Je pense à un Nextcloud auquel les membres d’une categorie « communicant.e.s » pourraient se connecter avec leur compte « forum Monnaie Libre », un peu à l’instar de ce que fait Axiom-Team pour ses adhérent.e.s .
Et, si @joss.rendall est d’accord, ça pourrait se faire sur le site de Radio Ğ1 Liberty , par exemple…
Il me semble qu’une bonne communication doit servir à rendre compte de ce qui est, et non à prendre parti. Lorsque des sujets non consensuels sont abordés, je pense que de bons communicants doivent savoir expliquer qu’il existe différentes visions à ce sujet et synthétiser les principaux arguments de chacune, sans prendre parti.
Mettre en exergue les désaccords a également l’avantage de montrer que la communauté Ğ1 n’est pas une secte et qu’il y a une liberté de pensée et de parole — dans la limite du respect d’autrui, évidemment.
Personnellement, lors de toutes mes interventions publiques, j’ai plutôt veillé à ne pas aborder les sujets de désaccord afin de rester neutre ; mais, les rares fois où j’ai dû le faire, j’ai précisé que notre communauté était très diversifiée et qu’il existait des visions différentes sur de nombreux aspects.
Un dépôt git existe déjà pour ça : communication / G1 · GitLab
Peut-être qu’il y aurait besoin d’un dépôt non-git (un drive de type Nextcloud ?) pour que les personnes qui ne connaissent pas git puissent y déposer des documents. Mais qui hébergerait un tel cloud ? Qui gérerait les autorisations ? Comment empêcher le spam de documents non pertinents ?
On n’échappe pas au fait qu’il faut des groupes pour prendre des décisions (même si cela se limite à la modération) ; on sait déjà ce que donne l’absence de modération (oui, je pense à ğchange).
Lis plus haut, j’ai donné une piste…
Quels décisions ?
Quant à la « modération » on a pu voir sur nos forums les failles et les abus que ça pouvait amener avec des « petits chefs »… Je préfère un joyeux bordel comme on sait faire, à des règles favorisant l’autocratie.
Salut @Elois,
Ta remarque est pleine de bon sens et résume parfaitement le piège dans lequel on risque de tomber : passer des années à débattre de « processus » et de « plans de com’ » au lieu de construire des outils concrets.
Cette idée de « dépôt » est exactement la bonne approche. C’est la vision du commun numérique : une ressource partagée où chacun peut contribuer et puiser.
Les propositions de Gitlab ou Nextcloud sont des pistes, mais elles recréent des problèmes qu’on connaît bien : qui héberge ? Qui gère les accès ? Qui modère pour éviter le « joyeux bordel » illisible ? On retombe vite dans la nécessité de créer des « petits chefs » ou des comités.
UPlanet est conçu pour être ce dépôt, mais de manière nativement décentralisée et auto-organisée.
Imagine que ce « dépôt » ne soit pas un dossier sur un serveur, mais qu’il soit l’ensemble du réseau lui-même.
-
« Chacun puisse y mettre des docs » : Sur UPlanet, c’est l’action de base. Tu publies ton contenu (texte, lien, image, annonce
#market…) avec ta clef (MULTIPASS). Ton message est instantanément disponible, ancré là où tu te trouves (ta UMAP). Pas de validation, pas de comité, pas de demande d’accès. Tu contribues, tout simplement. -
« Où les communicants puissent y glaner ce dont ils ont besoin » : C’est là que la magie opère. Comment trouver la bonne information dans ce « joyeux bordel » ?
- Par la géographie : Tu veux voir les initiatives de com’ près de Besançon ? Tu regardes ce qui est populaire dans cette zone.
- Par le réseau social : Tu suis des « communicants » dont tu apprécies le travail (ton réseau N1/N2) et tu vois leurs créations en priorité.
- Par la pertinence communautaire : Un visuel ou un texte reçoit beaucoup de « likes » (et donc de Ẑen) ? Il gagne en visibilité et « remonte » à des échelles géographiques plus larges. Le réseau lui-même fait le tri, pas un modérateur.
