Crise Financière de la BCE et de l’€ : un État membre peut-il faire faillite ?…

Il y a peu de chance, en ce moment, de pouvoir se déplacer pour aller à un ğMarché ou à des ğRencontres, dû aux nouvelles mesures d’état d’urgence sanitaire applicables depuis cette nuit ( vendredi 30 octobre à 00h00 ):

Profitons donc de cette période de confinement semi-généralisé ( collection automne-hivers 2020 ) pour éventuellement étudier quelques notions macro-économiques et comment articuler la TRM et la monnaie libre…

Commençons par quelques bases et références…

  • Dessine-moi l’éco : Comment un État peut-il faire faillite ?
  • Dr CAC - Un État peut-il faire faillite ?
  • [BASE ÉCO] Comment un État fait faillite. Suivez le petit guide du mauvais payeur.
  • Et si la Banque Centrale faisait faillite !? - Heu?reka

En cas de faillite crise profonde de l’état ou de l’€, dans quelles mesures la monnaie libre pourrait donc intervenir pour une plus grande partie de la population ( au regard de son taux de croissance actuel ), actuellement ~2800 membres.

@+ :vulcan_salute: :g1:

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Considérant que @Galuel a rédigé la TRM après la crise financière de 2008…

Voici 2 méthodes différentes de sortie de crise qui ont été mises en place et qui servent à présent de cas d’école : l’Islande et la Grèce…

Bien évidement, la TRM ( en tant que théorème économique alternatif de la création monétaire ) ne s’inscrit dans aucune de ces deux solutions, puisque la Monnaie Libre n’existait pas encore.

Peut-on imaginer un scénario économique viable basé sur la TRM qui aurait pu être mis en place de manière effective en un temps record pour chacune des populations islandaises et grègues ? Évidemment, les réponses ne pouvant être que purement théoriques.

@+

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Ce n’est pas la monnaie libre qui a environ 2800 membres, mais la G1. La monnaie libre n’est pas du tout limitée par une toile de confiance ou autres. N’importe quel groupe d’individus peut, dès aujourd’hui, créer et utiliser une monnaie libre. En s’en donnant les moyens, des millions de personnes peuvent utiliser une monnaie libre dès l’année prochaine :slight_smile:

En cas de défaut de l’Etat, les prêteurs à l’Etat sont perdants, mais les banques commerciales étant prêteuses, leurs bilans peuvent s’en retrouver impacté, au point où l’épargne en monnaie-dette des déposants peut être diminuée. Malheureusement, ces banques ne peuvent pas être recapitalisées par l’Etat (comme il l’a déjà fait) car c’est lui même qui fait défaut. Au revoir l’épargne monnaie-dette que les déposants pensaient avoir dans les banques commerciales (vu que ça n’était pas une épargne placée, mais un prêt à la banque commerciale, rappelons-le ! D’où les intérêts payés par la banque. Et qui dit prêt dit risque de non remboursement :slight_smile: ).

Ca n’implique en rien les monnaies libres (ni la monnaie-dette qui aurait été planqué dans un matelas ou un coffre fort d’ailleurs).

Ces populations auraient pu mettre en place, sans l’aide nécessaire de personnes, des monnaies libres (et les garanties qu’ils manquent) pour organiser leur production et distribution de biens/services.

Pour les Etats, la monnaie libre ne change rien au problème : si les Etats dépensent plus qu’ils ne gagnent (volontairement ou par la menace), ils doivent soit créer la monnaie qu’il manque, soit la saisir, soit s’endetter.

En monnaie libre ils ne peuvent pas créer la monnaie, et imposer des virements par définition non volontaires est un non respect des libertés économiques. Seul l’endettement peut être volontaire. Cependant, si ces états font défaut, seuls les prêteurs aux États seraient perdants, et non en plus les déposants (ce qui serait aussi le cas en monnaie-dette de l’application du 100% monnaie).

Maintenant, si l’Etat est endetté, cela signifie qu’une partie des paiements réalisés en échange de services, ainsi qu’une partie des impôts non volontaire, servent à rembourser des prêteurs, c’est à dire une rémunération du capital. On a donc affaire à une organisation capitaliste. Ce qui peut déranger profondément certaines idéologies :wink:

Ai-je bien répondu à tes questions ?

