La théorie relative de la Ğalette douarneniste

@FanchDz je viens de te faire un virement de 1 DUpi (Dividende Unique Pi) soit 3,14. J’attend la suite ahahahaha

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En effet @FanchDz , les ğtoulousains n’ont jamais encore fait l’effort de gestion collective et transparente des ğ1 récoltées (lors du festiğ1 local et autres événements) sur le compte portefeuille MLO.
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Nous envisageons du coup une réunion mumble pour cela ce vendredi.

Nb: @aguy, la monnaie libre ne fond pas globalement et la production de nouvelles unités qui écrasent les anciennes est suffisement douce pour ne pas créer d’angoisse. Relax.
L’utilisation des unités perçues est surtout utile pour les valoriser.

Bon, je vois que je suis pas la seule à me faire des petits vélos dans la tête,

heureusement qu’il y a des gens qui ont des solutions « simples »(inso, ça c’est simple…et « juste »).

Pour la festijune de Mayenne, on n’a rien fait pour l’instant. On réfléchit (lentement) à « comment on rémunère les bénévoles… »

réflexion d’un membre…à méditer : avant la june, les bénévoles n’étaient pas rémunérés !?

Sinon, je rédige les compte-rendus des 2 ateliers auxquels j’ai participé, et j’ai envoyé à Laurence tout ce qui a trait au jeu.

Remarque: vu les erreurs constatées sur les papiers des banquiers, de retour dans ma belle Normandie, ce n’est pas du luxe de réviser la veille.

bises à tous
Mireille

Oui @FanchDz C’est une réflexion pas simple, pour le festiJune de Mayenne, Nous avons pas encore clôturé les comptes et nous avons une réunions le 8 juin ou on devrai travailler dessus…

pour festiJune si j’ai bien tout compris (et cela n’est pas simple pour moi! :wink: ) une partie des bénévoles attendent d’être rétribué pour l’aide apportée (sans que cela ne soit dit en réunion auparavant .)

mais pour moi être bénévole c’est donné de son temps pour une cause qui nous tient à cœur !!! Comment être juste pour chacun !! Comment définir l’investissement de chacun !! et savoir ce que cela lui à coûté humainement.

( le temps passé n’est pas le même si on est célibataire au chômage, ou en couple mais à son compte, ou bien mère de famille nombreuse, ou père de famille travaillant dur pour ramener un salaire à la maison et bien d’autre encore…)
J’ai du mal à définir les contours…

A mon avis, je ferais un peu comme inso

  • une partie pour les RML 12,

  • une partie pour les développeurs,

  • une partie pour le fonctionnement de diverse festival et autres.

Moi j’aimerais bien qu’à Mayenne on est de l’avance pour lancé un marché grande échelle lors de la fête de la terre à Fontaine Daniel( 15 édition) , ou on tiendra une caisse en ML et une grande partie des producteurs vendrons en ML…

Voili Voilou ma pensée du soir…

Bises

Je trouve que le référentiel temps est une bonne mesure pour la répartition, vu qu’elle est en moyenne commune. Même capital « espéré » de départ pour chacun.
Reprendre la valeur d’échange des SEL et accorderie, la valorisation ne tient pas compte des autres facteurs: spécialisation, diplômes…

En + on rejoint le référentiel de la G1, l’espérance de vie moyenne « ev » :wink:

Sinon, une chose qu’avait exprimé @FanchDz et le collectif pennarG1, était de réserver une partie de la recette pour un fond local d’investissement pour « localiser » la monnaie dans le territoire.

Je fais du hors sujet désolé:

Gaëlle,
est-ce que tu connais la date de cette fête de la terre à Fontaine Daniel stp?

Il ne s’agit justement pas du référentiel temps d’activité (qui n’est pas commun et qui caractérise le problème des SELs et leur déclin chronique ) mais du référentiel temps de vie moyen.

Ce que je voulais préciser, c’est la distinction entre flux de Ğ1 et flux de Ğvaleur.

Soient trois personnes A, B et C échangeant de façon circulaire 10 Ğ1 (unités monétaires) : A donne à B, puis B donne à C, puis C donne à A.

Cela constate successivement la production d’une Ğvaleur de 10 Ğ1 (mesure de la valeur) par B, puis C, puis A.

