aucune confiance… que du troc.

Donc je préfère mettre mon énergie à construire à côté des systèmes de confiance, que de créer une monnaie avec le code parfait… ce qui est de toute façon un outil de gestion de la peur…

J’ai pas envie de vivre dans la peur !

Mais pour faire une large communauté il est nécessaire parfois d’utiliser des béquilles.
Le fait d’avoir la moyenne à 0 permet à tout le monde de jouer le jeu en entrant et sortant rapidement… c’est plus simple pour faire cohabiter les peureux et ceux qui ont confiance en la vie.

Allez je vous invite à avoir confiance en la vie, en l’univers… et tout est plus facile.

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Je n’ai pas fait d’opposition, mais je t’expliquais que je voyais que le SME comme une sous-partie mathématique de la Monnaie-libre (la démonstration mathématique est vraiment un début de ce que donne la monnaie-libre, et je pense que tu peux arriver à d’autres solutions que celle de la monnaie-libre).

Et la définition de la liberté de la Monnaie-libre rejoint la mise en place d’un système égalitaire dans son code monétaire, dans l’espace et dans le temps, et en aucun cas un système où le code monétaire introduit par essence une inégalité « monétaire » entre tous en tout temps.

Après, les usages que font chacun, c’est pas le problème de la monnaie, dès lors que « financièrement », ils partent sur un même pied d’égalité (socialement, psychologiquement, etc. sont des inégalités à réduire par d’autres moyens que la monnaie pour l’instant).

De cette définition de la liberté, la Monnaie-libre reste la solution la plus libre que je connaisse.

Et c’est pourquoi je reste à l’écoute d’autres paramètres qui pourraient apporter encore plus d’égalité entre tous.

La liberté dont tu parles n’est même pas présentée comme tel dans le SME puisque le SME lui-même parle de retour à l’équilibre pour que personne dans la communauté ne soit laisée ou laissée de côté (histoire de confiance, tout ça).

Il n’y est pas question de pouvoir d’achat. Et ce fameux pouvoir d’achat dont tu parles, avec ta définition où tout le monde prend le référentiel qui l’arrange, c’est la porte ouverte à une création de monnaie infinie pour chacun, sauf que le SME définit une limite définie collectivement.

Si je suis ta définition de la liberté où tout le monde fait ce qu’il veut, alors oui, seul le don peut convenir, puisqu’on ne compte pas de monnaie, même si le nombre limité de ressources vont te rappeler à l’ordre un jour, car la vie n’a que faire de la liberté dont tu parles, malheureusement pour nous tous x)

Et comme nous en avions déjà parlé, la monnaie est pour nous un intermédiaire de confiance, donc si tu arrives à t’entourer de gens de confiance, tant mieux pour toi, et puis, c’est quelque chose à laquelle nous aspirons tous intérieurement il me semble…
Mais s’il s’agît de faire société, ben là faut trouver des compromis pour le vivre-ensemble, comme cette (fichue ?) monnaie.

Dans tous les cas, je me suis bien cassé la tête sur la promesse du SME de dire qu’on pourrait tous faire comme on veut, sans choquer les autres. Et au final, la réalité a rattrapé mon esprit rêveur…

La monnaie-libre sous-entend qu’on doit choisir beaucoup de choses, et perso, j’ai pas du tout compris les 4 grandes règles de la monnaie-libre, ou du moins, je n’y ai pas vu les mêmes limites que celles pensées par son auteur, ce qui fait que je n’y crois pas, mais en attendant, c’est le système d’échange le plus intéressant à ce jour que je connaisse.

Mais au fait, t’es sûr que la confiance n’est pas une construction humaine (comme le bien, le mal, la facilité ?) pour nous aider à faire des choses ensembles, et qui en soit, n’a pas de sens pour la nature et que compter dessus, c’est déjà perdre son temps ? :crazy_face:

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En fait j’avais compris que les paramètres du SME étaient identiques pour tous les usagers d’une communauté économique locale, (le concept de « local » étant à définir bien entendu), à partir d’un TRE convenu pour tout le SME (le 1% par exemple, qui est le pendant du ‹ c › de la G1), comme dans la G1, et de la définition du seuil de pauvreté (SP, ou autre concept similaire) qui est LE seul paramètre local. Dans ce cas je crois que dans la communauté locale on a une homogénéité d’estimation de valeurs qui permet des échanges, comme avec la G1, et que de plus le simple ratio des SP d’une région à sa voisine permet la conversion de valeurs qui fait du sens, ce que je ne vois pas dans a G1 entre différents marchés qu’on a du mal de comparer. (bon, je fais semblant de savoir, mais je ne suis pas encore juniste « membre »).

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C’est là le problème à mon sens. Pourquoi ne pas convenir dans un SME des paramètres à appliquer pour tous les membres de la communauté économique locale, comme cela se fait dans la ML ? Rien ne l’interdit. On peut conserver tous les principes du SME, en en fixant les paramètres par convention. Sinon évidemment qu’il n’y a plus de référentiel commun !
Et le point clef du SME tel que je l’interprète c’est le « minimum vital », le « seuil de pauvreté », dans la région où l’on se trouve. Notons qu’une « région » « locale » peut être définie comme un pays dans lequel un certain niveau de vis est déjà installé et les prix relativement homogènes.

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En effet, le JEU est une forme de crédit mutuel. Donc c’est la même famille.

Je décris des exemples concrets sur cette page:

Je ne le répéterai jamais assez vu la confusion… le SME n’est pas un système concret, mais une théorie pour étudier des systèmes économiques.
Le kong est au SME, ce que la G1 est à la monnaie libre…

Le SME explicite les paramètres d’un référentiel de système économiques.

