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Coucou ! Quelqu’un dans le coin ?

Oui, bonjour et bienvenu .
Quelle est ta requête?

Je m’intéresse à la conception et création d’une monnaie sociale, ce pourquoi je suis tombé sur la Ĝ et la TRM. Mes expériences dans le monde des cryptomonnaies et DAOs les dernières années m’ont appris certaines choses que je voudrais transvaser ici pour voir si ça apporte quelque chose.

La Ĝ aborde le problème de la création de la monnaie : elle est crée en fonction du nombre de citoyens enregistrées et « approuvés » par la toile de confiance. Or, ça résoudre une parti du problème. Plus la Ĝ est utilisée, plus elle rentre dans les grands marchés, plus elle est soumise aux dynamiques et phénomènes de ces dernières. Il n’y a aucune protection contre l’accumulation. L’accumulation est pouvoir. Les baleines manipulent les prix pour leur propre bénéfice. Les utilisateurs de la Ĝ seront soumises à leur pouvoir : Ils jouent avec la liquidité et le prix. Outre, les monnaies tel qu’on les connaît sont du pouvoir portable, c’est à dire qu’un capitaliste peut exploiter les « richesses » d’un coin du monde et les investir dans un autre. Même si tout le monde utilise la Ĝ, celle-ci n’empêche en rien aux riches de jouer leur jeux capitaliste et colonial, ça leur empêche juste d’avoir les mains sur l’imprimante, mais l’accumulation, entre autres choses, reste intouchée. La Ĝ est donc détaché des réalités matérielles importantes délimités par les frontières. Face à cet argument on me dit que ç’est un problème qui n’est pas censé à être résolu par un système monétaire quelconque. Mais, selon qui ? Pour quoi ? Je trouve que cette réponse vient plus d’un automatisme idéologique que d’une analyse profonde. La monnaie est quelque chose de singulière, mais elle reste quand-même un ressource comme les autres. On a pas envie qu’une poignée de personnes possèdent 80 % de l’eau sur terre, ou la terre elle même, mais aussi les immeubles, les sources d’énergie, etc. On peut être facilement d’accord sur le besoin de réguler ce genre de choses : un individu ne peut utiliser une quantité d’eau supérieur à une certaine fraction de la totalité d’eau disponible. Il semble logique. Moi je dis qu’il faut faire pareil pour la monnaie, la traiter comme un ressource tel que l’eau et la terre. Grâce à la blockchain on peut créer un système monétaire avec une régulation endogène, une régulation conforme à une écologie sociale et démocratique, dans le sens profond du terme.

La monnaie doit être adapté aux réalités matérielles des tissues sociales, eux mêmes liés au territoires et aux frontières. Une monnaie qui bouge potentiellement partout, sans régulation, est forcement pathologique. Une monnaie cumulable sans limites est une monnaie injuste. Pour la première fois de l’histoire on peut concevoir une monnaie sociale, démocratique et juste, en raison d’une régulation endogène – seulement possible grâce aux technologies informatiques contemporaines, comme la blockchain.