Les permaculteurs et autonomistes de la monnaie libre

Bonjour à tous,

Je fais ce post pour recenser les gens qui utilisent la monnaie libre et qui aspirent à tendre vers l’autonomie au sens large du terme ou qui le sont déjà en partie. L’idée c’est de se présenter ici, d’élargir le réseaux et la communication, faire connaissance, car c’est un peu trop éparpiller, si on pouvait se regrouper ça serait plus efficace. Dans la monnaie libre nous ne sommes pas tous animés par l’envie de tendre vers la permaculture et l’autonomie alors je fais ce post spécialement pour les acteurs de la monnaie libre qui aspirent à cela.

Merci à tous.

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Bonjour,

La première réponse n’est peut-être pas la meilleure. J’ai le désir d’aller vers la permaculture et l’autonomie, ce sont des idées qui me séduisent et vers lesquelles je tends, mais de là à l’accomplissement total, du type aller vivre tous ensemble dans un village loin de tout, il y a un chemin très long qui ne semble pas à ma portée.

Je viens tout juste d’arriver dans le réseau de la Ğ1, mais je n’ai pas tout compris, je suis déjà un peu (moins, puisque je suis capable de le dire) paumé par le fait que le site ğchange et Césium ait exactement la même interface et le même système d’identification, si on ajoute à ça qu’il faut aussi une identification pour le forum, et un autre portefeuille que celui de membre pour faire ses transactions, si on fait ça pour soi, sa femme, et son activité pro, ça va vite vers beaucoup de nœuds dans la tête. Je me rends compte aussi que je vais devoir révoquer mon compte de membre, parce que pas du tout assez sûr pour l’identification, qui était bonne pour s’identifier sur un site ordinaire ou dans une banque ordinaire, mais pas pour une pièce d’un système de monnaie. Autant le faire tant qu’il n’y a rien dessus. Ou bien je l’abandonne simplement, mais ça ne me semble pas « propre ».

Sinon, simple réflexion : mis à part le jeu ou l’attrait pour les trucs bizarres, qu’est-ce qui pourrait amener des gens ici, si ce n’est pas la recherche d’une certaine autonomie et permaculture ?

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quid de la protection de la forêt ? puits de lumière et sans acceder à la propriété (cf trm)

Révoquer un compte ne le supprime pas, c’est juste qu’il ne pourra plus devenir un compte membre. Il faut le faire pour pouvoir réutiliser le même pseudonyme Duniter. Et pour montrer que tu ne tente pas de te créer un double compte.

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Cool, l’idée c’est surtout de voir où c’est déjà en place, on m’a parlé de Cazère… des endroits un peu éparpillés qui sont déjà actifs, il y a des marchés un peu partout, des villages qui utilisent déjà la ML, ça serait bien de savoir combien ils sont ? ce qu’ils font ? où ils sont ? ça sera plus facile pour ceux qui aspirent à la perma ou l’autonomie de s’y retrouver si on se regroupe sur un support unique pour communiquer et avoir une vue d’ensemble sur ce qui se passe et les évènements qui vont se produire.

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je me tag pour revenir plus tard

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Lez Pirates des Galinoux(à Bergerac) sont exactement dans l’approche perma-autonomie. Pour moi, elle symbolise une solution à beaucoup de problèmes:remunerer les acteurs d’une vie sociale variee sans s’appauvrir soi même. Mais le chemin pour la certif est long…

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Petit conseil pour une asso ou un collectif : mettez en place un crowfunding pour collecter des G1 afin de commencer les échanges. Pour acheter par exemple sur gchange des choses qui vous intéressent.
Vendez une petite partie de ce que vous produisez en G1, vos clients pourront certifier les membres de votre asso qu’il rencontreront lors de ces ventes.
Si vous avez un terrain proposer des rencontres et gmarchés sur ce terrain, ce sera une occasion de faire connaissance avec d’autre membres.
Cela peut-être long! il ne faut pas être pressé, mais ça vaut le coup.

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Merci pour toutes ces bonnes idées!