Exemple de référentiel:

Origine = 0
Revenu de Base inconditionnel = 1000
Taux de Retour à l’Equilibre = 10% => 10/100

Puis les limites sont définie par une relation.

Limite de consommation à crédit:
Limite = RBI * 1/TRE + RBI

avec l’exemple ci-dessus:
Limite = 1000 * 1/(10/100)) + 1000 = 11000

Il faut comprendre qu’il y a la vision en absolu, et la vision en relatif.
L’étalon de valeur est « ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant ».

Donc chacune paie en rapport à cet étalon… qui change partout…

Donc chacun peu utiliser une échelle de valeur différentes, elle peut créer des chiffres. Je peux avoir besoin de 1000 pour vivre… … et un autre 100 000 … on a donc un facteur 100 entre les revenu de base, donc les prix auront aussi un facteur 100…

On est dans un tout autre paradigme que maintenant où l’échelle est vue en absolu, ce qui permet aux pays qui ont une échelles de valeur favorable de vivre avec 3 fois rien à l’autre bout du monde…

C’est pour ça que les chinois dévaluent leur monnaie pour attirer les entreprises et devenir l’atelier du monde.

Comment relevé plus haut, par contre dans ma compréhension actuelle, il faut que tout le monde utilise le même taux de retour à l’équilibre. C’est plus juste. Sinon, de nos calculs et essais discutés plus haut, on risque en effet d’avoir des gens qui génèrent des grandes quantité de monnaies et pas les autres…
Mais quand Bernard m’en parle, il dit que c’est pas un soucis… mais j’ai pas compris… il suffirait de convertir ce référentiel dans un autre ?
Là suis un peu perdu, alors je propose qu’on fasse tous la même fonte en même temps. (c’est ce que je pratiques dans les Jeu de la monnaie.)

Ce que tu proposes c’est mathématiquement ce que propose la monnaie-libre.

C’est la raison pour laquelle Bernard s’était dit d’utiliser Duniter avec un autre référentiel (plus de montant de monnaie mais une balance autour d’un 0) pour donner l’illusion que c’est le SME, tout en restant une monnaie-libre maquillée (les mauvaises langues diront que c’est comme croire dans la monnaie locale complémentaire alors que c’est un euro maquillé).

Le « minimum vital » ou le « seuil de pauvreté » sont en constante évolution puisqu’ils correspondent à un état économique d’une communauté. Donc cela reste pour moi des décisions politiques à faire évoluer constamment avec des beaux enjeux de pouvoir et de conflits d’intérêt qui mettent bien le bazard…

La solution proposée par la monnaie-libre est constamment la recherche d’un équilibre et d’une égalité, on est très loin des jugements de valeur que sont le minimum vital ou le seuil de pauvreté.

Intéressant, j’avais jamais vu la chose sous cet angle. Merci de la précision !

L’étalon est « ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant ». Donc dans l’idéal, chacun choisi son propre étalon. Donc c’est ça la liberté maximale… mais sans rien commun, c’est très compliqué d’échanger…
Donc il s’agit de trouve un équilibre.

Le référentiel de l’échelle peut avoir des chiffres énorme où tout petits… on s’en fiche. L’important c’est de faire une règle de trois, un changement d’échelle quand tu passes d’un à l’autre… Faut payer un pain au chocolat 1/1000 de ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant.
=> ça demande de s’habituer aux prix en relatif !!

C’est un peu comme l’indice bigmac… On compte en relatif.
Et il n’y a pas de création monétaire infinie pour chacun. Justement il y a la limite. (pas certain de comprendre là où tu veux en venir.)

La limite ne tombe pas de nulle part. c’est:
Limite = RBI * 1/TRE + RBI

Donc en français… la limite est proportionnelle au RBI… (ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant)
La limite est inversement proportionnelle au Taux de retour à l’équilibre.
On ajoute un RBI quand la personne a consommé tout son potentiel à crédit. Ainsi elle a toujours de quoi vivre.

Puis mathématiquement on peut calculer la limite.

Oui c’est le maitre mot la confiance. Je ne parle plus directement de « monnaie », mais de système économique. Car a monnaie est un cas particulier apparu vers -700. Mais on trouve des systèmes économiques bien avant. En -3300 par exemple… c’est l’invention de l’écriture pour faire de la compta.

La monnaie, (donc jeton, métallique à l’origine) ce n’est que la moité de l’histoire des systèmes économiques = règles de la maison(née).

Les cités sumériennes fonctionnaient comme une entreprise actuellement. Sur la base de clan. Chacun travaille pour la communauté et reçoit un salaire. On parle de « shubati » des reçus. On en a retrouvé plein.

Je me suis amusé à reproduire des tablettes d’argile.

Les unités des mesures sont très concrète, c’est du grain ou du grain transformé, bière, pain… mais aussi des tissus, des huiles, et pour le commerce international l’or et l’argent…

Donc au quotidien, un producteur de blé est un créateur de monnaie…
La monnaie se mange !

A l’origine les reçus marquent certainement des rations concrètes de pains, de bière, de grains… mais on a la preuve maintenant que c’était de la compta. On donne un droit de tirage sur les biens et services de la communauté. On pouvait collectionner les tablettes d’argile et demander son dû dans les entrepôts (temple) au moment voulu, ou l’échange contre autre chose.

Donc on a déjà là un systèmes qui gère la confiance, et limite les abus, avec des cités de l’ordre de 50 000 personnes !

Donc il faut un outil pour gérer la confiance, mais pas forcément une monnaie comme on l’entends.

Je trouve aussi que la G1 a le mérite d’exister, et je m’étonne toujours de la vivacité de sa communauté. Pour moi c’est la principale richesse de la G1. Le code monétaire… en fait peu importe…

Tout à fait !

