Comment un professionnel peut-il s’y retrouver?

Il serait peut-être judicieux de rencontrer le fisc avant de commencer les échanges et leur poser la question. Par expérience, j’ai constaté que lorsqu’un indépendant a recours à leur conseil ils sont coopératifs et bienveillants. En plus, il n’y a pas de possibilité de se tromper vu que ce sont eux qui donnent les infos et les directives.

Par ailleurs, nous pourrions être surpris de leur réaction vis-à-vis de la monnaie. Entretenir de bonnes relations avec le fisc est toujours “payant” :wink:

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Tout à fait. Pour les particuliers, il y a un plafond (environ 7000 €, à vérifier) par an pour des échanges occasionnels de ce type. Par contre, il serait judicieux de s’assurer de ce qu’est un échange occasionnel…

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Et en tant que particulier, membre de G1? Etre commerçant ne nie pas le fait qu’en tant que citoyen, les lois sont les mêmes pour tous. Je ne peux pas en dire plus maintenant, ne sachant pas quel est ton cas particulier…

Bonjour Nicole, Comme je l’ai indiqué en début de ce fil de discussion, aucun d’entre nous (nous sommes 11 maintenant au Mans, nous avons bien avancé depuis les RML9) n’est commerçant et nous cherchons, sans succès pour l’instant, à en convaincre 1 ou 2 de venir nous rejoindre dans l’utilisation de Ĝ1. C’est pourquoi, nous réfléchissons (avec chacun de vous, dans ce post) à un argumentaire susceptible de les convaincre de venir faire un essai. Nous avons une rencontre publique dans quelques temps (le 14 septembre) et un peu de matière nous arrangerait bien. En tout cas je retiens ton idée, qui est judicieuse de simplicité : aller voir un inspecteur des impôts et lui demander des infos. Nous serions sûrement bien reçus. Au plaisir Bear’nard

Les personnes à qui j’en ai parlé veulent juste faire des échanges “sans euros” parce qu’il y a une espèce de simplicité dans l’échange qu’ils n’ont pas avec l’euro où ils doivent être employés ou subir une forte pression de soumission au marché pour les indépendants.

Les inégalités sont bien secondaires dans l’urgence de faire pour eux-mêmes des échanges et profiter de la vie de plus en plus chronophage et énergivore.

Les problèmes d’usuriers et de dette sont bien secondaires pour eux. Je dirai même plus, ils échapent à leur intérêt car ils ne voient pas de moyen de changer les choses, alors ils recherchent surtout un moyen court terme et simple d’améliorer leur vie !

Je suis tout à fait d’accord avec cette remarque pour avoir déjà échangé avec des politiciens et des banquiers qui ne sont que des maillons de la chaine qui nous asservit.

Ces maillons ne sont que des individus qui veulent pour la grande majorité une vie meilleure, et au final, ils sont peu écoutés par la direction ^^’ (vive la lourdeur de notre administration). Peu ont un intérêt direct dans ce système, car ils sont avant tout employés, et que s’ils aiment bien leur travail, alors ils vont être facilement curieux par des initiatives innovantes qui titillent l’aspect théorique de leur travail.

Et puis, pour ceux qui appartiennent à des “hautes” classes sociales, n’oublions pas que ce sont eux qui envoient leurs enfants et petits enfants dans des écoles alternatives comme les écoles Montessory, Freinet et Démocratique, vu le prix peu abordable de ces écoles. Alors ils peuvent être plus ouvert au changement qu’on ne le croit (et pour avoir travaillé avec le gouvernement et des multinationales, j’ai bien vu qu’une grande majorité est ouverte au changement, et sans solution durable, ils restent là à débattre entre eux et attendent patiemment bien assis au chaud sur leurs privilèges qui se dégradent comme petit à petit. Pendant que PDGs et ministres sont enfermés dans un étau politique où ils doivent se battre inlassablement pour leur propre réputation, pour une croissance financière, tout en jonglant avec de plus en plus de conflits d’intérêts).

Bref, y a des individus en quête de solution partout, et une vrai minorité d’élites sont au pouvoir pour garder sauve leur situation, tandis qu’une masse est en attente de solutions court-terme et moyen-terme pour être moins tributaire ces élites !