UPlanet propose donc de remplacer le « plan de com’ » par une infrastructure de communication. On ne définit pas le message, on fournit l’outil qui permet aux messages pertinents d’émerger. On ne crée pas une « équipe de communication », on donne à chaque juniste les moyens d’être un communicant efficace dans son propre contexte.
Je crois que c’est moi que tu cites, là… Et non Elois ![]()
Sinon, j’ai bien compris ce que pourrait être UPlanet, mais j’attends ( depuis longtemps) de le voir à l’œuvre pour pouvoir juger. Mais, sans vouloir être médisant, tes efforts incessants pour nous parler de ton outil, semblent vains…
En attendant on a des Nextcloud disponibles et accessibles sans besoin de modérer quoi que ce soit dans l’immédiat. Ca peut etre mis en place tres rapidement. L’expérience qu’on a avec le cloud des adhérents d’axiomteam démontre qu’on sait s’autodiscipliner. De toute façon, nous ne serons que quelques dizaines à s’en servir, rien à voir donc avec un média social exigeant, lui, une modération et ce n’est pas Gchange…
En effet, pour avoir accès à ses comptes rendus du collectif, il est nécessaire de faire parti du collectif.
Pour faire parti du collectif, il suffit de faire une demande en expliquant sa motivation pour le rejoindre.
Salut @Jean-Pierre-G,
Je comprends parfaitement ton impatience et ta préférence pour une solution rapide et concrète comme un Nextcloud. Tu as raison, l’expérience avec le cloud d’Axiom-Team prouve qu’un groupe restreint peut très bien s’autodiscipliner, et tu touches à un point essentiel : le besoin d’outils concrets et disponibles.
La bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas à choisir entre un Nextcloud et la vision UPlanet. En réalité, ils font partie du même écosystème. Chaque station Astroport qui dispose d’un disque de plus de 1 To active automatiquement une instance NextCloud. L’outil que tu appelles de tes vœux est donc une brique fondamentale de l’infrastructure décentralisée que nous proposons.
Cependant, que ce soit pour ce forum, pour une instance Nextcloud ou tout autre service, la discussion revient toujours au même point, parfaitement illustré par l’intervention de @sarahmagicienne : la gestion des accès et la garantie de l’identité numérique.
Le cœur du problème est là. Sur ce forum, un pseudo n’est qu’un pseudo. Mon identité « qoop » n’est liée de manière cryptographique à rien. N’importe qui peut créer le compte « qoqp » demain et semer la confusion. Nous bricolons des solutions humaines pour pallier une faiblesse technique fondamentale : nous ne pouvons pas être certains de qui est qui.
C’est précisément ici qu’UPlanet propose un changement de paradigme, en intégrant l’outil que tu préconises. La fondation de UPlanet est la souveraineté et la certification de l’identité.
- Sur un forum web2 comme celui-ci : L’identité est déclarative et fragile. La confiance est sociale et manuelle.
- Sur UPlanet : Un compte (un MULTIPASS) qui reçoit une primo-transaction d’un compte membre Ğ1 devient une identité certifiée. Ce n’est plus une simple déclaration, c’est une preuve cryptographique, ancrée dans la Toile de Confiance que nous avons mis des années à construire.
Imagine maintenant ce que cela signifie pour les instances Nextcloud qui tournent sur les Astroports. L’accès à un dossier partagé pour les « communicants » ne serait plus géré manuellement, mais pourrait être accordé automatiquement à toute « identité certifiée » du réseau. La confiance est héritée de la Web of Trust, pas d’un « petit chef ».
Nous bâtissons donc une infrastructure où des outils que nous connaissons et apprécions, comme Nextcloud, peuvent enfin fonctionner de manière véritablement décentralisée et sécurisée. La première étape est de se créer une identité sur ce réseau. Pour ceux qui veulent commencer à explorer :
On peut s’y inscrire avec son compte ğchange (ou créer un nouveau compte relié à une adresse email et une localisation) sur : MULTIPASS DISCO Respawn
Voici une réflexion sur le sujet de la comm.