Homo sapiens s’est distingué des autres espèces du genre homo par l’invention du logiciel au dessus du matériel… pour prendre la métaphore informatique.
Le langage abstrait.

Il y a plein d’animaux qui coopèrent, mais pas à une échelle plus grande que le nombre de Dunbar. (=148). C’est selon l’antropologue Robin Dunbar le nombre maximal de personne avec qui nous pouvons avoir des relations de confiance, en lien avec les capacités de notre cerveau.

Mais Homos sapiens a inventé le langage abstrait. Il se raconte des histoires, des mythes, des contes… ça transmet de motivations, une morale, des croyances, des récits collectifs qui expliquent le monde et pourquoi agir et comment.
On est dans la ma « mémétique ». Mémétique — Wikipédia

Les idées évoluent et ceci beaucoup plus vite que les corps issus de l’évolution génétique.

Donc Homo Sapiens obtient là un moyen de fédérer un grand nombre de personnes autour de croyances communes, d’un système de valeurs commun, et hop… la collaboration peut s’étendre à large échelle.

Les systèmes économiques et la monnaie sont une couche de plus sur ces croyances.

J’aime bien mettre un peu de conscience là dessus.

@Martouf je n’arrive toujours pas à comprendre que vous restez « bloqués » sur le fait que dans le SME chacun peut choisir les paramètres qui l’arrangent. Chacun son TRE, ou chacun son Revenu de Base mini. Si « chacun » c’est potentiellement chaque individu, avec ce genre de convention, il ne peut pas exister de référence de valeur de la monnaie, elle devient un chiffre parfaitement arbitraire propre à chaque individu, comparable à rien d’autre, donc aucune confiance ne peut exister ni en sa valeur ni en sa pérennité, et si il n’y a ni valeur commune ni confiance il n’y a pas de monnaie. Je suis donc vraiment surpris de revoir cette affirmation dans beaucoup de commentaires ci-dessus. Cela ne correspond pas à ce que j’ai interprété dans la vidéo de B. Dugas que j’ai regardée. Quand il parle de différentes valeurs des paramètres, je le comprends comme différentes valeurs de paramètres entre des communautés économiques distinctes, et entre lesquelles on essaiera juste de définir un taux de change lorsque nécessaire. (Espérant que les échanges entre régions permettraient à moyen terme de faire converger les prix, donc les RB…).
Avec la ML, et la G1, je vois que des prix varient énormément d’un Gmarché à un autre, mais pour l’instant sans véritable moyen de compréhension de ces différences. On peut néanmoins espérer qu’à moyen terme, ces différences s’estomperont… (?)

Un autre aspect intéressant du principe du SME tel que je l’interprète est le démarrage à 0, avec des crédits et des débits, mais aussi avec le TRE qui rappelle l’avoir ou le débit de chaque membre vers 0 d’autant plus vite qu’on en est éloigné. Si je suis dans le SME je subirai cela manière proportionnelle à mon capital, positif ou négatif.

  • Cette dernière propriété fait que si je suis dans un SME je n’ai pas intérêt à capitaliser, sauf en prévision d’un gros achat. J’ai intérêt à faire circuler l’argent. Et j’ai même intérêt à investir, à financer des projets qui font du sens pour moi. De toute façon, plus mon solde sera bas, plus je vais regagner des points rapidement. Ceci peut faciliter la dynamique du marché, ainsi que les investissements collectifs j’imagine.
  • Dans la ML comme dans beaucoup de monnaies « positives », la valeur de la monnaie est liée assez directement à la masse monétaire M existante. La TRM propose de stabiliser cette valeur non pas en stabilisant la monnaie mais en en injectant de plus en plus dans le système via le DU et son évolution permanente et infinie. On a donc une dévaluation de la monnaie systématique. Pas forcément gênante direz-vous, mais quand même. Avec le SME, M=0 en permanence puisque les membres ne font que des échanges équitables. Il ne peut donc pas y avoir de variation de valeur monétaire liée à une évolution de M. Et ça me semble plutôt sympa. C’est juste la limite conventionnelle de débit qui définit la limite de l’aptitude à investissement de chacun, et se relie à la valeur de la « monnaie » en association avec le TRE qui doit être conventionnel et commun aussi dans la communauté économique.
  • Cette « monnaie » n’est pas une monnaie de paiement, qu’il faudrait acquérir ou créer ou gagner avant de pouvoir l’utiliser. C’est une monnaie d’échange. Dès que j’entre dans le système, je suis comme les autres lorsqu’ils y sont rentrés. J’ai ma réserve d’achat ou d’investissement. Pas de dévaluation de la monnaie. Pas besoin d’inventer le concept de DU qui serait la référence de valeur stable dans le temps. Je ne reçois un nouveau pouvoir d’achat que lorsque j’ai commencé à « utiliser » celui que j’avais au départ. Si je suis inactif en échange de valeurs, alors je reste tel que je suis.
  • Pas non plus besoin d’attendre des dizaines d’années pour être en « monnaie pleine » (si j’ai bien compris ce concept), la communauté économique est dès le départ en situation de « fonctionnement permanent » comme on dit en sciences physiques.

Voici donc quelques caractéristiques que je perçois dans le concept de SME.

Et merci pour les éléments culturels ci-dessus :slight_smile:

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L’espérance de vie est un chiffre qu’on peut calculer de manière observationnelle et objective sur une population.

« ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant » ne peut être que subjectif. Quelques exemples de réponses :

  • un château avec au minimum 10 domestiques, des grandes fêtes avec mes amis tous les jours - sinon, je ne vis pas ! Et si les gueux ont pas de pain, ils peuvent toujours manger de la brioche !
  • un quignon de pain le matin et de l’eau à la rivière, le reste du temps, je médite de toute façon,
  • un appart en ville de 4 chambres, 3 pour mes gamins et 1 pour les parents, c’est le minimum ! On va quand même au boulot et à l’école en vélo et en trottinette, surtout pas de voiture, ça sert à rien de rester coincés dans les bouchons pendant des heures. Et pour les vacances on part à l’étranger de toute façon. Sinon, un resto chaque semaine pour décompresser pendant que les enfants sont chez mamie (qui doit, elle-aussi, ne pas être trop loin).
  • une petite maison à la campagne, on supporte pas la ville ! Viande bio du producteur du coin une fois par jour ou au pire œufs, une voiture pour chaque parent sinon on s’en sort pas pour aller au boulot et poser les mioches à l’école. Ah, et il me faut mon petit atelier de bricolage pour réparer ce qui casse ou créer de nouveaux trucs pour la maison et le jardin.
  • une grande yourte avec pièce commune, la vie, c’est le partage ! Chez nous, tout est vegan, on n’aime pas faire souffrir les animaux. Au passage, quiconque a besoin de plusieurs chambres et d’une grande maison est juste un égoïste qu’il faut brider car il détruit la planète !

T’es qui pour décider « ce qu’il faut pour vivre » pour quiconque ? :slight_smile: Et en plus, pour baser un système monétaire sur cette notion qui n’a aucune existence, ni ici, ni maintenant, mais uniquement à chaque instant t et pour chaque être humain (je n’ai pas les mêmes « besoins » à 50 ans qu’à 10 ans). Ça m’étonne pas que le SME n’arrive pas à percer ! :smiley:

Peut-être parce que ça ne concerne que les femmes, et en plus uniquement celles qui veulent/peuvent avoir des enfants. Il vaut peut-être mieux prendre un truc qui nous concerne tous, non ? Genre… comme l’espérance de vie, quoi, en fait. Si tu trouves un autre paramètre qui nous concerne tous de manière relativement égale sur un territoire où on peut faire communauté et donc économie, ben pourquoi pas, mais l’espérance de vie est un paramètre simple, d’où son choix. Enfin, ce n’est pas moi qui ai fait le choix, donc je ne peux que supposer, que c’est ça. :slight_smile:

Plus sérieusement, tu sais que j’ai étudié pas mal la question du SME et discuté avec Bernard.

Pour commencer, les arguments « c’est de la monnaie » vs « ce n’est pas de la monnaie » n’ont aucun fondement. Les deux sont des systèmes de comptage/comptabilité très similaires, dont l’origine n’est simplement pas au même endroit, c’est tout. Qu’on les appelle monnaie ou non ne change absolument rien à l’affaire. Pour ma part, ça pourrait être des « schmurfs » dans les deux cas, ça me ferait ni chaud ni froid. :slight_smile: Rien n’empêche d’ailleurs dans les deux cas d’acheter de l’or avec ces unités de compte et de le garder bien au chaud sous le matelas. C’est exactement le même objet conceptuel : des « comptes » dans lequel il y a des « soldes », et avec lesquels ont peut transférer des unités d’un compte à l’autre - via ou non des transformations au passage si besoin, ça n’a aucune importance dans l’absolu.

Je passe rapidement sur « l’échelle individuelle » du SME qui de toute façon ne fait que complexifier le truc sans rien apporter en retour - car au final pour échanger, on a besoin d’une « échelle commune ». Si je compte en tomates et que tu comptes en vaches, ça nous apporte quoi ? Qu’on ne se comprend pas directement, que tu parles Zoulou et moi Algonquin, on est bien avancés ! Donc de mon point de vue c’est une propriété à rejeter d’emblée. Mais bref. Il paraît que ce serait « plus libre » de « pouvoir choisir son référentiel ». Ben non. Si je choisis moi-même mes propres privilèges, je rompt d’emblée le contrat social et il devient encore plus difficile de faire société. :slight_smile:

Le fait que l’origine ne soit pas placée au même endroit (la moyenne des comptes pour le SME, et un 0 absolu dans le cas de la monnaie libre) ne change absolument rien. Rien de rien. C’est juste un changement de référentiel.

En revanche, la principale différence entre SME et monnaie libre, c’est le démarrage lorsqu’on ouvre un nouveau compte dans ces deux systèmes. Dans les deux cas, on « commence à 0 », mais comme c’est dans deux référentiels différents, ça change absolument tout ! C’est un peu comme dire « bah je bouge pas ». Mais, t’es sur le quai ou dans le train ? Dans le cas de la monnaie libre, on commence à 0, et pour obtenir de la monnaie, il faut soit attendre d’en avoir créé assez, soit échanger (vendre) quelque chose. À l’inverse, dans le SME on commence direct à la moyenne. Et c’est là que les problèmes commencent. D’ailleurs, Martouf l’a relevé, commencer à la moyenne provoque de la résistance chez les gens. Est-ce que cette résistance provient réellement de « nos cerveaux endoctrinés par l’usage d’une monnaie de domination depuis des millénaires » ? Eh bien non, pas du tout ! La fonction d’un système d’échange, quel qu’il soit, c’est d’être un intermédiaire de confiance entre individus qui ne se font pas confiance. Sinon, on n’a pas du tout besoin de système d’échange ! On donne, on partage : on fait confiance, justement. Dès qu’on a besoin d’un système d’échange, c’est qu’on ne se fait pas confiance. Mais si le système est lui-même basé sur le fait « qu’on fait confiance en l’humain », ben il s’auto-détruit à l’instant même puisqu’il nie dès le départ sa raison d’être !