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Je pense surtout que si un état est endetté c’est qu’il dépense plus qu’il ne reçois.
Ce ne sont pas forcement des emprunts de capital, ce peut être des paiement différés pour des bien ou des services. Par exemple la construction d’une infrastructures par une entreprise privée, payable avec des échéances.
Rembourser un prêteur n’implique pas forcement le paiement d’intérêts, ça se négocie… :sunglasses:

C’est du chipotage, je suis d’accord… :crazy_face:

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Ce serait quoi une faillite d’un état concrètement ?
Je ne crois pas que l’État disparaîtra par manque de monnaie! Ce serait plutôt une remise à zéro des compteurs de dette ! Avec saisie de tous ses biens? Ce serait impossible de repartir de Zéro !
Je crois surtout que cela commencerait pas un non paiement de ses dettes, dommage pour les entreprises qui bossent avec l’état. (Je crois qu’il y a déjà beaucoup de factures impayé de la part de l’état, j’avais entendu parler de factures d’électricité par exemple)
Ensuite je sais pas, l’état n’est pas un tout, mais un ensemble d’entités diverses plus ou moins indépendantes, sécu, armée, secours, hôpitaux, …
Donc avant la faillite de l’état il y aurait probablement faillite de l’un ou l’autre des ces élément…
Enfin tout ça c’est du scénario de film d’anticipation.

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Sur l’extrait que tu cites j’étais sur la conséquence, pas la cause :wink:

Effectivement je ne parlais ici, sans le spécifier, que de la dette publique créée par l’émission d’obligations d’Etats. Maintenant, effectivement, quand une collectivité publique s’engage à payer des biens/services à des producteurs mais pas tout de suite, il y a bien crédit, et c’est sûrement compté comme de la dette publique ^^

C’est surtout les propriétaires d’obligations d’états qui souvent trinquent ^^ C’est pour cela que l’on ne parle pas vraiment de faillite mais de défaut de dettes souveraines.

Pas du tout, un État dans le monde fait défaut en moyenne tout les 5 ans :slight_smile:

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Crise de la BCE et de l´eureu?

Où ça ?

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Existe t’il une autre monnaie libre que la Ğ1 à ce jour ? Un fork : La ∞Ğ^n! ? À ma connaissance : non. La seule monnaie libre existante est donc bien la Ğ1 ( :roll_eyes: ). Sauf si on me dit à présent que la Ğ1 n’est pas ou plus libre ( :dizzy_face: ).

la question ne portait pas sur une autre monnaie libre, mais bien sur celle déjà existante : la June ( :g1: ).

Ou bien, faute de la suspendre ( :unamused: ), annuler la dette existante ( :love_you_gesture: ), et annuler les intérêts par la même occasion.

Rembourser les prêteurs n’est pas une rémunération Capitaliste. À mon avis, c’est plutôt le fait de payer des intérêts sur emprunt qui doit être perçu comme une organisation capitaliste.

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ce n’est pas toi qui Décide de cela. Ni personne ici. Les intérêts bancaires sont des salaires perçus au travers un contrat. Laisses tomber .

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J’appelle pas ça une méthode de financement, celle de faire des promesses qu’on ne va pas tenir.

Une autre solution serait que les travailleurs de l’Etat soit parti prenante : ils ne seraient pas de simples salariés prestataire de service participant à la réalisation d’un excédent servant à par exemple payer des capitalistes prêteurs, mais de vrais associés, devant participer aux décisions et partager l’excédent. Cependant, si l’Etat ne gagne pas assez de monnaie, ils ne sont pas payés, en tout cas pas dans cette monnaie (c’est le revers de ne pas être salarié). Ne pas avoir de salariés, pas de hiérarchie (les travailleurs étant partie prenante, ils prennent part aux décisions et choisissent la direction, il n’y a donc pas de subordination) donc pas de patronat, et de rente capitaliste à payer me fait penser que cette solution peut être anar-compatible.

Cela dépend du sens de l’annulation, il y a quand même eu des exemples historiques :

Dans l’idée cela semble se rapprocher du communisme-libetaires de Malatesta & Kropotkine ou alors du collectivisme libertaire de Bakounine.

La problématique de fond resterait alors uniquement celle de l’abolition de la société de consommation et donc de l’argent. Ceci étant la monnaie libre n’existait pas aux moment des théories mentionnées.

Et comme la monnaie libre se rapproche du courant anarcho-capitaliste… Tu connais déjà la réponse :

@+ :vulcan_salute: :g1:

En comptabilité tu peux bien faire un crédit négatif.

Puis l’impôt négatif reste quand même une méthode de financement après tout :wink:

Il faut juste l’articuler politiquement sans se poser la question de savoir si c’est de droite ou de gauche.

Ainsi, le concept de l’impôt négatif aurait été inventé par Milton Friedman, pape du monétarisme et de l’ultra-libéralisme, et serait donc de droite, par la force des choses. Cela suffit donc à la gauche pour condamner l’idée, sans autre examen plus approfondi. Le hic, c’est que :