- Produire de l’information juste.
- Faire de la comm = produire un effet recherché sur une population identifiée.
- « Créer une équipe comm »
1. Information
Pour le premier cas, je trouve que notre communication ne s’en tire pas si mal. Dans l’ensemble, les sites un peu référents comme monnaie-libre ou infojune, ont été relus par beaucoup de personnes et constituent un bon socle. De même les forums, mais comme ils sont noyés par les opinions, les assertions et les arguments d’autorité, il est devenu obligatoire d’avoir une démarche de chercheur (à savoir commencer par les rubriques d’accueil et ensuite effectuer des recherches pour remonter dans le temps).
La démarche et les protocoles mis en oeuvre pour la migration v2 sont un bon exemple et les supports produits sont de qualité.
Il y a encore beaucoup d’infos qui circulent et qui manquent sévèrement de justesse, mais en général, c’est parce que 1 et 2 sont mélangés.
Or c’est pour le second cas qu’il manque un peu de formation ou expérience pour ceux qui s’y collent.
2. Comm
Il est souvent omis d’identifier la population adressée (résumée à « tout le monde » ou bien « n’importe qui »), mais également d’identifier l’effet recherché. Idéalement c’est un couple, une émotion + une action (mesurable).
L’idée de constituer un dépôt, une base de textes, de flyers, de vidéos,… de tous les supports de comm, est très bonne, loin d’être nouvelle. En un mot c’est celle d’une médiathèque qualifiée. C’est vrai que le projet n’avance pas. Il y a eu cependant plusieurs initiatives, qui constitueront la matière première de cette médiathèque :
- le dépôt git évoqué
- le dépôt nextcloud d’axiom
- le travail d’inventaire qui a été mené il y a un an ou deux.
Sans rentrer dans le détail de l’historique, de mon côté j’attends WordUp (ex Unpress, CMS de @ManUtopiK), car il prévoit de développer ce « module Médiathèque » ; une fois que WordUp aura une version stable et durable (mode prod). Le propos d’attendre plutôt que prendre un développement existant, c’est de partir sur la bonne stack, à savoir l’environnement quelquefois appelé web3, évoqué par @qoop (nostr ipfs …)(et git pour wordup).
En attendant, c’est à cet endroit de « la comm » que l’on voit une qualité beaucoup plus aléatoire, car effectivement chacun fait un peu ce qu’il veut, sans toujours aller chercher de la validation sur la justesse des propos tenus, souvent au nom légitime de la simplicité, de la séduction, de la rapidité, …
Ce que je crois, c’est que la médiathèque lorsqu’elle sera opérationnelle, permettra à chacun de rassembler les supports et la qualification permettra d’améliorer les évaluations individuelles et les propos tenus.
cas particulier : les « porte paroles »
Je souligne ce cas qui est à l’origine du post de @mamygeek, et parce qu’il est différent. Autre process qui flirte davantage avec la notion de « mandat ». Mais qui attribue ce mandat et en inscrit les termes ?
De fait, une intervention sur un média ou un événement se passe par circonstance, par contact direct. On peut toujours suggérer de faire un appel public sur le forum lorsque quelqu’un est sollicité pour parler, alors les personnes qui se sentent légitimes peuvent répondre à l’appel, c’est déjà un bon filtre car ces personnes se mettent alors « sous les feux de la rampe ». Mais encore une fois c’est difficile de vouloir réguler cela, même avec l’intention d’améliorer la qualité. A titre d’exemple, même un dev de la première heure peut s’avérer être un mauvais choix, une intervention de Jbar il y a peu de temps, n’est pas éclairante et donne très peu envie de quoi que ce soit. Il faudrait qu’un organe décide parmi les devs qui serait bon orateur, ou bon ambassadeur ?
Le propos est pour moi de cultiver des protocoles qui mettent en exergue une « autorité naturelle » (de certains textes ou porte-paroles) et de proscrire le développement d’une autorité statutaire.
