Je vous partage ma proposition martyre comme base de réflexion si vous ne savez pas par où commencer. Elle est probablement à simplifier.
L’objectif de ce fils et de produire au moins une proposition concrète à mettre au vote durant le mois de février afin qu’elle soit validé avant le lancement de la V2.
S’assurer que la communauté de la G1 reste souveraine.
Cela implique de conserver différent pouvoirs, dont les suivants :
confier des responsabilités (et pouvoirs) à certains membres (dans le cas du comité technique, celle de vérifier que le contenu d’une évolution de code blockchain proposée est fidèle à l’annonce de ce qu’elle est sensé faire, donc exempte de code malicieux, et que ce qu’elle fait est souhaité/souhaitable du point de vue de la communauté)
retirer les pouvoirs qu’elle a confié s’ils ne sont plus utilisés tel qu’elle considère qu’ils devraient l’être.
A cet effet, chaque membre du comité technique, quand il accepte ce mandat, est tenu de s’engager à ce qui suit :
Engagements
Respecter les règles décrites dans la version en vigeur de ce document, y compris si elles changent via le processus en vigeur
Démissionner si les règles en vigeur ne lui conviennent plus
Faire activement respecter ces règles par les autres mandatés, ce qui inclue, en cas d’infraction signalée, après avoir vérifiée/constaté l’infraction, de faire le nécessaire pour retirer au plus vite le mandaté contrevenant.
Gouvernance pour faire évoluer le présent document
Quelques heures plus tard, avec des formulations plus concises :
date: 2026-01-28
version: 2.0.0-fr
Engagement des mandatés au comité technique
Intention & enjeux
L’objectif est de garantir que la communauté G1 conserve sa souveraineté.
Pour le bon fonctionnement de la blockchain Duniter, un organe en charge de gérer certaines taches est formalisé avec DuniterV2.
Il s’agit du comité technique dont la fonction est de :
auditer le code blockchain destiné à être mis en production
vérifier l’absence de code malveillant
vérifier que le code produit bien les évolutions annoncées
mettre en production uniquement les évolutions au service de la communauté
Pour que le pouvoir de mettre en production des évolutions reste sous la souveraineté de la communauté, il est essentiel qu’elle puisse définir les modalités du mandat fait aux membres du comité technique (les mandatés).
A savoir :
ce qu’on attend d’eux
les limites à ne pas franchir
comment s’obtiens et se perd le mandat
A cet effet, chaque mandaté s’engage à ce qui suit :
Engagements
Respecter les règles décrites dans la version en vigeur de ce document
Démissionner en cas de désacord avec les règles en vigeur
Voter le retrait du mandat à qui en enfrein visiblement les règles
Gouvernance pour modifier le présent document
Conditions d’adoption :
Vote à seuil unani-majoritaire (voir lexique) + une portion des mandatés
Comment sont désignés/choisis les membres du comité technique ?
appel à candidature
vérification des compétences
parrainage
vote des membres
Comment peut-on révoquer un membre du comité technique ?
par ses pairs
par vote des membres
par un autre commité
Je pense qu’il est important de discuter de ces point là pour une bonne transparence sur ce sujet sensible !
En continuant la lecture, je vois qu’il y a bien la question « comment s’obtient et se perd le mandat ? »
Ce point-là me parait flou ! Par exemple, si une majorité de membre demande que le DU ne plus revaloriser, ou demande un truc qui défavoriserait les futurs membres, Peut-on considérer cela comme l’intérêt de la communauté ?
On pourrait se baser sur la TRM, mais si dans quelques décennies, on se rend compte que la TRM a des défauts, comment fait-on ?
Là encore, je suis dans l’expectative, le flou ne serait-il pas une bonne chose ?
C’est un peu le souci avec les groupes Telegram, on peut y trouver des infos approximatives voir fausses, et on ne peut pas tout vérifier.
Oui, je n’aime pas Telegram !
La question devient : comment être sûr de la propagation de la bonne information ?
Mais ça demande un travail de mise en oeuvre qui me semble irréaliste d’ici le lancement de la V2 le mois prochain.
Là je suis en mode « urgence » : quel est le garde-fou minimum qu’on peut mettre en place sans qu’il soit considéré pire que rien, et qui permette une fois en place, de faire accepter par le comité technique du démarrage de la V2 les évolutions suivante (comme des membres tiré au sort par exemple).
Du coup, la qualité d’information sourcée est clairement un sujet qui m’intéresse à travailler, mais dans un autre topic que celui-ci.
