Blockchain et carte d'identité, ça arrive

Voici que débarque la nouvelle carte d’identité, en test à partir de cette semaine.
Pour info, la « validation » cryptographique pourrait se faire par blockchain. L’identité aussi utilisera les blocks

ii. L’identité numérique auto-souveraine et la blockchain
Le recours aux technologies de la blockchain (ou « chaîne de blocs ») pourrait également être envisagé, comme complément ou comme alternative d’une identité numérique sécurisée garantie par l’État. Le rapport parlementaire des députés Laure de la Raudière et Jean-Michel Mis les définit comme « des technologies de stockage et de transmission d’informations, permettant la constitution de registres répliqués et distribués (distributed ledgers), sans organe central de contrôle, sécurisées grâce à la cryptographie, et structurées par des blocs liés les uns aux autres, à intervalles de temps réguliers ».
La blockchain permet aux citoyens de recourir à un protocole décentralisé qui leur offre un accès direct à leurs données ainsi qu’une vision globale de la façon dont elles sont partagées et réutilisées par des tiers. La blockchain offre ainsi un réseau stable et sécurisé, sans intervention de l’État, qui n’a pas à gérer une base de données centralisées.
L’association de la blockchain avec la preuve à divulgation nulle de connaissance (zero knowledge proof), qui consiste en un protocole sécurisé « [permettant] à un utilisateur, appelé prouveur, de démontrer à un autre utilisateur, appelé vérifieur, qu’un certain fait est vrai, sans révéler aucune information, si ce n’est la véracité de ce fait », permettrait de partager des données entre plusieurs parties sans avoir à transmettre les informations associées à la transaction.
Le recours à la blockchain est notamment défendu par Mme Danièle Bourcier, qui la considère comme incontournable en ce qu’elle consiste en un système de certification décentralisé, sans intermédiaire, qui pourrait séduire un public méfiant ou en recherche de solutions très sécurisées et autonomes.
La notion émergente d’identité numérique auto-souveraine repose sur cette technologie. Présentée par la professeure Primavera de Filippi durant son audition, elle permet à l’utilisateur de dévoiler sélectivement certains attributs, tout en choisissant les entités de certification qu’il souhaite. Le Gemalto Trust ID Network, qui permet à l’utilisateur de bénéficier d’un contrôle total des accès à ses données personnelles, constitue une application industrielle intéressante de ce concept.
Le recours à la blockchain pourrait néanmoins être écarté en matière d’identité numérique des mineurs s’il s’avérait que cette technologie ne peut pas garantir avec certitude le droit à l’oubli ou à l’effacement des données

source : Rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement en conclusion des travaux de la mission d'information commune sur l'identité numérique (Mme Christine Hennion et M. Jean-Michel Mis)

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C’est intéressant, même si le dernier argument du droit à l’oubli est compréhensible. Mais d’autre part ça permettrait d’éviter certains traficages de ces données. Ça dépend de ce qu’il y aurait dans la blockchain dans le détail, en fait. Pour l’instant c’est trop vague !

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