Lorsqu’on commence à la moyenne, on favorise d’emblée les comportements du genre : je dépense tout sur mon compte, et quand je suis trop en négatif, il me suffit d’ouvrir un autre compte pour pouvoir faire jackpot à nouveau ! L’incitation à la triche est très, très, forte. Et je rappelle qu’on utilise un système d’échange parce qu’on n’a pas confiance par défaut. Sinon on donnerait et on partagerait. En revanche, commencer à 0 n’incite pas du tout à recréer un compte. Bien sûr, on peut tenter de créer plusieurs comptes à la fois. Mais il est beaucoup plus compliqué d’avoir plusieurs comptes en même temps que d’en changer et n’en avoir qu’un seul à la fois.

Autre cas de figure : les parents d’un nouveau-né ont envie d’investir tout l’argent de son compte dans une nouvelle bagnole, parce que bébé le vaut bien ! Hum. :stuck_out_tongue: Comment ça, une voiture ce n’est pas nécessaire pour vivre ? Dans notre monde moderne, bien sûr que si ! :smiley:

Encore un autre : Toto arrive juste dans le village. Il décide d’ouvrir une boulangerie. Avec tous les sous de son compte tout neuf, il achète le bâtiment, qu’il commence à préparer. Le four à pain lui tombe dessus et il passe l’arme à gauche. Il lègue son bien à son fils, qui arrive du coup aussi sur le village, et qui se retrouve propriétaire d’un bien acheté avec un compte initialement à 0 (la moyenne) et maintenant à -200.000, et lui-aussi a un nouveau compte à la moyenne tout frais. N’y aurait-il pas là un petit problème ?

Bref, vous l’aurez compris, le fait de démarrer à la moyenne est problématique. Dans la monnaie libre, on commence à 0, sans pouvoir aller en négatif, et on converge automatiquement vers la moyenne. Ce qu’on sous-entend, en fait, c’est que notre confiance dans l’individu se bâtit avec le temps, avec ses échanges dans la monnaie au fil des années. N’est-ce pas exactement comme ça qu’on bâtit, entre êtres humains, une confiance mutuelle ?

Pour les gros financements, ça reste parfaitement possible en monnaie libre. On peut évidemment cotiser à des « caisses », faire du financement participatif, etc. Aucun problème du tout. On lève les fonds à la hauteur de ce que les autres estiment que le projet leur « parle ».

Ah mais oui, mais le problème, c’est que tu choisis le retour à l’équilibre de ton propre compte. Or, ce que j’observe plutôt en général, c’est de la confiance élevée vis-à-vis de certaines personnes que je connais, et une défiance élevée pour d’autres. Mais c’est mon jugement, pas le leur. :slight_smile: Du coup, ça ne sert à rien car ça ne se rapporte pas à quelque chose de concret pour moi : ma propre confiance en A vs ma défiance en B… au passage, il y a de très fortes chances pour que A en qui j’ai confiance ait mis son paramètre de fonte assez bas car il n’est pas cupide et il est toujours en positif car il donne à tout va, tandis que ce requin de B a sûrement mis son indice de fonte au maximum pour être toujours en négatif et remonter très vite à la moyenne. Là encore, si chacun choisit ses propres privilèges, ça ne fonctionne pas.

Au passage, les comptes d’associations ou d’entreprises devraient probablement commencer au minimum négatif dans le SME pour être cohérent et sans que la fonte ne s’y applique pas - mais de ce que j’en ai vu pour l’instant, ces comptes ne sont pas vraiment envisagés. Ce qui pose problème quand même quand on fonde une association qui a évidemment besoin elle-aussi d’échanger. C’est vraiment bancal. Dans la monnaie libre, tout le monde commence à 0, seuls les êtres humains créent de la monnaie. Simple. Efficace. Logique. Compréhensible par tous.

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c’ est marrant la convergeance initiale (demarrer à 1oD.u^an) et puis l’ esperence de vie (ev) dans un même post; il n’ y a stictement aucune tendance à l’ escroquerie lorsqu’ on est égal aux autres depuis le début #invariant .

en revenche, lors d’ une inéquité de création (esperence de moins de 4o pout certains malades), là en effet, la réalité ratrape la fiction spéculative et les tendances sont nettement de rétablir l’ équité coute que coute.

@jytou jpeux pas répondre plus bas mais en fait la question de la surpopulation est mondialisante, localement de nombreuses familles sont dans l’ abondance, celà est clair, nous ne sommes pas tous des chinois élevés en batterie pour la production industrielle et il serait dégradant de comparer l’ incomparable.

Je crois que ça sert à rien que j’écrive des tartines entières… si elles ne sont pas lue. Qui plus et avec toi avec qui on a déjà discuté beaucoup sur le sujet. (ce qui m’a beaucoup fait apprendre… merci)

Donc je remets ce que j’ai mis plus haut…

Non, c’est pas si flou de savoir « combien il faut pour vivre ici et maintenant »… non c’est pas un château…
Je ne sais pas la situation en France, mais en suisse la constitution garanti un aide sociale à toute personne.

Donc si je ne suis pas en mesure d’assurer ma survie, l’Etat m’aide… la commune, le canton, etc…

Et là on a la CSIAS, la conférence suisse des institution d’action sociale qui définissent des normes pour savoir qu’est ce qui est nécessaire pour vivre ici et maintenant et sur la base de ces normes, les cantons et communes définissent les prestations qu’elles donnent aux personnes à l’aide sociales…

Donc, on a un chiffre. Même assez précis sur « ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant ».