Idée « Espace Presse »
On pourrait par exemple faire une page et/ou catégorie forum spécifiquement adressée à la « presse », aux journalistes et chroniqueurs en tous genres, et chaque personne qui en a envie se présente afin de proposer sa « prestation ». C’est le « journaliste » qui choisirait in fine, de façon plus éclairée que par simple contact de circonstance, avec ses critères propres (dont la localisation et la dispo, mais aussi le style ou le positionnement).
3. l’équipe de comm
C’est pour la raison qui précède que je suis toujours très prudent sur cette tendance à vouloir instituer un organe, encore plus s’il s’agit de comm. Notamment parce qu’il n’est pas nécessaire.
Mais aussi parce qu’il génère davantage de biais que de bien. Parmi ces biais, l’organe a rapidement besoin d’affirmer sa raison d’être, met progressivement plus d’énergie sur son existence propre, voire commence par ça puis cherche naturellement à « étendre son domaine de la lutte » (pour les amateurs de Houellebecq) ; il devient soucieux de sa légitimité statutaire et caresse l’idée de l’illégitimité de « ce qui n’est pas elle », etc… Pour taquiner et simplifier, j’appelle ça le syndrome du « Temple de la bonne parole ».
Il développe également les biais en interne des organisations en reproduisant les motifs structurels familiers et les sempiternels débats sur la décision (qui mettent régulièrement « la charrue avant les bœufs »).
Quand une personne veut communiquer, elle décide d’abord si elle veut le faire en équipe ou seule.
Si elle souhaite bosser en équipe, elle fait un appel. C’est super simple.
Alors l’équipe peut puiser dans les ressources pour chercher la qualité (un jour une médiathèque qualifiée, en attendant il y a ce travail préliminaire rébarbatif d’explorer ces ressources éparses). Elle met au point ses propres protocoles de fonctionnement.
Idéalement, ce qu’il faudrait également rassembler, comme pour les médias de comm, ce sont les expériences déjà menées, les protocoles testés. Ce qui manque encore dans ce registre, c’est une sorte de « knowledge center », un centre de connaissance et de retours d’expériences qualifiées. Une sorte de wiki un peu amélioré dans ce sens. Le module WordUp suivant ?
Lorsque je vois cette approche, « créer une équipe de comm », je vois cette tendance à fond de créer un organe statutaire (qui d’ailleurs affiche d’emblée des éléments de son fonctionnement, amorces de règles et principes,… c’est parti mon kiki) . Elle est très différente de « j’ai tel projet de comm qui s’adresse à X pour déclencher ceci et cela, j’aimerais une équipe de N personnes, qui en est ? ». Il n’y a pour ça nul besoin d’institutionnaliser ou officialiser quoi que ce soit, juste des protocoles à créer et à partager, pour inspirer et bénéficier des succès et des erreurs déjà vécues.
Dans l’immédiat
Pour la comm, un geste significatif et utile serait de continuer l’inventaire et indexer les contenus déjà existants dans les sources, dont les videos peertube et autres), mais cela dépend avant tout de bonnes âmes courageuses et dispo pour le faire.
- nextcloud axiom (réputé public d’ailleurs, le répertoire Agora est fait pour ça)
- le git (ouvert également même si plus « confidentiel », faut un compte git)
- les sites et forums référents (sans oublier celui de galuel, creationmonetaire qui a aussi des ressources).
- les productions de groupes locaux (c’est le plus gros boulot, car pour le reste, l’inventaire précédent a déjà bien fourni)
Éventuellement ouvrir l’espace presse évoqué pour la question des interventions média.
Pour rebondir sur UPlanet, je me permets une petite analyse perso, pour répondre @Jean-Pierre.G mais surtout suggérer @qoop :
- le fait que tu ramènes tous les topics à la solution ultime UPlanet + Astroport + Zen, comme étant ficelée et clé en main, flirte avec le spam. Peut-être est-il temps de concevoir une comm de meilleure qualité.
