Un Fork de la June


#1

De la June à la Monnaie citoyenne

J’imagine un Fork qui garderait les mêmes réglages que la june excepté au niveau des identifications. Une monnaie citoyenne ! Cette monnaie serait comme la June sauf que le processus de reconnaissance se ferait avec notre identité civile. Plus besoin de certifs, juste une vérification de l’identité civile. Qu’en pensez-vous ?


#2

Qu’à n’importe quel moment, l’Etat français (ou l’UE si on imagine ta solution au minimum européenne et non seulement applicable aux citoyens français) peut créer un million d’identités et toucher un million de DU par jour, ruinant la monnaie libre. Il pourrait aussi décider de qui mérite ou pas son DU finalement. Enfin, si c’est pas l’Etat, n’importe qui peut attaquer ce système d’identités pour le bloquer ou le supprimer, des failles de sécurité sont toujours possibles.

Avec la blockchain, rien de tout ça :slight_smile: Mais oui, le système de certification est relou :confused:

Après, personnellement, je ne pense pas que c’est le nombre de membres qui fera la force de cette monnaie de toute façon :wink: Mais de ceux qui veulent vraiment échanger avec plutôt qu’en euros, en bitcoin, ou en pièces d’or !


#3

Il y a aussi le problème des double nationalités qui permettrait d’avoir deux comptes grâce à des identités domiciliées dans deux pays.


#4

Aujourd’hui, il y a aussi un problème purement technique : la Ğ1 en l’état n’est pas encore prête pour avoir des centaines de milliers d’utilisateurs d’un coup. Non seulement ça pose des problèmes techniques (nombre de transactions limité par jour, etc.) mais il y a aussi le fait qu’il s’agit d’un système de virement, pas de paiement instantané. En d’autres termes elle n’est pas vraiment adaptée en l’état pour acheter le pain quotidien. Tant qu’on n’a pas soit une blockchain qui permet plus soit un système de paiement par-dessus (ligntning ou je ne sais quoi d’autre) on ne peut pas tenir la charge à l’échelle de plus de quelques dizaines de milliers d’utilisateurs occasionnels.


#5

Le truc que je trouve super intéressant avec la Ğ1 c’est justement la toile de confiance, qui permet de distribuer l’État, de se passer d’une vieille infrastructure centralisée et bureaucratique pour créer une alternative libre reposant uniquement sur l’ensemble des citoyens.

L’État français (comme tant d’autres) nous donne sa version de la citoyenneté : c’est quand il est écrit “français” sur ton passeport et dans un registre central. Est citoyenne une personne qui participe à la vie de la cité, donc les immigrés à qui les papiers sont refusés méritent tout de même ce titre. La toile de confiance a l’air d’être bien plus capable de définir la citoyenneté que la préfecture, juste parce qu’elle est directement le fruit de l’action des citoyens.

Supposons un État bienveillant, qui accorderait la citoyenneté comme il le devrait, qui serait démocratique… Il faudrait s’embêter à protéger des clés cryptographiques centrales sur lesquelles repose toute l’administration d’un pays ? Ça semble dangereux, propice à la corruption, cher en infrastructure informatique, prenable en otage facilement. Et ça continue de découper le peuple des habitants de la Terre en “différents peuples” habitant des “différents pays” avec des frontières. Alors que la TdC permet des frontières floues.


#6

C’est marrant j’y pensais justement ces derniers temps également. Il faudrait mener l’expérience a l’échelle d’un village avec une mairie dans le coup pour commencer.

La mairie pourrait certifier tout les habitants au bloc genesis avec l’état civil d’un seul coup, puis certifier les nouveaux arrivants ou nouveaux nés ainsi que révoquer les identités en cas de déménagement dans une autre commune / décés.

Il faudrait le système soit totalement transparent et sous étroit controle citoyen, par exemple pourquoi ne pas faire les certifications / revoquations sous forme de conseil municipal ouvert a tous en toute transparence, avec du multisig ou smart contracts.