Justement c’est le principe 0 de la monnaie libre… => chacun est libre de choisir sa monnaie…
Je suis pas certain que je l’interprète comme Laborde et les créateurs de la G1… au vue du fait que la G1 impose des paramètres à tous…

Le SME (donc la théorie de comparaison de système économique) montre les paramètres. Mais ne décide rien.

Dans l’implémentation que je tente de faire avec le Kong, je tente de laisser les gens le plus libre possible.

Donc dans l’idéal, chacun est libre de ses propres paramètres. Grâce à notre discussion je remarque que le paramètre temporel pose un soucis et qu’il faut certainement le forcer à toute la communauté. J’ai encore un doute sur la conversion possible en un autre référentiel, mais là peut être que mon idéal va être restreint.

Mais en ce qui concerne l’échelle. Aucun souci. Chacun choisi sa propre échelle. Mais la grandeurs représentée par cette échelle est la même: ce qui est nécessaire pour vivre ici est maintenant.

Donc c’est à chacun de choisir son besoin et son échelle. Mais si l’on voit que le besoin est surestimé et hors d’une grandeur « normale », il est évident que les gens font refuser des commercer avec cette personne et elle sera exclue.

Donc me montrer la vie de château comme exemple c’est totalement absurde… j’espérais qu’on avait dépassé ce niveau de compréhension… mais on dirait que non… il faut tout reprendre à zéro l’explication !

Donc je ne suis personne pour décider pour les autres… chacun défini pour soi. C’est justement la souplesse d’un tel système. C’est que personne ne décide pour d’autre. On fait plus de politique, on agit… ça change tout !

Plus besoins d’élire des représentants qui vont se battre pour allouer un budget… c’est chacun qui a son potentiel de création monétaire a disposition et qui « vote » avec ce potentiel pour ce qu’il juge devoir être financé.

Ce principe d’autonomie financière avec auto-décision de ses besoins sort totalement de ces problèmes de toutes aide sociales pleines d’effets de seuils… (effet de trappe)… On a ici un systèmes adaptable à tout âge… à tout moment de la vie… si j’ai des enfants à charge… hop… mes besoins augmentent direct. Je le décide. Puis quand il sont autonome, hop… je change…

Il peut y avoir de l’inertie, c’est pas parfait. Mais ça résout énormément de problèmes actuels.

Dans le reste de ton discours et depuis des années qu’on converse, j’ai l’impression que tu es du côté de la peur dans mon image « peut-confiance » ci dessus.

Donc tu soulèves à juste titre tout ce qui ne va pas. Et OUI, c’est un endoctrinement du système actuel dans lequel on nous vole tout et nous fourni que de dette…

Quand je joue au jeu de la monnaie, avec les 4 systèmes économiques différents. J’observe de vrais changement de comportements. C’est tellement révélateurs.

Il n’y a qu’un seul système avec des gens qui volent, qui braquent, qui mendient, des filles qui tentent d’obtenir des bouts de papier qui ne valent que pendant 10 minutes en me draguant… des gens qui s’associent pour créer des organisation… qui tombent en faillite et font porter le chapeau à un seul… qui achètent la majorité des ressources et qui font de la spéculation… avec…

Tu changes le système avec un crédit mutuel fondant… et pouf… tout ça disparait. J’ai fait le jeu avec des centaines de personnes pendant des dizaines de cessions… c’est ce que j’observe tout le temps.

Il y a certes des biais, et c’est pas LA réalité… mais pour moi c’est suffisant pour me motiver à laisser les gens libre, à ne pas les contrôler, à aller dans la confiance…

Quand on est dans l’abondance, les peurs s’effondrent…

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Si je réponds avec du « réchauffé », c’est surtout que je réponds au sujet initial et à plein de gens qui posent des questions ici - et qui ne connaissent pas ces points de vue là. Si on avait une discussion privée, il est évident que le contenu serait probablement très différent. :slight_smile:

Sisi, j’insiste.

Non, non, non et re-non.

C’est un chiffre pondu arbitrairement par un ensemble d’individus arbitrairement choisis par-dessus le marché. :stuck_out_tongue: Totalement subjectif. En l’occurrence, ce chiffre est probablement calculé pour vivre très mal sans crever… et surtout sans lancer de révolution. Un chiffre calculé dans des buts particuliers. Tout sauf objectif.

Bien sûr, j’ai pris des exemples extrêmes dans mon message précédent, mais aussi d’autres plus courants. Venir dire « ça c’est le minimum vital » à une communauté, ce n’est pas anodin. Et si tu bâtis ton unité de mesure dessus, c’est encore moins anodin !

Alors oui, on peut :

Mais ça reste totalement subjectif. Pourquoi 14 ? Pourquoi les 9 premiers ? Pourquoi pas un seul : ne pas mourir de faim/froid ? On peut en débattre pendant des années, on ne trouvera jamais de compromis sur « ce qu’il faut pour vivre ». De l’amour et de l’eau fraîche, ça me suffit, personnellement. :stuck_out_tongue:

Si on veut se baser sur quelque chose qui peut faire consensus (et qui le fait déjà pour quelques milliers de personnes), l’espérance de vie est le seul choix (à moins que tu en trouves d’autres !) qui est le moins arbitraire possible car calculé par observation de faits bien concrets et qui nous concernent tous sans aucune discrimination (naissance et décès, difficile de faire plus « inclusif » et « objectif » !).

Au passage, aucune « aide sociale » ne peut nourrir qui que ce soit s’il y a pénurie de nourriture. On ne mange pas de la monnaie.

Pour l’échelle : je l’ai déjà dit, si tu choisis tes propres privilèges, du casses de facto le contrat social. Si pour échanger avec un inconnu, je suis obligé de décortiquer son ensemble de paramètres pour savoir si je veux bien échanger avec lui, les relations humaines, qui sont déjà bien assez compliquées comme ça, deviennent impossibles. Un système d’échange, c’est le consensus, justement. Sinon, c’est tout simplement inutilisable.