Au bout de 5 cycles par exemple, chaque personne aura produit et réalisé une Ğvaleur de 50 Ğ1, et la valeur de la Ğéconomie locale A+B+C sera de 150 Ğ1. Le tout avec une circulation monétaire de seulement 10 Ğ1.

Si quelqu’un sait faire un joli schéma de ça vite fait ça peut être bien pour visualiser.

Je ne souhaite donc pas « forcer la circulation » monétaire locale juste pour le fun, mais trouver une astuce pour que la Ğalette permette au plus grand nombre possible de personnes dans le coin de Ğvaloriser leurs activités, développant ainsi la Ğéconomie locale :slightly_smiling_face:

Et je me dis que la Ğalette peut en particulier amorcer des échanges avec plein de personnes qui n’ont encore aucun compte Ğ1, qui vont à cette occasion créer un compte courant - ce qui prend 10 minutes, est libre, anonyme et gratuit - pour commencer les échanges réels, en attendant de comprendre la licence et de faire certifier si elles le souhaitent un compte membre co-créateur de Ğ1…

Par exemple, il ya dans ce cas le maraîcher du Juch, qui pensait au départ nous vendre les salades en €u®os et nous donner des oignons nouveaux, qui finalement veut bien être payé pour tout ça en Ğ1 seulement.

Il y a aussi quelques personnes qui on taffé en cuisine et ne sont encore pas du tout dans la Ğ1, et n’ont eu comme contrepartie que des tickets Ğ1, entièrement dépensés sur place pendant les RML#11.

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À propos d’utiliser le temps @Aguy m’a suggéré un truc que je regrette de pas avoir mis en place pour le taf de cuisine aux RML#11 :

  • on utilise un tableau public où chaque personne inscrit au fur et à mesure les heures pendant lesquelles elle considère avoir travaillé - et pas bénévolé

  • la contrepartie de chaque personne se calcule alors simplement en répartissant le montant alloué à l’activité au prorata des heures notées

  • reste à décider collectivement le montant alloué à l’activité en fonction de la compta générale.

Je trouve ça cool, ça mélange équité et liberté de décider ce qu’on demande, ou pas, en contrepartie de son travail, et décision collective.

Pour moi la monnaie libre est un outil qui permet enfin de combler le désert entre les activités bénévoles et les activités salariées dans les assos : chaque personne peut fixer librement la limite de son activité bénévole, et s’il en faut plus pour que le truc collectif fonctionne, obtenir ou du moins pouvoir formuler une demande de contrepartie à ce que j’appelle le bénévolat forcé… qui engendre la cohorte des affects négatifs, déception, frustration, manque de reconnaissance, etc. toutes choses qui font que les assos sont en manque chronique de participation, d’engagement, etc.

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Grand merci Fanch, tu m’as bien fait sourire avec ta Ğalette, ton post est une galette savamment concoctée avec de délicieux ingrédients… c’est nourrissant et savoureux !

Merci Aguy et Inso pour vos propositions constructives et simples ! La simplicité comme aboutissement après des détours compliqués et nécessaires.

Merci Mimi pour la réflexion relative au bénévolat. Au premier atelier d’utilisateurs jeudi 24 (plateformes dédiées à l’hébergement, au covoiturage, au transport, aux ventes, aux rencontres et autres circulations de Ğ1), nous avons souligné que notre monnaie libre ne doit pas nous faire oublier le don ni le bénévolat.

Par exemple j’apprécie beaucoup les rencontres où (presque) tout est bénévole et gratuit, et qui permettent à des prestataires de se faire connaître.

Je n’ai pas eu envie de demander de contrepartie, estimant que la richesse humaine et marine reçue lors de ces 4 journées compense largement mon fort investissement ; mon compte est à zéro et tant mieux !
J’ai reçu un don personnel pour l’animation d’ImaJune (rêves et utopies) et l’ai accueilli avec gratitude.

Je respecte entièrement les demandes de compensations par répartition d’une partie de l’excédent, car c’est un investissement matériel de venir participer et chaque personne a ses propres critères.

Pour Festi’June à Mayenne nous avons ébauché un tableur avec les contributions. Pas facile de comparer, d’évaluer ! J’y ai inscrit mes contributions, ressentant « pourquoi d’autres et pas moi s’il y a un gâteau à partager », sans oublier que je me suis engagée bénévolement.

