Résilience du réseau aux zones isolées

Bonjour ! :slightly_smiling_face: Je me posais quelques petites questions l’autre jour, j’espère les poser au bon endroit…

Imaginons que la monnaie libre Ǧ1 se développe suffisamment et atteigne une petite île quelque part au milieu d’un océan. La région est très géographiquement très isolée, mais les 5 premiers membres certifiés sont extrêmement motivés et montent eux-mêmes quelques nœuds Duniter, et développent fortement la Ǧ1 sur leur île. Ces 5 membres commencent à certifier massivement leurs concitoyens.

Ma première interrogation est plutôt d’ordre technique : du point de vue de la topologie de la toile de confiance, cette situation (qui pourtant est tout à fait légitime) ressemble typiquement à celle d’une attaque sybil, car on a les 5 mêmes comptes qui se mettent à certifier et donc à créer de nouveaux comptes membres en masse autour d’eux. Je me dis donc qu’ils devraient petit à petit se prendre dans les pieds toutes les sécurités du réseau, notamment les règles de distance aux membres référents, et pourraient à terme fortement ralentir voire totalement bloquer l’adhésion de nouveaux membres sur l’île. Ai-je raison, ou y a-t-il quelque chose à côté duquel je suis passé ?

Une autre question que je me pose est la suivante. Imaginons qu’une catastrophe naturelle ai lieu et prive toute l’île de l’Internet mondial pendant, disons, une dizaine de jours. Comme les citoyens s’étaient mis à utiliser massivement la Ǧ1 pour leurs échanges quotidiens, ils décident de continuer grâce à leurs nœuds Duniter locaux. Tout fonctionne à merveille et les échanges continuent, jusqu’au jour où la connexion mondiale revient. On a donc deux scénarios de transactions différents, celui de l’île et celui du reste du monde. Comme les membres gérant un nœud Duniter sont plus nombreux dans le reste du monde, les nœuds Duniter de l’île se synchronisent à terme sur le second scénario et toutes les transactions de l’île sont perdues. Encore une fois, arrêtez-moi si je me trompe, mais d’après ce que j’ai compris, c’est ce qui devrait arriver.

Il y a peut-être encore d’autres soucis liés à l’isolement géographique des lieux. Je me posais donc la question du discours à tenir si les deux situations théoriques que j’ai évoquées ci-dessus devaient arriver. Est-il plus simple et plus sûr, pour ces régions, de créer leur propre monnaie libre, plutôt que de se greffer à la Ǧ1 ? J’en ai l’impression, mais je me trompe peut-être ?

Merci pour vos réponses !

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Tu as raison.

Je dirais la même chose que toi. Mais pareil je peux me tromper.

Je dirais surtout qu’un tel isolement rend inutile l’utilisation de la Ğ1, mais qu’une ML locale serait à envisager. Quitte à prendre le risque de fork, autant le faire de zéro.

Dans les autres trucs rigolo il y a la gueule des distributeurs de billets d’euro quand internet est coupé.

Pour les transactions au sein d’un réseau déconnecté par intermittence, je pense qu’une solution à base de cash clearing pourrait être pertinente. Une chambre de compensation en français dans le texte.