Sais-tu où je peux retrouver cette information croustillante ?

https://www.impots.gouv.fr/portail/node/10841 (sur cette page quelques documents: vente de biens/services/covoiturage/travail occasionnel) par exemple : vente de services : moins de 305 E , pas d’impôts. vente de biens : pas d’impôts, si c’est des objets que tu te débarrasse.

Je pense aussi que c’est la meilleur solution de voir avec les services fiscaux directement. Avant de convaincre les professionnels, il faut se renseigner.

Nous aurons peut être un peu de temps pour en discuter le 14 septembre :wink:

Tu viendrais Maxime, nous voir à notre soirée ciné-débat du jeudi 14 septembre, au Mans? C’est ça que je dois comprendre? Bear’nard

Oui, je compte venir. Et j’espère trouver d’autres Tourangeaux intéressés pour venir.

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Soyez les bienvenus Maxime! Sinon, je vais prendre un r.v avec un conseiller aux impôts dès demain. Quelles questions voyez-vous les uns et les autres, qu’il faille que je pose? Bear’nard

“inégalités” ne veut rien dire. Pour se comprendre et être précis, il s’agit “d’égalité de droit”(voir 1er art. des droits de l’homme). Chaque humain est unique et différent des autres… C’est la liberté qui détermine l’égalité de droit et pas l’inverse. L’un ne va pas sans l’autre :slight_smile:

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Pour commencer, tu peux tout simplement demander comment déclarer les échanges effectués dans une autre monnaie que l’euro. Cela se fait quand tu reçois un paiement en $ par exemple. De cette façon, tu ouvres le dialogue sur quelque chose qu’il est sensé connaitre, même si se sont les banques qui s’occupent des taux de change.

Je pense que c’est une bonne entrée en matière. Et vous?

@Bear toute monnaie n’est qu’une valeur économique comme une autre et est donc convertible du moment qu’il y la demande dans un sens ou dans l’autre. La Ğ1 n’échappe évidemment pas a cela et il naîtra donc spontannément des places de change entre la Ğ1 et d’autres “monnaies” (entre guillemets car ces autres “monnaies” ne sont pas des “monnaies” mais des valeurs économiques quelconque pour un membre de la Ğ1)

Les commerçants les plus actifs en Ğ1 passeront donc par une place de change pour payer leur impôts en Ğ1 et l’état sera bien payé dans la valeur économique de son choix via un change Ğ1/“valeur demandée par l’état”, c’est aussi simple que cela :slight_smile:

Bonjour à tous. Je prends le train en marche trouvant très intéressantes et même capitales les précédentes conversations et le présent sujet soulevé par Bear. En effet, mises à part les questions fiscales essentielles pour les commerçants et les producteurs en particulier, je pense personnellement que la monnaie G1 fera un bon quantique (:wink:) en avant quand il y aura une (ou des) places de change G1 vers d’autres monnaies “classiques” (euro, dollar etc…). Si cette convertibilité existe, alors les commerçants/producteurs ouvriront grandes leurs portes à G1 sans problème, ceci étant bien sûr assortis d’autres outils facilitant les achats/ventes (cartes etc…). Je reste persuadé que le jour ou ce change existera, nous verrons une envolée extraordinaire de G1, comme cela s’est passé avec le BTC qui a décollé en flèche à partir du moment où il a été convertible.

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"Qui dit « bénéfices industriels et commerciaux » (BIC) dit revenus significatifs et réguliers. Du coup, on vous considère ici comme une entreprise.

La spéculation sur les crypto-monnaies s’apparente alors à l’achat et la vente de titres en Bourse, qui peuvent être considérés comme une activité professionnelle, explique Simon Polrot. Même chose pour le « minage » – le fait, par exemple, de créer des bitcoins.

Cette opération laborieuse nécessite de la puissance informatique et donc du matériel : tout éventuel achat s’apparentera à un investissement dans une activité professionnelle.

Passer par le BIC ne veut pas dire que vous serez davantage taxés. En revanche, vous serez soumis à des obligations plus lourdes – fournir un bilan, des résultats…

L’avocat fiscaliste conseille alors de se faire aider d’un professionnel :

« Il vaut mieux demander conseil, car là ça ne se résume pas simplement en une case ! »

Mais du coup, chaque membre de Ğ1 peut être considéré comme un mineur permanent ?

Il va falloir alpaguer notre ami: Simon Polrot

Bon, du coup, je n’ai pas trop compris comment le fisc peut définir la nature du DU.

