Le mot "théorique" dans "croissance théroique cible"

cesium

#1

Bonjour,

En navigant dans césium, dans la partie “Monnaie”, dans la section “Règles de la monaie” je suis tombé sur le terme “Croissance théorique cible” qui m’a interpellé.

Pourquoi le mot “théorique” est utilisé pour désigné la croissance de la momaie ? Ce peut-il que la croissance observée soit différente de la croissance théorique ?


#2

Bonjour,

Effectivement, la croissance théorique a été calculée pour une population stable, dans la TRM : http://trm.creationmonetaire.info/solutions.html#b-optimisation-et-esperance-de-vie

Dans l’implémentation de la Ğ1, le dividende universel est réévalué tous les 6 mois mais créé chaque jour. Si la population prise en compte dans cet intervalle de 6 mois n’est pas stable (c’est le cas actuellement), alors la croissance de la monnaie va aussi dépendre de la croissance du nombre de personnes co-créatrices.

Et le taux d’augmentation du nombre de personnes intéressées par la Ğ1 ne fait pas partie des prévisions de la TRM.


#3

Ok, merci. Si on se trouve avec moins d’adérents qu’avant, la croissance monétaire mesurée après 6 mois sera en dessous de la croissance théorique cible ?


#4

Plus le delta entre le nombre de membres en début et en fin de période est grand, plus on risque d’être loin de la croissance théorique. Dans la pratique, il faut aussi se rappeler que le DU est revalorisé tous les 6 mois, mais les adhésions durent 1 an. Alors, sans vouloir faire dans le morbide, en cas de pandémie qui élimine en une semaine 80% de la toile de confiance, pendant encore 6 mois en moyenne les membres disparus continuent à générer des DU et donc une croissance potentiellement beaucoup trop forte pour les humains qui restent s’il n’y a pas de nouveaux entrants dans la même période. De toute façon, dans un cadre d’instabilité extrême (comme c’est d’ailleurs le cas actuellement puisque la Ğ1 est en pleine phase de démarrage), aucun système monétaire ne permet une quelconque stabilité.


#5

Pour le comprendre il suffit d’étudier (par exemple avec un tableur) les effets de la formulation : DU(t+1) = DU(t) + c²M/N quand N augmente fortement, ou baisse fortement, sur les variations du DU.

On peut le faire à l’aide d’un tableur comme c’est proposé dans les modules Galilée, Bresson et Leibnitz.