De la nature des MLC


#61

Oui pardon je viens de vous lire ^^

En faite prenons une MLC nommé “tutu” dans le vercors. Avec 100k tutu en circulation, il y a donc 100k/€ placé sur un compte épargne à la NeF ou au crédit coop. Les assos qui administrent les MLC choisissent volontairement un banque “éthique”, NeF ou crédit coop, tout le temps.

Ces banqued sont considérés éthiques par leur organisation transparente et les investissements qu’ils font. Chaque année tous les sociétaires de la NeF reçoivent en toute transparence la liste des projets qui ont été financés avec leur argent. Ils ont aussi la possibilité d’indiquer quels types de projets ils souhaitent soutenir à l’avenir : écologiques, sociaux ou culturels.

Donc on peut dire que l’utilisation d’une MLC incite dans un premier temps les gens à retirer leurs € des banques commerciales conventionnels pour les mettre sur ces banques éthiques. Dans ce même temps, les assos MLC tissent des partenariat avec la NeF pour que celle-ci investissent la monnaie déposé sur leur compte en priorité dans des projets du territoire de vie de l’asso en question.

Pour résumé, ce que toutes les banques font en toute opacité avec notre fric pour les multinationales les plus rentables à plus fort dividende, la NeF le fait pareil mais sur des projets impact écologique, social et culturel positif. Et chacun peut choisir où ma monnaie va être investi.

C’est là qu’on comprend facilement que pendant que les € nantis qui contrebalance la masse monétaire de tutu ne sont pas juste bloqué, mais utilisés sur le territoire de vie en investissement sur des projets éthiques.

On se retrouve donc avec des tutu qui servent aux échanges locaux dans l’économie réel, dans des commerces jugés respectueux des humain et de la nature par l’asso tutu, et dans le même temps des euros qui ont été retiré des banques privés pour être transféré dans une banque coopérative éthique.

Cela affaibli donc le pouvoir de création monétaire des banques privés commerciales et augmente le pouvoir de création monétaire de la NeF grace à leur réserve fractionnaire, en plus des tutu qui circulent localement.

Une fois qu’on à compris ça, s’ajoute tous les intérêts induits à l’utilisation des MLC, comme l’aspect pédagogique sur la monnaie, les prises de consciences des gens qui comprennent qu’on peut se réapproprier l’usage de la monnaie, les fontes de la valeurs parfois appliqué sur les MLC qui incite les gens à faire circuler la monnaie plutôt que de la stocker, et toutes les règles de fonctionnement que chaque asso peut imaginer sur cette monnaie.

Je ne veux absolument pas faire la promotion des MLC ici, mais simplement remettre au claire le fonctionnement de celles-ci, bien plus complexe et positif que ce qui est parfois dit, et rappeler la genèse anticapitaliste et révolutionnaire du mouvement Sol.

Je pense que c’est nécessaire que chacun au sein des monnaies libres comprennent cela pour ensuite travailler efficacement avec les MLC proches de chez nous, qui sont généralement bien plus en avance que nous sur le tissu économique local et les chaines de productions locales.


#62

Sur le papier , de façon idéologique seulement, parce que concrètement il s’agit de l’inverse : utilisation renforcée du crédit bancaire.


#63

Nan les réserves fractionnaires se trouve entre 10% et 12% de manière générale, mais je vous cache pas que ce sont des règles opaque, internes aux banques et qui ne sont régies par aucune lois Européenne ou autre. Les banques sont elles-mêmes garants de leur règles de création monétaire, donc ça pose déjà un problème de base…


#64

Crédit bancaire de la NeF à taux 0 pour des projets éthiques oui, et utilisation diminué du crédit bancaire chez les autres banques.


#65

“La BCE applique un taux de réserves positif (actuellement 1 %)”

Selon différentes sources trouvées en ligne, ça serait passé de 2% a 1% en janvier 2012.

Après, je parle des réserves obligatoires. Le taux de réserves fractionnaires serait autre chose ?


#66

Oui alors je ne suis pas expert en la question mais je sais que ça c’est un préalable de la BCE qui n’est en faite qu’un préalable applicable par les banques privés. Ce sont les banques commerciales qui régissent leurs propre règles de création monétaire et donc de réserves fractionnaires applicables, en générale 10-12%.

Tout ceci est opaque, peut être que @Galuel aura plus de précision à ce sujet par exemple, ou d’autre, mais dans tous les cas personne ne sait avec précision les taux réels appliqués car ça s’apparente plus à des règles internes d’entreprise (bancaire) qu’à des lois précises de la BCE.


#67

Le n’ai pas compris, NEF ou pas, en quoi l’obligation de trouver des “investissements” rentables était rendue caduque, et donc en quoi la nature profonde de la monnaie utilisée changeait de nature.

En clair il arrive quoi à la NEF si les “investissements éthiques” de la NEF s’avéraient non-remboursés ?

Et si les “investissements éthiques” de la NEF s’avéraient remboursés, en quoi l’observation du Ğeconomicus s’avérerait non-remplie, soit donc l’assèchement ou la marée monétaire cycliques, et donc la production de crises cycliques ?

Il me semble bien que la TRM démontre imparablement, (ce que l’on peut constater aussi dans le Ğeconomicus) que les cycles sont bien dûs à la nature même de la monnaie, et que nulle part la TRM n’identifie “investissements éthiques” ou “investissement non-éthiques” comme fondement de ces cycles.