Libre a chacun ensuite d’utiliser sa monnaie et de participer au système ou pas, aucun caractère obligatoire. Mais pour aller plus loin je verrais meme la possibilité pour la mairie de créer de l’emploi utile grace a cet outil. Boulanger ou maraicher municipal, payé en partie en UNL et en DU, vente des productions en DU aux villageois, etc…

Perso j’y crois à l’échelle d’une petite commune, la ou j’habite nous sommes 350 et ca serait une expérience enrichissante j’en suis persuadé. Par contre pourrait-on encore appeller ca une Monnaie Libre étant donné le processus de certification centralisé mis en place ? En tout cas ca resterait une Monnaie a DU avec le meme processus de création réservé aux humains, par le peuple et pour le peuple. En parallèle on pourrait faire la même chose pour le système de vote sur blockchain qui permettrait des décisions beaucoup plus démocratiques couplé a une plateforme comme l’a fait le-vrai-debat par exemple.

Le controle citoyen, le mutltisig et les smarts contracts pouvant assurer une sécurité suffisante pour éviter la création de comptes non légitimes.

Vive la Commune !


#7

J’en pense que je fais peu confiance en la notion de l’identité civile.

D’abord parce que l’Etat peut décider qui ou non a le droit a cet identité. Je dirais même que l’Etat est celui qui peut décider qui en aura plusieurs. Si l’Etat était un vrai outil collectif, je ne dis pas, mais c’est pas ici que je vais expliquer ce que l’effet des hiérarchies dans une institution , ou toute organisation d’échelle, a de confiscatoire sur l’autorité légitime.

Concrètement, ça met de côté tous les non résidents, aux résidents qui ne disposerait pas d’une identité civile. Je pense aux réfugiés, aux clandestins, aux apatrides, à ceux qui n’auraient pas été déclarés à la naissance. Je pense à ceux qui seraient originaires de pays qui n’émettent pas de passeports, ou top peu. Je pense aux Camille d’une ZAD qui ne se reconnaîtraient pas dans une autorité répressive. Je pense aux autonomistes, aux occupés, à qui on impose une nationalité dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Vu de notre chance d’être ici, ça peut paraître exagéré. Je me méfierais toujours du mot universalisme, et c’est pourtant une ambition nécessaire si on décale notre regard géopolitique.

Je ne pense donc pas que la reconnaissance de l’Etat est une condition pour être libre. Je pense que j’ai plus confiance en des individus que je touche qu’en une entité derrière laquelle on se déresponsabilise pour qu’agir en son nom ne serve plus qu’à la servir l’entretenir, à se maintenir.

Je n’engage personne à détruire la construction que les hommes se croient obligés de s’imposer. Mais ne parlons-nous pas de liberté ici?

S’il vous plait, ne lui demandons rien. N’existons-pas. Plus nous l’ignorerons, moins elle existera. Viendra toujours un mauvais moment où elle viendra nous faire chier.


#8

Bien dit. Je plussois. Pour reprendre Prévert : “Notre père qui êtes aux cieux, restez-y”.


#9

D’autres systèmes émergents pourraient être utilisés, voir par exemple BrightID (https://www.brightid.org/). Ceci est spécifiquement destiné à des initiatives telles qu’un UBI. Qu’est-ce que tu penses de ça ?


#10

On s’y intéresse :


#11

Certes mais tu en as une quand même :wink:


#12

Parce qu’on est obligé pour vivre correctement quasiment où que ce soit dans le monde sans être inquiété (et accessoirement pour accéder à des ordinateurs et à Internet afin de participer au développement d’une monnaie alternative).


#13

ah oui BrightID c’est plus quelque chose pour le forum technique


#14

Je plussoie !

Je me répète (mais le comique de répétition c’est sympa aussi ! :grin: ), mais le terme citoyen, citoyenne ne s’emploie pas comme adjectif car cet emploi n’est défini nulle part. Il s’emploie uniquement en tant que nom.