Tu devrais peut-être jouer au jeu de la monnaie en monnaie libre, peut-être d’ailleurs que tu l’as inclue dans le jeu ? Quels sont les résultats ? Ce qui gomme toute différence dans le jeu de la monnaie entre monnaie libre et crédit mutuel fondant, c’est que tu es dans un tout petit groupe où tu vois chacun des intervenants. Pas de possibilité de double-compte dans le jeu. Ça change tout. Mais en prenant en compte la vraie vie, on se rend compte des problèmes de confiance inhérents au crédit mutuel.

Et malheureusement, le monde n’est pas dans l’abondance, on est justement en train de le découvrir en ce moment, si tu t’intéresses un peu à l’actualité. :slight_smile: Une population potentiellement infinie dans un monde fini, il est impossible d’avoir abondance - en tout cas sans se poser la question à l’échelle planétaire et imposer (?) les restrictions nécessaires. Et en raison de la fluctuation naturelle du climat, des cycles solaires, et j’en passe, il y aura toujours des pénuries de ceci ou cela à certains moments, quoi qu’on fasse. Il faut arrêter avec cette utopie d’abondance. Nous avons beaucoup de ressources, mais elles sont limitées, et il nous faut les utiliser intelligemment. Si nous avions réellement abondance, personne n’utiliserait de monnaie. Nous serions tous dans le partage et le don perpétuel. La prise de conscience des ressources limitées est essentielle pour comprendre que l’outil monnaie est justement celui qui peut nous permettre de mieux gérer ces ressources. Pour peu évidemment qu’il ne soit pas entre une minorité de mains, comme il l’a toujours été avant la monnaie libre.

Et bien tant mieux… mais taaaaaaant mieux… (comprenne qui pourra)… alors ajuste ton étalon a juste de l’amour et de l’eau fraiche… t’as le droit.

Justement il n’y a pas besoin de se mettre d’accord si chacun choisi son référentiel…

C’est TA vision du monde qui veut l’égalité pour tous et une vision objective… mais on a pas besoin de ça pour faire un système économique fonctionnel.

Donc c’est bon, j’ai compris que t’aime pas la liberté et que tu veux contrôler les autres…
En tout cas c’est l’impression que j’ai en lisant de textes aussi totalitaire que ce que tu as écris ici:

J’ai pas envie de faire « consensus »… le consentement me suffit. … et justement les systèmes comme le Kong sont basés sur le choix individuel du référentiel, justement pour éviter de devoir faire un consensus. Chercher le consensus est le meilleur moyen de tout bloquer.

Et j’espère que tu te rends compte que l’espérance de vie n’est pas le seul paramètre que l’on a en commun en tant qu’un humain !!

C’est un bon paramètre pour calibrer le taux de retour à l’équilibre. Mais c’est un très mauvais paramètre pour établir une échelle de mesure qui nous servira à exprimer la valeur.

Le soucis de la G1 c’est que les deux paramètres, temporel et échelle sont confondus… chaque jour l’étalon change !! …

Le SME (en tant que théorie) permet de voir que ces paramètres sont deux choses séparées. Mais le discours de Galuel est tout autant dogmatique que le tiens… LA seul solution…

C’est juste… sauf chez les sumériens où l’unité de compte est le grain… et ses dérivés… pain, bière, etc… comme je l’ai décrit ci-dessus. :wink:

Et c’est pour cette raison que je ne me focalise plus sur la « monnaie », mais sur les « systèmes économiques ». Car sinon on a que la moitié de l’histoire.

Un système économique = règles de la maison(née) décrit tout ce qu’il faut pour vivre.

Xenophon a écrit en -362 un livre qui s’appelle « l’économique », dans lequel il décrit ses règles préférées pour biens gérer sa maison(née). On passe des règles qui décrivent comment gérer ses esclaves (séparation homme et femme pour éviter les enfants non désirés…), à comment gérer sa vigne, la taille des arbres fruitiers, la construction de bateau, comment être un leader, etc…

Le contrat social ? … lequel ?
Il y a 3 contractualistes reconnus… Hobbes, Locke et Rousseau… donc déjà ça fait des siècles que tout le monde n’est pas d’accord avec le rôle de l’état décrit dans le contrat social.

En Bref, garantir: la sécurité physique ? (armée), la propriété privée ? ou l’intérêt général (égalité de tous)…

On élit des gens… et ça donne la proportion de chaque contrat dans l’Etat…

Je décrit ceci plus longuement ici:

Bon, ça ne te va pas je le sais, mais dès le moment où l’étalon de « ce qu’il faut pour vivre ici et maintenant » a été choisi… on a statistiquement tous le même… dans une fourchette réduite.

Donc on peut établir un effort identique à fournir. Ce pain au chocolat, vaut 1/1000 de ce que j’ai besoin pour vivre… ok… alors tu me paies 1/1000 de ce que tu as besoin pour vivre.

On a une échelle absolue différente, mais une échelle relative identique.

De la même manière que l’on peut mesurer la température en °C, en Kelvin ou en Fahrenheit… On peut convertir l’échelle. C’est plus ou moins facile. Pour le °C au Kelvin c’est juste un décalage de l’origine. Pour le °C au fahrenheit, il faut en pus du décalage, revoir l’intervalle entre les unités.