Au Sou (association de promotion de la monnaie libre en Mayenne et alentour), nous souhaitons que des personnes prennent l’initiative d’organiser des événements (formation monnaie libre, ateliers pratiques divers et variés, fêtes…) en se rémunérant. Nous le faisons bénévolement pour l’instant (Festi’Ğ1, week-end monnaie libre-nature-détente…).

Anticiper pour les RML 12 aurait l’avantage de définir des règles claires. En sachant bien qu’on ne peut pas tout comptabiliser. Inspirons-nous des expériences les plus équitables et porteuses d’avenir (coopératives, collectifs…) pour la répartition… et la gestion des conflits éventuels. Cela m’incite d’autant plus à susciter des cercles de parole sur les ressentis vis-à-vis de la monnaie, la richesse, l’équité, etc.

La monnaie libre est une expérimentation, alors essayons, évaluons, affinons. Restons souples, évolutifs… Observons avant d’agir, comme en permaculture, et soyons dans le flux naturel !

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Je constate aujourd’hui tardivement qu’il aurait été chouette de rémunérer en pain 3 farines douarneniste , je dis cela parce que nous venons de finir nos miches ce matin et nous ressentons déjà un manque physiologique difficilement supportable.
Mon père expert en pain est formel sur sa qualité gustative et propose du coup
un ğlabel à ce pain du bout du monde.

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À un problème posé, il peut exister des solutions « simples », mais dont la compréhension et la mise en pratique ne sont pas triviales… Par exemple au hasard, la création monétaire issue de la TRM et la blockchain Ğ1 :stuck_out_tongue_winking_eye:

Quant à savoir si c’est « juste », je considère qu’aucune personne en particulier ne peut le décider : il est nécessaire que chaque personne concernée ait pu exprimer ses constats, ses besoins, ses demandes, qu’elle soit entendue et qu’elle accepte dans la bonne humeur la décision prise collectivement !

Les petits vélos doivent faire le tour des têtes :slightly_smiling_face:

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Juste une petite précision : aucun autre membre que Fanch, impliqué dans l’organisation (en amont et pendant) les RML11 n’est rentré dans ce débat, car nous avons en vue une réunion (le 11) pour décider ensemble, localement, de comment répartir ce qui n’est rien d’autre qu’un reliquat à partager en bonne intelligence…
Pour ce qui est de :

On parle bien là de difficultés que, pour ma part, dans les assos et collectifs, je ne connais pas vraiment. Et introduire l’idée que la Monnaie Libre pourrait-être le « médicament » pour soigner ces problèmes me laisse pantois…

Pour le reste, avec mes amis bouseux, toutes celles et ceux qui ne voient en la Monnaie Libre qu’un outil d’échange plus sympa (moins pire que les autres)… On va retourner au champ. Pour planter joyeusement les graines de ce que la monnaie, qu’elle quelle soit, ne pourra jamais produire : à manger pour les gens.

Les petits vélos tournent mais ne nourrissent pas grand monde…

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Bien évidemment, je n’implique aucune autre personne du collectif Pennarğ1 dans ce que j’écris ici. C’est toujours le cas pour ce forum, je m’exprime à titre personnel. Si par exemple je dis « éclairez-nous », « nous » veut dire pour moi l’ensemble des personnes lisant cette conversation. C’est peut-être maladroit… Bon, éclairez-moi quoi !

Dans l’esprit de co-création, de partages et d’échanges les plus larges possibles de ces RML#11, posé dès notre annonce à Montpellier en novembre, j’ai eu envie, justement pour préparer notre réunion locale le lundi 11/06, d’entendre ce qui a été fait ailleurs par d’autres, et ce qu’on en pense aujourd’hui… Et je trouve ça très intéressant, ce qui ce dit là !

… Et ça me laisse pantois de te laisser pantois :rofl:

Chacun peut librement décider de voir midi à 14h et considérer que c’est le soleil qui tourne chaque jour autour de la terre , selon son référentiel certes. Du coup Selon moi la monnaie libre n’est ni plus sympa ni moins pire que les autres référentiels monétaires , la monnaie libre est l’unique référentiel monétaire sans domination possible entre ses membres utilisateurs.
La monnaie libre permet selon moi absolument de pouvoir produire à manger pour les gens , que se soit nourriture alimentaire et aussi intellectuelle , culturelle etc.

Qu’a cela ne tienne, qui que se soit qui répare un vélo et le vend en ğ1 lui permet de se nourrir.
Je dis cela par expérience.

merci Olib, merci Fanch, merci Matiou et tous les autres !