Je renvoie à mon post sur l’étude approfondie du terme citoyen, citoyenne où l’on apprend que le terme citoyen possède 4 définitions dont “Individu aux allures ou au comportement plus ou moins bizarres.

Si on se casse la nénette (comme disait ma mère…) à faire notre monnaie et à en chier techniquement pour que cela reste décentralisé, donc ingouvernable, au lieu de se promener dans les forêts vivants de chasse et de cueillette en récitant des poèmes, c’est bien à cause de l’état (une nuisance qui date seulement de 5000 ans, après 300 000 ans de paix).

S’en remettre au loup serait, de la part du petit chaperon, foncièrement risqué non ?


#15

Bonjour,

C’est une idée comme ça mais l’Etat devrait dépendre et rendre compte au citoyen et non l’inverse. La vrai démocratie doit venir du citoyen, ce qui implique que le cityoen contrôle l’Etat et non le contraire…(merci Etienne !). Nous devons développer les outils “montants” pour le permettre et non s’appuyer sur les outils “descendant” disponibles actuellelement. C’est exactement l’objet de la TRM en matière monétaire. On devrait même généraliser l’idée de S. Laborde en toute matière, à commencer par la gouvernance. Il nous faut un moyen de décider de manière distribuée en évitant intelligemment les éceuils de l’importance, de la difficulté et de la périodicité des sujets/problèmes à régler de manière à ajuster/relativiser les niveaux de consultation des membres selon les cas.

L’outils de vote relatif n’est pas le plus compliqué. Le vrai problème est identifier le citoyen, prendre conscience de son importance et ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain en simplifiant les procédures de certification.

Moi je dis ça… Bonsoir à tous, Fabrice


#16

Comme toi, je rêve d’un système politique Libre, horizontal et décentralisé. Les GJ y pensent aussi, mais il faudra l’arracher car ce genre d’outil ne plaît guère aux décideurs, quels qu’ils soient. Et on voit à peine aujourd’hui à quel point le pouvoir peut devenir méchant si on menace ses prérogatives… Peut-être la solution est-elle de construire “à côté” et de petit à petit quitter le vieux système. Hier les logiciels, aujourd’hui la monnaie, demain la constitution d’une France Libre ? Ça plairait à De Gaulle :wink:


#17

Peu importe, tu en as une quand même.


#18

Ce que Etienne ne dit pas…

La constitution est un contrat que l’état passe avec le président de la république. Ce contrat permet au président de la république d’utiliser le pouvoir de l’état. L’état c’est tous les citoyens qui composent le peuple. Un contrat est une volonté, un consentement, des obligations et des sanctions. En résumé : La constitution est un contrat passé entre les citoyens et le président de la république pour que le président puisse jouir du pouvoir de l’état. La constitution est une fiducie. Article 2011 Créé par Loi n°2007-211 du 19 février 2007 - art. 1 JORF 21 février 2007 La fiducie est l’opération par laquelle un ou plusieurs constituants transfèrent des biens, des droits ou des sûretés, ou un ensemble de biens, de droits ou de sûretés, présents ou futurs, à un ou plusieurs fiduciaires qui, les tenant séparés de leur patrimoine propre, agissent dans un but déterminé au profit d’un ou plusieurs bénéficiaires.

Je comprends bien la répulsion qui se dégage de ma proposition. Par contre, Il y a une forte complémentarité entre monnaie libre et droit naturel :

" Du droit naturel à l’état de droit Propriétaires en leur domaine vital, les êtres humains sont tout aussi naturellement portés à l’échange. John Locke, bien avant Smith, souligne la complémentarité des talents et l’importance de la division des savoirs. La monnaie joue un rôle très utile dans les échanges car elle permet la conservation des droits dans le temps et dans l’espace. "


#19

Qui a parlé de président ? On peut très bien avoir une Constitution dans une monarchie…


#20

Et… ?