Je suis concerné par ce projet, de vouloir vivre avec ces principes de permaculture. (en ce moment je fais plutot de la botanique agricole que vraiment de la permaculture; j’additionne des plantes sans trop comprendre)

Quand j’entends le mot « permaculture » dans une discussion, ma première réaction est de me méfier!! Si!

Foule de préjugés me viennent; mais plutot par prudence en me référant à mon vécu personnel, pas pour juger au préalable les gens qui en parlent, bien sur!

Là en lisant un peu ce fil de discussion je vois qu’il s’agit de concret, donc je suis rassuré!

Il y a pas longtemps, à un moment où j’étais en difficulté par rapport à un terrain sur lequel je jardinais et que je devais quitter, j’ai discuté avec un gars travaillant dans l’informatique, voulant faire de la permaculture et acheter un terrain, me jugeant et me disant que je vais devoir travailler chez Lidl et mettre de coté mes principes si je veux booster mon projet et aboutir à ce que je veux. C’était drole, parce que dans la discussion je me suis rendu compte peu à peu que ce gars n’était pas du tout sur de lui, et en fait avait besoin de se mesurer à moi en me parlant de toutes les vidéos et des trucs qu’il avait « appris ». Il a fini par raconter des énormités sur un domaine que je connais par coeur, l’utilisation de certaines plantes sauvages comestibles… du coup il a raconté n’importe quoi sur la préparation des glands de chene et la carotte sauvage par exemple! Rire. Je n’ai pas pensé lui parler des confusions consoude/digitale ou autres… j’aurais du.

Là je vous parle de quelqu’un qui m’a apparu caricatural, et qui n’est pas représentatif.

Mais je vois que cette idée de vouloir vivre sur un terrain produire sa nourriture et faire de la permaculture est une sorte de défi de notre époque, qui attire des gens racontant n’importe quoi et ayant besoin d’un certain prestige personnel.

Du coup quand des gens se mettent à faire du concret, ils peuvent etre genés par des conseils ou idées assez fantaisistes!

Par exemple: « prenez des canards coureurs indiens ça mangera automatiquement vos limaces et vous n’aurez pas à vous en occuper. »

J’ai eu la chance de vérifier cette info, les témoignages que j’ai eus m’ont bien fait rire! Les oiseaux doivent etre éduqués, du coup meme des poules peuvent s’occuper de limaces, mais ça nécessite des efforts et ce n’est pas « automatique »!

Une très bonne amie m’avait demandé de lui faire rencontrer des paysans que je connaissais en Alsace et que je trouve exemplaires.

Du coup on était allés voir un paysan très proche de la permaculture, qui mange ce qu’il produit et revend ses surplus. C’est quelqu’un de très intéressant aussi bien au niveau technique qu’intellectuel philosophique et politique. Du coup je prends comme modèle des gens comme lui quand il s’agit d’avoir un cap pour aller vers la permaculture.

Sa femme qui travaille avec lui m’a appris que les framboisiers se déplacent et il faut les laisser bouger. Plusieurs choses que j’ai appris à ce moment-là m’ont beaucoup fait réfléchir.

À Strasbourg il y a un jardin partagé en permaculture. Il y a eu pas mal de problèmes techniques, et aussi des problèmes liés aux objectifs de vie des gens (certains voyaient cet endroit comme un endroit de loisir, et non un moyen de se nourrir). Mais cela reste aussi une sorte de référence locale, et un lieu où on trouve une variété importante de plantes comestibles.

Ce que je fais en ce moment, c’est pas mal m’occuper d’arbres et de petits fruits (amandiers, oliviers résistants au froid, grenadier, vignes résistantes, rosiers à fruits et à fleurs, fuchsia à fruits, etc…).

Mais là où je suis pas content c’est que je n’utilise pas les plantes sauvages comestibles autant que je voudrais. La salade cultivée est pour moi une aberration, un gaspillage d’espace.

La lampsane commune est une alternative proche de la salade botaniquement, mais il y a tant de plantes intéressantes comme le tilleul l’alliaire l’épiaire. Une prairie constitue en quelque sorte un beau potager « automatique » à salade (chez moi on y trouve du gaillet blanc, de la prele, de la sanguisorbe, de la consoude jaune, du plantain, de la sauge des prés, de l’achillée millefeuille, de l’oseille…).