Chacun peut utiliser sa propre échelle ça ne va pas changer la grandeur physique concrète qui est dessous et qui sert d’étalon. Par exemple la page de température dans laquelle l’eau est liquide. On peut utiliser cette grandeur comme étalon.
Ma proposition avec le Kong est d’exprimer les prix en relatif et pas en absolu comme on le fait de nos jours. Ainsi, avec mon analogie de température, on a par exemple un prix de 1/3. C’est un tiers de cette grandeur étalon qu’est la plage d’eau liquide… ça donnera 33°C … 33K et 91.4Fahrenheit. La grandeur est la même, mais le chiffre est différent avec des référentiels différents.

Ne pas avoir d’échelle commune ne va pas rompre le contrat social… et si chez toi l’eau bout à 2° de moins par ce que tu es en montagne et pas au bord de la mer… ne va pas fondamentalement changer mon étalon et l’effort à fournir. On reste dans une fourchette acceptable, et compréhensible à ton contexte.
Qui plus est, si les gens ont conscience de comment tu as défini ton référentiel, tout est juste est accepté… ou alors les gens vont t’exclure par ce qu’ils pensent que tu abuses la communautés.

Les systèmes économiques dans une communauté cherchent généralement à exclure ceux qui abusent des ressources de la communauté. Donc si un moyen, une limite existe. Le reste, comme l’égalité, n’est pas absolument requise. Puis il y a le facteur du taux d’oubli. Le pardon qui fait qu’on peut réintégrer des exclus. Donc là le taux de retour à l’équilibre est important.

Il y a donc plein de paramètres sociaux dans une communauté. On les pratiques tous avec nos communautés de familles, d’amis, de collègues, etc…

Mais les expliciter, les mettre en lumières et savoir qu’il y a des taux de retour à l’équilibre différents et des échelles différents pour chacun est intéressant. Avec un système comme le Kong, je ne cherche qu’à transposer par écrit et mettre en lumière ce qu’on pratique tous parfois inconsciemment.
(Donc en fait le SME existe !! mais inconsciemment)

C’est une question de conscience. Et ci-dessus je disais que je suis pour un élargissement de la conscience. Je ne milite pas pour l’utilisation de stéréotypes… les slogans, les heuristiques, les jugements à l’emporte pièce c’est facile… mettre sa confiance dans un diplome ou un certificat pour éviter de vérifier par soi même, c’est facile… mais c’est aussi la source d’énorme problèmes.

Chris chez qui on avait fait le Hackaton faircoin dans lequel tu avais fait une présentation de la G1 a créé le « Fairo » comme unité de compte pour les locations des séjours dans sa maison. Ça marche très bien. Les suisses paient en absolu beaucoup plus cher que les Argentins (cas concrets vécus)… mais en relatif, en terme d’effort on est tous à la même.
C’est exactement ce que je propose avec le Kong… sauf que j’ajoute encore le principe du taux de retour à l’équilibre.

Il définit le fairo comme 1/1000 du coût mensuel de la vie là où tu vis…
https://fairo.exchange/

Très bonne idée. J’ai pas vraiment de partie avec strictement la G1 dans le jeu de la monnaie. Bien que le crédit mutuel fondant respecte les libertés de la monnaie libre telles que définies par galuel dans son bouquin.

Je vais cogiter à une version avec un référentiel du même genre que la G1. On verra ce que ça change vraiment.

En ce qui concerne le rapport à la réalité. Dans le Jeu de la monnaie j’autorise toute forme de stratégie. Le but est bien la confrontation au réel.
J’avais été déçu avec le Géconomicus, car dans la partie monnaie dette, il n’y avait pas d’impôt. Donc la majorité des gens ne jouaient pas… on avait été accusés de ne pas jouer le jeu… mais justement pour moi le but n’était pas de montrer les bienfaits de la monnaie libre… mais de voir les comportements de gens avec un cadre donné… et là le cadre a une lacune…

Pour ce qui est de petits groupes… je t’assure que lorsqu’on joue avec 50 personnes, tu ne voit rien du tout, tu ne vérifie en rien si il y a triche ou pas… mais tu peux mesurer en fin de partie que l’ambiance et la « richesse » des gens et leur comportements sont très très différent entre une monnaie dette et un crédit mutuel fondant.

La triche ça n’existe pas. Ce n’est qu’un équilibre de Nash d’un système.

Il n’y pas vraiment de problème de confiance. Les gens se font naturellement plus confiance entre eux que dans la monnaie dette ou une des meilleures stratégies de survie est le vol… (aussi un équilibre de Nash… tout comme la mendicité… l’accaparement de ressources… la prostitution… )

Alors dans le jeu de la monnaie, on a le même nombre de cartes qui représentent des ressources. Pour les 4 jeux.
Dans le jeu de la monnaie dette créée par le crédit bancaire. On a toujours une pénurie de ressources. Régulièrement, il y a une minorité de gens qui achètent (avec le crédit) la majorité des ressources… Il y a des gens qui attendent pour avoir des ressources…

Alors que dans le jeu du don, il y a souvent un tas de ressources en attente… et dans le jeu du crédit mutuel fondant, il y a aussi largement assez de ressources pour tous.

La seule différence c’est le système économique utilisé. Si on crée de la monnaie à partir de dette exponentielle, on va devoir aussi consommer des ressources de façon exponentielle pour suivre la création de monnaie.

La suppression des intérêts dans le système de crédit mutuel fait une nette différence.
Les gens comblent leur besoins mais pas le besoin de rembourser.

Donc en effet, il n’y a pas une infinité de ressources. Mais le système économique utilisé pour les gérer est d’une importance capitale.

La nature est fondamentalement abondante. Un arbre produit énormément.

Il me semble que c’est Gandhi qui disait que la terre dispose de suffisamment de ressources pour nourrir tous les être humains, mais pas assez de ressources pour assouvir les désirs, ne serait-ce que de quelque uns…

A méditer

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