- Peut-être que sans ui, et encore moins une ux, il est prématuré de bombarder en « actions comm » (des posts surtout)
- Peut-être que porter plus d’attention aux objections ferait avancer davantage l’expérimentation.
Deux « petits » exemples :
-
le fait de stocker une clé privé qui aura des comportements numériques en mon nom, sur ton serveur (astroport pour les intimes), reposant sur une confiance aveugle et illimitée dans son administrateur (capitaine pour les intimes), me semble trèès contrariant (pour ne pas dire rédhibitoire). « ok » pour un proto de labo, mais pas du tout pour un usage en prod.
-
Le fait d’amalgamer la « Confiance » de la TdC, qui ne désigne que celle de notre système fiduciaire (viabilité intégrité robustesse) et la confiance que l’on accorde à l’autre est une confusion des genres fautive. N1/N2 de la TdC ne qualifie aucunement la confiance que chacun accorde à son N1, encore moins au N2.
Ce n’est pas parce que je garantis à toute la communauté qu’il y a une personne physique vivante que je peux contacter rapidement derrière une clé, que je vais donner à cette dernière, accès à mes ressources (docs, images, vidéos, contacts, etc… voire processeur et espace disque) ; et si je donne un accès N1 de permissions, cela n’est pas pour autant que je le donne à N2, ou qu’il en hérite même partiellement.
Tant que tu ne distingues pas le N1/N2 TdC (uniquement pour l’intégrité de l’authentification humaine d’une clé) et l’attribution fine de droits et permissions pour chaque usage et contexte (dont le N1/N2 peut alors devenir une variable au choix du user), ça passe peu, ou prou
Salut @yvv,
Merci pour ta réponse, dont la précision et la rigueur sont non seulement utiles, mais essentielles. Tu mets des mots exacts sur les défis qui nous occupent tous. Pour y répondre, je crois que le cadre le plus juste est celui que tu dessines en creux : la distinction fondamentale entre l’anomie et l’anarchie fonctionnelle.
1. L’Anomie du Web2, ou le Chaos Masqué par la Bureaucratie
Notre forum actuel, comme tout le Web2, est un parfait exemple d’anomie : une absence de règles techniques fondamentales pour la confiance. Mon pseudo « qoop » n’a aucune valeur cryptographique. La confiance est un bricolage social permanent, une usine à gaz de modération et de vérifications manuelles pour pallier une faiblesse de conception. Nextcloud, Git, les forums… ce sont des outils performants dans un monde où la souveraineté de l’identité reste une illusion.
Tu as raison, la tentation de répondre à cette anomie par un « Temple de la bonne parole » – un organe de comm centralisé – serait une erreur. Ce serait remplacer un chaos par une tyrannie.
2. L’Objectif : l’Anarchie Fonctionnelle, ou l’Ordre par le Protocole
L’alternative, ce n’est pas « plus d’organisation », mais une meilleure architecture. Une anarchie fonctionnelle n’est pas l’absence de règles, c’est l’absence de chefs. Les règles sont inscrites dans le protocole, partagées par tous, et auto-exécutables.
C’est ici que UPlanet se positionne, non pas comme « la solution », mais comme un substrat technique pour permettre à cette anarchie fonctionnelle d’émerger. Et pour cela, il doit répondre de manière irréprochable à tes deux objections majeures.
Objection 1 : « La confiance aveugle dans l’Astroport / La clé sur le serveur »
Ta critique est 100% valide. Si le modèle était de confier sa clé maîtresse à un « Capitaine », le projet serait une régression centralisatrice.
La solution que nous implémentons est une relation de confiance décentralisée à 3 tiers, comme détaillé dans cet article sur CopyLaRadio. Voici comment elle répond à ton objection :
- L’Utilisateur (Souveraineté) : Il possède ses secrets (clé maîtresse, paper wallet). C’est la source de son autorité.
- Le Relais « Dragon » / Astroport (Infrastructure) : C’est un prestataire de service choisi, interchangeable et auditable. L’utilisateur s’y connecte pour utiliser ses services (relayer un message NOSTR, accéder à un fichier IPFS).