Ma riche expérience de vie (salariée d’asso / formatrice / médiatrice / bénévole, etc.) confirme au carré le besoin de reconnaissance et le reste. La monnaie libre a des atouts pour y remédier… à condition selon moi qu’elle facilite l’authenticité des échanges, jusqu’à l’expression des peurs et blessures qui font que des personnes font du « bénévolat forcé » ou « militantisme sacrificiel » (expression de Patrick Viveret) et ressentent les frustrations, et que les associations manquent de forces vives.

Et pis d’abord, c’est pas un débat, c’est une recherche ! :rainbow:

Alors je reviens sur la question que je me pose et je reformule.

Je cherche des astuces pour initier de nouveaux Ğéchanges et amener de nouvelles personnes à en faire.

Bien sûr, par mon activité, je vais produire toute la bouffe que je pourrai, et la proposerai exclusivement contre des Ğ1. Mais je cherche aussi un truc en plus, après cet évènement exceptionnel que sont les RML#11, et l’apport localement significatif des Ğ1 qui constituent la Ğalette.

Je laisse de côté la question de la répartition de la valeur de la Ğalette, qui sera une décision collective locale, éclairée par d’autres avis aussi.

Ce qui est certain, c’est qu’elle sera répartie sur les différents comptes choisis : il sera décidé d’allouer tel et tel montants à tel et tel comptes. Décision d’affectation comptable.

Mais il est tout à fait possible de différer le versement monétaire de la valeur décidée. Décision budgétaire de trésorerie.

Par exemple, si tel compte n’a pas prévu d’utiliser sa part de Ğalette avant plusieurs mois, on peut très bien attendre le moment où ce compte en aura besoin pour faire le virement. En effet, quelle est l’utilité d’un stock de Ğ1 immobile sur un compte, local ou pas ?

Si l’on diffère le virement d’une quantité de Ğ1 qui ne serviront à rien, on peut jouer avec localement pendant ce temps…

Je sais pas, offrir 100 comptes avec un prêt gratuit de 50 Ğ1 dessus par exemple, et inviter les personnes à qui on les offre à venir au prochain marché, en proposant elles aussi des biens et services…

J’ai l’impression qu’il y a deux trois trucs marrants à inventer sur ce coup là, qui va se jouer vite, et qui peuvent être vraiment sympa et créer du réseau local.

Tu vois ?

Ou alors on s’en fout complètement, ça ne changera rien ou presque, pourquoi donc s’ébulitionner le cerveau, suffit de cultiver des patates et de faire des soupes de poisson, et d’attendre que ça se fasse tout seul, et alors le sujet de ma recherche est provisoirement clos.

P.S.- Quelle est la masse monétaire locale ? La somme des DU produits jusqu’à présent par les Pennarjunistes, plus l’excédent - ou moins le déficit - des échanges extérieurs, ça fait combien, un ordre de grandeur ?

Qu’est-ce qui se passe si, mettons, elle double d’un coup, pendant quelques mois, même si une partie due à des comptes extérieurs repart après ? Si ça circule pas, rien. Et si ça se met à circuler ?

Si c’est avec le même ensemble de personnes qu’avant le doublement, ça jouera peut-être sur les prix à la hausse, ce qui désavantagera d’autant les nouveaux arrivants, et sûrement aussi sur la facilité des Zunes et des Zoths de faire des dons à des nouveaux. Mais si on l’organise pour augmenter délibérément le nombre de personne échangeant potentiellement en Ğ1 ? Comment ?

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Petite précision culturelle…

En Basse Bretagne ce que l’on appelle galette en Haute Bretagne s’appelle crêpe de blé noir ou de sarrasin.

J’aime à préciser cela car tout comme ce qui se passe à Paris ne concerne pas toujours les provinces, ce qui se passe à Rennes ne s’applique pas non plus à toute la Bretagne.

Vive les crêpes de sarrasin (ou de blé noir) déroulées !

Bon c’est sûr que c’est moins pratique pour y rajouter un Ğ.

Nozvezh vat d’an holl !

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J’adore cette idée. Idéal pour expérimenter les échanges en vrai et encourager la proposition de nouveaux produits du même coup. Pas sur du tout de pouvoir les récupérer mais ça vaut le risque je trouve.

Le prêt (gratuit ou avec intérêt ) se fait logiquement en DU et non en ğ1 .

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