Voyons nous là alors l’analyse de quelqu’un qui a compris la TRM ou pas ?


#68

Je ne suis pas sûr de comprendre tes tournures de phrase, mais je ne pense pas qu’on puisse parler d’investissement rentable pour de la monnaie déposé chez eux, étant donnée qu’ils ne font que des crédits à taux 0.

Je ne peux pas te répondre sur ce qu’il arriverai à la NeF si les crédits qu’elle octroie ne sont pas remboursés. Je ne suis pas le meilleur interlocuteur pour répondre à cette question.

Évidemment on est tous conscient ici des problèmes générés par la création monétaire par le crédit bancaire, mais le mieux est l’ennemi du bien. Je préfère me faire octroyer un crédit à taux 0 plutôt qu’a 2%, d’autant plus si je sais que les dépôts qui permettent cela me permettent d’utiliser une MLC dans mes échange locaux.

Je réfute donc la notion de “leurre” ou de mensonge de la part des MLC dans le sens où il y a belle et bien un intérêt positif à utiliser cela plutôt que des euros. Mon propos ne va pas plus loin.


#69

il s’agit de mensonge par non connaissance. il suffit d’appeler la NEf pour s’entendre dire qu’elle ne fait pas de credit à taux 0.


#70

A minima même à taux zéro, il y a obligation pour la banque de se faire rembourser… Ce qui est la rentabilité minimale. Cela implique pour tout projet de vendre au moins l’équivalent, dans la même unité de mesure variable (la MNL établit une unité de mesure non-invariante), du montant crédité.

Moi je peux, c’est la faillite assurée.

Toi sans doute, mais la banque elle fera faillite à coup sûr du fait des règles monétaires auxquelles elle est soumise. Oui quantité de banques font faillite. Quantité de Banques en zone non libre européenne ont fait faillite depuis 2008, et d’autres ont été maintenues par la BCE en situation de zombification pour éviter la catastrophe totale.

Un réseau bancaire non libre qui ne se fait pas rembourser, conduit à l’expansion monétaire infinie, et donc à l’effondrement final de sa monnaie.

Tu raisonnes donc uniquement de ton point de vue personnel (c’est mieux pour moi), sans étudier les conséquences globales.

C’est ce que je viens de dire, ta vue est écourtée à ton point de vue personnel, qui se limite dans l’espace et dans le temps, à ne pas voir les conséquences globales dans le temps.

C’est précisément là que la TRM se place pour débuter son raisonnement.

Dépasser ce point consiste donc à comprendre le tout début de la TRM.


#71

Oui.

Je manque visiblement d’information concernant la Nef quant à sont fonctionnement pour étudier les conséquences globales.

Je préfère conclure simplement que s’intéresser aux MLC revient à s’intéresser au fonctionnement de la Nef et du crédit coopératif. Je serais en mesure d’être plus précis lorsque je (ou quelqu’un d’autre) pourrais fournir plus d’informations sur l’état des finances de la Nef.

Quoi qu’il en soit, plutôt que de crier à la malhonnêteté intellectuel des partisans des MLC, il est préférable de s’attarder sur le fonctionnement de ces banques qui se distingue des autres banques.

Si la Nef fait faillite, les MLC avec, on reste donc bien dans un fonctionnement systémique. En attendant, si la Nef tient ses engagements, on reste pour moi dans un cercle vertueux de la monnaie dette.

C’est là que la monnaie libre répond de manière radicale à toutes ces problématiques. Mais là ou la ğ1 se place en parallèle du système actuel, les MLC et la Nef tentent de colmater certaines brèches de la monnaie-dette.


#72

J’abandonne…


#73

je connais bien la NEF pour avoir souvent tenu des stands et presentation à la tribune au coté de cet organisme de pret dans les forums Alternatiba et j’entretien de très bonne relation avec ses adherents et sa direction qui est très sympa et facile d’accès.
Son directeur d’agence toulouse -carcassonne m’a confié tantôt que la NEF etait toujours excedentaire en depot d’épargne et qu’elle n’arrivait que difficilement à trouver des emprunteurs à la fois ecologistes et solvables pour rembourser (et payer l’interet). cela ne m’a pas étonné, si le respect de la planete etait compatible avec le credit bancaire nous ne parlerions pas d’effondrement de la biodiversité aujourd’hui , n’est ce pas?


#74

La Nef a toujours rêvé d’être une “vraie” banque. C’est enfin le cas depuis 2016…

Notez bien le chapitre qui se contredit :

  • Au début : pour les inquiets sur notre fiabilité financière, nous sommes adossés au Crédit Coopératif… de grosses banques bien velues.
  • A la fin : pour les personnes éthiques effrayées par les banques velues, non ne serons plus adossés au Crédit Coopératif.

J’adore…

Banque éthique est pour moi un oxymore.

Quand à la MLC qui se monte près de chez moi, j’ai assisté à deux réunions sidérantes menées par une personne qui déclare :

  • Je ne vais pas pouvoir suivre le projet jusqu’au bout faute de temps. Vous comprenez, je bosse à la Défense… (là j’ai commencé à tiquer).
  • Puis plus tard il confirme mon appréhension : si si je connais bien la gestion d’une monnaie, oh ben oui, je travaille dans une banque !

Le reste était du même acabit, une quête à la subvention déguisée en festival du green washing.

Cela vous fait frissonner ? Revenez vous réchauffer auprès d’un bon dividende bien chaud !