Proposition : Licence Ğ1 - v0.3.0

Au regard de vos retours, il faudra probablement à minima reformuler pour rendre plus clair l’algo de pondération des votes, et peutêtre le faire évoluer dans la direction de ce que tu suggère @MatthieuLatapy

En revanche, l’approche avec quorum me semble aujourd’hui très largement plus bloquante que le ratio 1 pour 5. Ou alors il faudrait qu’il soit ridiculement bas, et dans ce cas ça ne fait plus sens de le nommer quorum selon moi puisqu’il ne représente plus un seuil de vote exprimé considéré comme suffisant pour représenter l’ensemble, et donc la légitimité du résultat doit reposer sur autre chose (ici la proportion de vote pour > 5x les contre + 20 et la durée durant laquelle la proposition est publique et votable, ici 30 jours).

Pourquoi une approche par quorum me semble davantage bloquante ?

Parce qu’à 8 000, avec les outils de diffusion de la proposition de vote actuel et le degré d’implication de la communauté, espérer 800 votes (10%) me semble illusoire, et qu’abaisser ce quorum suffisamment pour que des modifications puissent passer (j’imagine 1% soit 80 votes) me semble inefficace pour construire la légitimité du résultat (imagine un opposant scander que dans la Ǧ1, ce sont les 1% qui décide, il n’y a qu’à voir leur quorum de vote… ça ferais mauvaise presse avec l’association culturelle des 1% aux plus riches dont les intérêts de classe divergent de ceux du commun des mortels)
Bref, pour moi nous ne pouvons pas compter sur la notion de quorum avec la communauté tel qu’elle est aujourd’hui et les outils dont nous disposons.
Si dans le futur, un outil permet de notifier efficacement tous les membres, pas seulement ceux qui se connectent régulièrement, je pourrais réenvisager la notion de quorum comme facteur de légitimité d’une décision par vote au sein de la Ǧ1 :wink:

Je te rejoins sur ce point, mais pas assez pour être favorable à l’approche quorum aujourd’hui.
Outre ce que j’ai dit plus haut, voici pourquoi :
Si l’énergie nécessaire pour atteindre le quorum est très élevée, cela encourage à ne dépenser cette énergie que rarement, donc à préparer tout ce qu’on aimerait voir changer d’un coup (comme nous l’avons fait dans la proposition précédente « Charte 1.0 ») pour ne dépenser l’énergie d’atteindre le quorum qu’une seule fois, plutôt que de multiplier les propositions dédiées à un aspect chacune. Or, il me semble bien plus difficile d’atteindre un degré d’adhésion élevé (se rapprocher d’un consensus) sur une proposition changeant de nombreux aspects d’un coup, que sur une proposition n’en changeant qu’un seul. De ce fait, il faudrait aussi baisser le ratio de 5 pour chaque contre vers au mieux une majorité au 2/3, au pire une majorité simple, ce qui change la philosophie du vote.

Philosophie associée au type de scrutin / vote

Ce que je prône avec l’approche actuelle, c’est de viser le consensus, en intégrant chaque objection pertinente dès lors que c’est possible. Ce qui envoie le message que les paroles même minoritaire/divergentes comptent et enrichissent le résultat final ; soit un paradigme de coopération valorisant l’écoute de l’autre.

Au contraire, un vote à la majorité (voir au 2/3) véhicule selon moi bien davantage une image de rapport de force ou la majorité a raison et écrase les voies divergentes sur son passage ; soit un paradigme de compétition valorisant les comportements de domination en cherchant à imposer sa vérité et faire taire les autres pour gagner la bataille.

J’y vais peut-être un peu fort, mais cela illustre pour moi l’enjeu sous-jacent de proposer des modes décisionnels différents de nos habitudes pour faire évoluer notre culture dans une direction qui me semble désirable.
Je suis d’accord qu’il ne faut pas que ça se face au prix de la simplicité, sans quoi on tombe dans un autre travers - élitiste - de réserver le pouvoir décisionnel aux seules personnes qui ont le temps et les capacités d’en comprendre les rouages.
Comment faire alors ? Se creuser la tête pour arriver à simplifier au maximum le procédé de vote et sa description, sans faire de concession sur les ambitions qu’il porte.

Mon approche pour arriver à ça est la suivante :

  1. en valider les concepts fondamentaux en les mettant à l’épreuve de la pratique, même si au départ on tombe dans le travers élitiste d’avoir quelquechose de trop complexe/déroutant pour être accessible au plus grand nombre / compréhensible du premier coup
  2. Trouver le juste équilibre entre élaguer le superflu pour viser la simplicité et intégrer les nuances manquante (comment gérer les traductions et corriger les coquilles le plus simplement possible, sans permettre de faire n’importe quoi sous couvert de juste corriger une coquille)
  3. Mettre en place des outils qui simplifie l’usage bien au dela de ce qu’une reformulation des modalités de vote peut faire.
  4. Perfectionner l’ergonomie des outils à partir des difficulté rencontrées et critiques émises, avec une vigilance au biais du survivant.
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