Cela ressemble plus à une forme de bénéfice non-commercial :

tous ceux qui ont récolté un peu de fric en utilisant des crypto-monnaies de temps en temps, sans que ces revenus puissent être considérés comme pouvant relever d’une activité professionnelle.

Et reste incompatible avec :

Il faut donc que les gains ne soient ni réguliers, ni significatifs au regard de vos revenus principaux, précise Simon Polrot. De son côté, Bercy évoque aussi des gains « occasionnels ».

Au final, c’est assez flou pour moi. Si quelqu’un a une autre interprétation…

Ce n’est pas le DU que le fisc taxe mais les échanges qui génèrent des plus-values…

Il n’y a aucune interprétation à faire. Il y a des lois et des règles précises…

Autre précision: Il est important de bien séparer la création monétaire et l’usage de la monnaie qui ont des réglementations différentes.

J’arrive un peu tard pour ajouter ma contrib’ à la fin de cette intéressante discussion, et je tente une petite synthèse qui radote peut-être un peu.

J’ai l’impression que la question est de savoir si la G1 doit rester vraiment alternative ou alors de comment l’entremêler et continuer parmi le système existant.

La même question s’est posé il y a longtemps au début de l’histoire des SEL (système d’échange locaux) : en 1997, trois personnes du SEL de Foix en Ariège ont été attaqué en justice pour travail clandestin pour la réparation du toit d’une maison. C’est une entreprise qui a initié l’attaque car elle y voyait une concurrence déloyale. Les 3 personnes s’en sont sorties avec un non-lieu car elle ont prouvé que c’était une activité occasionnelle. Ce jugement amène le fait que les échanges en monnaie-SEL n’ont pas le droit de se faire dans le cadre d’une activité régulière et professionnelle (= entreprise), ceci car la production de valeurs ajoutées échapperait au système de solidarité obligatoire (impôt, cotisations sociales, …). Et l’État ou les caisses de sécu n’ont jamais eu l’intention de percevoir de l’argent en SEL. Les SEL ont évolué mais sont restés à une économie informel, sans grande envergure donc.

A l’inverse, les monnaie locales complémentaires peuvent s’échanger parmi des professionnel-les car elle sont issue de l’Euro et strictement équivalente (1 unité de monnaie locale = 1€, les adhérent-es donnent des Euros pour obtenir le même nombre de monnaie locale). Les monnaies locales ne sont pas du tout alternative et ne se réapproprie pas du tout la question de la création monétaire. Les professionnel-les déclarent leurs monnaies locales en stock comme des Euros, et payent le impots/cotiz’ en Euro. La chose est légale comme un ticket restaurant, l’État ou les collectivité locales n’accepte toujours pas une monnaie locale en paiement des impôts.

L’article du nouvel obs nous éclaire sur la manière de s’y prendre avec le Bitcoin/Etherum, les impôts liées aux bénéfices seront payés en Euro, on devine que le montant à payer se fera en fonction de la cote en Euro du Bitcoin/Etherum.

En bref, on se trouve pour l’instant dans une situation semblable a celle des SEL, avec une monnaie non-reconnu officiellement et qui n’a pas de cours de change avec l’Euro. Les professionnel-les qui l’utilisent trop régulièrement risquent d’être attaqué pour travail au noir, c’est donc bien d’être prudent avec la chose. Sauf circonstance exceptionnelle, il paraît évident que l’État / la sécu n’acceptera pas les G1 comme paiement, mais ça pourrait être un objectif de long terme que de pousser dans ce sens !

Il serait donc intéressant d’avoir plus de professionnel-les motivé-es pour que s’ouvre une place de change. Ce taux de change G1/Euro a l’air nécessaire pour que les professionnel-les utilisent légalement la G1 en reversant en Euro ce que l’État exige. (Et cette exigence de l’Etat n’est pas dénué de sens : on est content qu’il existe des écoles, hopitaux, routes, … tout ça quasiment « gratuit » et non-marchand ; et il n’y a pas de proposition/solution en G1!) J’ai l’impression que s’il n’y a pas de cour G1/Euro, la monnaie libre risque de rester dans une économie informel type le-bon-coin. Mais bon, on est encore loin de tout ça, il reste beaucoup de boulot !

Voilà pour mon deuxième (long) post sur ce forum, vivement qu’on en discute de vive-voix !

Rémi de Saint-Etienne

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