NFT (Non Fungible Token)

Les NFT (Non Fungible Token) défraies actuellement la chronique dans le monde des cryptos « classiques » en relation au marché de l’art et au business sportif. Je crois qu’il s’agit d’un « ponzi nakamoto » de plus (cf. article), néanmoins je pense qu’il y a quand-même quelque chose d’intéressant là-dessous qui pourrait donner des idées dans le cadre de la monnaie libre.
https://thatkimparker.medium.com/most-artists-are-not-making-money-off-nfts-and-here-are-some-graphs-to-prove-it-c65718d4a1b8
Histoire d’y réfléchir et de faire réfléchir (et peut-être même rire), j’ai posté une offre de NFT sur gchange. La discussion à la suite de l’offre vaut le coup d’être lue. :

Qui fait une offre ?. Qu’en dites-vous ?

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J’ai creusé ce sujet il y a peu, et j’ai pas mal appris.
Tout d’abord, techniquement, il s’agit de smart contracts, càd de contrats sur blockchain, qui étend largement les formes de transactions qu’acceptent la blockchain.

C’est utile pour effectuer des contrats qui restent gravés dans le marbre, comme par exemple le cadastre, qui stipule à qui appartient le terrain. J’aime bien cet exemple car c’est un cas typique où on ne laisse pas les gens échanger les terrains librement : ils doivent passer par le notaire, intermédiaire de confiance pour demander une modification du cadastre. Avec les smart contracts, on peut obtenir une garantie forte que le cadastre restera intègre même si les transactions sont faites directement entre individus, càd sans notaire.

Les NFT sont une forme particulière de contrat sur blockchain, qui permettent l’émission et l’échange de jetons permanents associés à des fonctions arbitraires exclusives; personne d’autre que le détenteur du NFT ne peut les déclencher. Par exemple l’accès à une oeuvre d’art numérique. Ça se prête très bien aux échanges car ça associe un droit d’accès ou de propriété à une transaction monétaire, et c’est très traçable.

Outre le buzz, c’est tout à fait normal que certains expérimentent un marché de l’art avec les NFTs. Pour essayer, j’ai tenté de publier une oeuvre, pour la vendre. Comme dit dans l’article, ça voulait dire qu’il fallait disposer d’un portefeuille ethereum. Mais pour associer l’oeuvre à mon portefeuille, il a fallu que j’effectuer une transaction de 0 ETH en direction de la place de marché (OpenSea). Sauf qu’à cause de cette folie spéculative, les frais de transaction sont montés jusqu’à 140$ !!! Toutes mes tentatives pour payer moins se sont soldés par des échecs de transaction, et j’ai perdu 40$ dans ces opérations…

Pour publier mon oeuvre, j’aurais donc du payer 140$. Pour que quelqu’un l’achète, outre son prix, il devrait aussi payer 140$. Ça met tout de suite la barre assez haute en terme de prix, et donc en terme de public. Les NFTs font couler de l’encre, mais ce n’est pas mûr, en particulier à cause du fait que c’est quasiment restreint à ethereum. Si demain les technos du genre RGB sur bitcoin se développent, cela pourrait rendre ce genre de contrats bien moins chers, et demander bien moins d’énergie. On peut aussi espérer qu’ethereum s’améliore.

Par rapport au fait qu’il y aurait un effet de pyramide de Ponzi : ce n’est pas impossible du tout. Tous ceux qui ont investi dans les NFTs ou ethereum veulent en avoir pour leur argent. On achète parce qu’on se dit que ça peut se revendre plus cher, et c’est totalement de la spéculation. Néanmoins ce phénomène existe dans le marché de l’art bien avant l’arrivée des NFTs ! J’imagine que les valeurs finiront par se stabiliser, une fois que tout se sera effondré xD

Pour les techos qui veulent apprendre à développer des NFTs, c’est ici : 🎨 How to Create an NFT - alchemy
Mais franchement il vaut mieux attendre que ces cryptomachins murissent.
Et si on l’a dans la :g1:, je ne dis pas non, mais je ne crois pas qu’on en soit là.

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C’est drôle parce que je viens justement de découvrir ce concept avec une vidéo du hasheur :

https://www.youtube.com/watch?v=pEreoxCwC6c

Les failles que je vois :

  • Pour les objets physiques (dans la vidéo, voir l’exemple des chaussures Satoshi), la blockchain peut fournir le dernier propriétaire de l’objet à condition que l’objet garde en lui la référence donnée dans la blockchain (comme le numéro série). Si je retire le numéro de série de l’objet, je peux briser le lien entre la blockchain et l’objet.
  • Contrairement à ce que les gens pensent, une blockchain n’est pas « vraiment » immuable. Un retour en arrière (rollback) ou un fork (division de la blockchain en deux, l’ancienne et une nouvelle, avec la nouvelle qui aurait plus de succès avec extinction des serveurs de la blockchain ancienne abandonnée) peuvent faire disparaître les preuves de propriété.
  • Panne électrique ou réseau inaccessible peuvent aussi rendre la preuve de propriété difficile à fournir. Mais je chipote là.

Pour ce qui est de la spéculation sur des objets « numériques », rappelez-vous les terrains achetés une fortune sur le monde virtuel Second Life, il y a quelques années.

Il faut prendre cela comme un jeu, et un révélateur des comportements humains… :wink:

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I’ve heard something conceptually similar to NFTs on the Ethereum blockchain a few years ago. Really, anything Ethereum I had a serious case of, « What is the point? »

For example, most of Ethereum’s early apps were gambling related like dice rolls or card games. Then some of the more prolific applications were things like « Cryptokitties », later « Cryptosluts », and things that were reminiscent of trading cards.