- La Toile de Confiance Ğ1 (Certification) : C’est le tiers de confiance distribué qui atteste de l’humanité derrière les clés.
Concrètement, cela permet un accès universel sans compromettre la sécurité. Avec un simple paper wallet, tu peux te connecter depuis le smartphone de n’importe qui, utiliser le relai Dragon de la coopérative pour interagir, sans jamais stocker ta clé maîtresse sur cet appareil ou sur le serveur. La confiance dans le relai n’est plus « aveugle », elle est choisie, révocable et limitée à une prestation de service.
Objection 2 : « La confusion entre la Confiance TdC et la Confiance des Permissions »
Là encore, ta distinction est parfaite. Il est crucial de ne pas les amalgamer.
- La Confiance d’INTÉGRITÉ (TdC Ğ1) répond à la question : « Qui es-tu ? Es-tu un humain unique ? ». C’est un socle d’authentification.
- La Confiance de PERMISSION répond à la question : « Qu’as-tu le droit de faire avec MES ressources ? ». C’est une couche d’autorisation.
UPlanet n’amalgame pas ces deux notions ; il les utilise en couches successives.
- D’abord, la TdC Ğ1 sert de filtre d’authentification pour s’assurer que l’entité qui se connecte est bien un membre vérifié du réseau.
- Ensuite, c’est l’application elle-même (ton instance Nextcloud, ton salon de discussion) qui gère les permissions fines, en se basant sur les règles que TOI, le propriétaire, as définies. Tu peux alors créer des règles comme : « Accès en lecture seule pour mes N1 TdC », « Accès en écriture pour le groupe ‹ Communicants › que j’ai personnellement validé », etc.
La ToC est une brique fondamentale pour l’identité, pas une prison pour les permissions.
Mon insistance sur UPlanet, qui peut parfois flirter avec le spam comme tu le soulignes, vient de cette conviction : pour sortir de l’anomie et éviter de réinventer sans cesse des gouvernances bancales, nous devons nous concentrer sur le socle technique.
L’UI et l’UX manquent, c’est une évidence. Mais elles doivent être la dernière étape d’une architecture conceptuellement saine. Tes critiques sont un test de robustesse essentiel pour cette architecture. Elles nous forcent à être plus clairs et plus rigoureux. Continuons à affûter ces concepts ensemble. On avance.
(Pour ceux qui veulent tester le premier maillon de cette chaîne – l’accès universel via un compte Ğ1 – l’expérimentation est ici : UPlanet ORIGIN)
Il s’agit d’avoir une base solide (le visuel en fait partie) pour être visible, reconnu et cohérent du point de vue de la com.
Donc oui, un visuel commun et une base d’infos commune (cohérence)
Après, chacun peut y rajouter son propre savoir-faire personnel. Il ne s’agit pas de tout uniformiser.
Avec une collection d’outils diversifiée et vivante, chacun pourra y puiser ce qui lui correspond sans incohérence grâce au socle de base…
Quant au message, encore une fois, cette base commune est le garant de la clarté et de l’attirance de celui-ci (cohérence, véracité, universalité…)
Pas facile de faire la part des choses dans ton discours "fourre-tout"![]()
1 - Une cellule de com n’est pas un organe de décision.
2 - Le « socle de base », minimum requit pour une com cohérente, ne concerne pas l’usage de la monnaie.
Nous devons avant tout parler de CRÉATION MONÉTAIRE. C’est la base incontournable de la G1.
Nous devons absolument éviter la confusion des personnes à informer. Je ne parle pas dans le vide. J’ai été plusieurs fois témoin de cette confusion après une présentation.
Pour moi, c’est la première raison d’être de cette cellule. La 2eme, c’est l’usage optimisé des médias… Et ceci, en toute liberté et en toute cohérence.
Autrement dit, « information juste »
3 - Sans tout mélanger, il est possible de communiquer sur la monnaie en l’intégrant à l’économie, et ceci sans jugement ou préjugé partisant, voire idéologique…
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