Monnaie alternative : limites ou conditions légales?

Bonsoir,
je m’interroge sur les conditions « légalement acceptées » par un Etat comme la France, pour l’usage d’une monnaie alternative (monnaie libre, monnaie locale, etc.). En particulier dans le cas d’une monnaie non indexée à l’Euro, donc pour laquelle la conversion numérique n’est pas possible.
A partir du moment où l’on utilise autre chose que la monnaie « officielle », on est dans une sorte de troc, on est hors des circuits de l’état pour tout ce qui concerne le prélèvement de taxe et impôts, pas de TVA, etc. Dans le cas d’un artisan se faisant payer en Ğ1, il peut toujours tenir une comptabilité de ses activités rémunérées en monnaie libre, mais que peut-il répondre à un inspecteur des impôt qui viendrait l’interroger sur ses bénéfices ?

s’ il est artisan à son propre nom il devra 3o% du prix estimé (ex: baguette estimée 1unl = o,3unL de taxe). un particulier idem au dessus de 3o5unL

s’ il est dirigeant d’ une société anonyme ne serait ce qu’ unique associé (sasu), les taxes que l’ entreprise devra payer sur ses échanges en crypto pourront alors êtres réinvesties dans l’ économie par l’ achat de biens et services sans passer par l’ ursaf (défiscalisation).

voilà en gros.

Un artisan peut très bien se faire payer en prix libre en €…
Les Ğ1 seront alors à considérer comme des simples points de satisfactions.
Inversement, au même titre que les points de fidélité du commerçant.

Quels bénéfices ?

@+ :vulcan_salute: :g1:

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Ouais, reste à estimer des prix en UNL, ce qui est théoriquement impossible de manière rigoureuse si la Ğ1 garde son indépendance vis à vis des UNL.
De même, le concept de prix libre et de points de fidélité seront gérables à une échelle raisonnable. Mais si l’on voulait espérer (on peut rêver) une activité économique basée majoritairement sur une monnaie libre, d’autres questions viendraient à se poser.

En fait tant que les échanges en monnaie libre restent marginaux, je suppose (et j’espère) que les services administratifs ont d’autres chats à fouetter. Mais si, comme je l’espère aussi, l’usage de la monnaie libre (sous la forme Ğ1 ou autre) arrive à se développer à relativement grande échelle, la question va être posée par les services concernés. Et il pourrait être de bon goût de préparer des éléments de réponse et arguments à leur fournir. Même si on est d’accord avec le lien vidéo proposé par Gullandes pour illustrer le débat :wink:

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