In both cases, the art looks like its from a cheap Flash cartoon, and they could’ve easily hired a more talented artist if they were truly becoming rich off cryptocurrency.

Maybe someone will say I am or have been missing out on a good money making opportunities. They might be right, though I also felt 0 compulsion to buy a $400 knife skin from CSGO, or a virtual Japanese high school girl outfit from PUBG.

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Pour info…

@+ :vulcan_salute: :g1:

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Suite à des questions sur gchange, j’ai précisé certain points. D’autres sont des questions ouvertes.

« Il faut noter que la série d’images désignée par ce « NFT » est le fruit d’une interaction/création collective en temps réel impliquant un dizaine de personnes dont j’ai perdu le contact pour la plupart. Au moment de création, il était assez clair pour tous, ou au moins implicitement, que c’était une expérience visant à tester les limites du réseau distribué Mbone (Multicast backbone) reliant à l’époque plusieurs universités et centres de recherche en telecom dans le monde : une sorte de preuve de concept montrant qu’il est possible d’organiser une interaction collective en temps réel sans l’intermédiaire d’aucun centre serveur avec des temps de réponse suffisamment cours (~1 sec) pour permettre une sorte de danse improvisée où chacun répond aux autres.
Le réseau n’avait pas de propriétaire ni d’administrateur particulier. Le logiciel gp (générateur poïétique) permettant cette interaction était libre (il l’est toujours). Le résultat de l’expérience ayant le statut de résultat de recherche (quoique financé par aucune institution) n’était pas supposé entrer sur aucun marché. Si tant est que cela ait un sens, j’ai une certaine légitimité pour « vendre » ce « NFT » puisque je suis à l’origine de cette recherche. Certes, je n’ai pas l’exclusivité sur ces images publiées sous licence art libre qui est faite précisément pour éviter l’exclusivité. D’autres pourraient reprendre ce images pour en faire une œuvre dérivée et la vendre comme bon leur semble si ce n’est qu’ils ne pourraient prétendre à l’exclusivité de leur œuvre dérivée et devraient en indiquer la source. (Ceci pour répondre à jardin_alain.)
Maintenant pour ce qui est de l’unicité de cette création. Oui elle l’est dans la mesure où il n’existera pas d’autre première mondiale de ce type. Non, elle ne l’est pas puisque ces images peuvent être copiées indéfiniment. Ce token est unique dans la mesure où l’œuvre étant unique et moi aussi, je déclare ne vouloir l’échanger que contre de la monnaie libre (oublions les 21 millions de bitcoins) et qu’à l’avenir elle ne soit échangée qu’en monnaie libre. Plus il sera échangé, plus le « souvenir » qu’il véhicule le sera aussi, et plus ces échanges contribueront au flux de transactions en monnaie libre (qui est notablement trop bas pour le moment). Quant aux modalités techniques, je ne sais pas. Il n’y a pas à proprement parler de blockchain NFT associée à celle de la G1. Comment faut-il faire, je pose la question aux développeurs ? (Ceci pour répondre à Shinra). »

Pour la Ǧ1, je vous propose un NFM, un non fongible moment, ça répondra pas aux questions toutefois :slight_smile: :upside_down_face:

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En complément à la vidéo précédente, voici celle d’un point de vu marketing oriented :


2° Édition…

@+ :vulcan_salute: :g1:

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Je crois bien que nous avons ce system de NFT déjà présent (sans que vous le sachiez) dans la nébuleuse logicielle libre.

Contrairement à ce qui est implémenté pour le système de monnaie dette, ici, il s’agit d’effectuer des dons à des media numériques pour le conserver disponible dans l’Internet des gens.

QR code wallet MEDIAKEY

Je traduis et vous redirige vers une discussion qui traite du sujet sur gchange


Bonjour, je souhaite rendre les choses plus claires pour les personnes qui s’interrogent.

Astroport est un centre de données distribué, où chaque fichier média est associé à un portefeuille June (appelé mediakey). Un média peut « survivre » dans cette infrastructure de réseau s’il peut payer pour être hébergé par les stations de l’astroport.

Il s’agit d’un prototype où les propriétaires de médias peuvent gagner de la « Monnaie Libre » grâce aux dons des lecteurs (mais doivent payer pour être disponibles). Une sorte de « SACEM 3.0 » basée sur les droits de « copie privée ». Pour l’instant, il ne s’agit que d’une démonstration montrant les fonctionnalités et l’évolution du Live TestNet astrXbian.

Lorsque la version publique sera prête (fin septembre), ce système pourra être débranché (ou non) de gchange pour fonctionner seul…

Toute cette expérience est une propriété résultant de la technologie https://astroport.com. C’est la construction d’un Nouveau Web, un système d’information fractal p2p basé sur des mathématiques de haut niveau et des protocoles innovants de réseau distribué et de stockage.

Il en résulte un système d’information anoptique ABC basé sur le niveau de confiance des amis des amis.
Vous ne voyez que la partie « publique » de ce système (KODI). Les autres canaux « privés » sont diffusés par NextCloud.

Remerciements et hommages à
Stéphane Laborde et tous ceux qui ont construit la preuve de concept G1 « monnaie libre ».
Olivier Auber Olivier Auber - Wikipedia pour ses recherches sur ANOPTIKON et ses donations au G1 FabLab
Juan Benet Juan Benet (computer scientist) - Wikipedia pour IPFS (interplanetary file system)
Dominic Tarr Secure Scuttlebutt - Wikipedia pour la mise en pratique du réseau « ABC »
John Conway ! ! John Horton Conway - Wikipedia


astrXbian code : https://git.p2p.legal/axiom-team/astrXbian


Travaux issus de la R&D réalisée par le « G1 FabLab »
https://g1sms.fr/

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