Sur la question du flou, en général, je ne suis pas fan du flou non plus.
Il me semble utile de réfléchir serieusement à la question TRM, génération actuelle et future, mais je doute qu’on arrive à une solution pleintemant satisfaisante en quelques jours (pour avoir 1 mois de vote avant le 8 mars)
Là dessus je suis effectivement resté vraiement très succint (sur comment on perd), et absent sur comment on obtient. S’il y a une proposition compatible avec ce qui est techniquement en place, je suis partant pour l’intégrer.
Dans ma proposition martyre initiale il y avait :
Comment rejoint-on le comité technique ?
candidate
soit aprobé par au moins 1 pair ou 10 membres
prête serment
collecte 5 fois plus d’approbation de d’opposition, avec les votes du comité technique qui vallent 10 membres
si l’équivalent de 50% du comité tech t’approuve (-5 par opposition) bienvenue
si au bout d’1an tu n’a pas été adopté, ta candidature périme, les approbation et oppositions avec.
Comment sort-on du comité technique ?
démission
absence : si sur les 12 derniers mois, au moins 2 décisions ont été espacées de + de 30 jours && tu n’a participé à aucune && il y a eu au moins 5 décisions, sortie automatique du comité
destitution : au moins 100 membres demande la destitution, moins de 10% d’opposition à la destitution sur 1 mois : destitution actée. Sinon, si 50% des membres vote la destitution et moins de 25% des membres s’y opposent → destitution actée. Sinon au bout d’un an, la motion de destitution périme.
La précipitation n’apporte pas toujours la qualité.
On reste un petit nombre dans le cœur technique autour de Duniter, on se connait assez bien, je ne pense pas qu’il puisse y avoir une dérive sur le cours terme du comité technique. Il peut fonctionner sans que soit dès le début rédigé noir sur blanc un texte qui encadre la pratique de ce dernier.
Sur la ĞTest, le comité se résume aujourd’hui au cercle très restreint des huit êtres humains suivants :
cgeek 1000i100 tuxmain vit poka aya HugoTrentesaux moul
Les travaux sur l’encadrement du comité technique demandent une réflexion profonde et du temps. Précipiter ça pour avant la migration me semble une mauvaise idée.
La Ğ1 a commencée sans licence Ğ1. Elle a été intégrée dans son dépôt et dans Cesium dix semaines après le lancement de la Ğ1.
Concentrons-nous d’abord sur la migration qui demande déjà beaucoup d’efforts. Cette réflexion et ce vote nous divertissent de l’effort premier.
Je propose de remettre ça a dans quelques mois après la migration.
Après, libre à chacun de poursuivre ses projets. Duniter/Ğ1 est un projet logiciel libre après tout.
J’ai pas été assez précis. J’ai listé le comité technique actuel sur la ĞTest (récupéré via Ğcli).
Pas les contributeurs fortement impliqués dans le cœur du projet.
En revanche, je considère qu’adopter une version minimaliste serait utile avant que le comité technique n’entre en fonction.
Cette version n’a pas pour but de délimiter finement ce qu’est sensé faire le CT ou non ni comment.
Son rôle est simplement de définir un processus pour décider quelles futures règles le comité technique devra respecter.
Pourquoi ?
Pour qu’il n’ai pas la légitimité d’outrepasser des règles validée par la communauté.
Je suis d’accord qu’on est entre nous, qu’on se connaît et qu’on se fait confiance sur le fait de vouloir œuvrer au bénéfice de la monnaie libre Ğ1. Mais d’une part, ce qui est au bénéfice de la monnaie libre Ğ1, en dehors des bugfix, ne fais pas nécessairement consensus (mais pour départager entre nous, outre discuter sur le forum, il y a le seuil à atteindre coté runtime upgrade). L’endroit qui m’importe c’est de départager non entre nous mais entre la communauté et nous. Et tel que c’est implémenté en V2, actuellement, si la communauté n’est pas d’accord avec le CT, elle n’a qu’a se trouver d’autres dev pour faire un hard-fork. En matière de prise en compte de la communauté voir, de pouvoir au peuple / démocratie, on a vu mieux qu’une « élite qui décide pour tout le monde » quand bien même pour l’instant ce n’est pas un problème parceque ses choix sont appréciés.
En gros, je suis d’accord qu’on a pas le temps de pondre un texte qui décrit avec finesse comment le comité technique doit être et rester au service de la communauté.
En revanche, je pense que ce que je propose est suffisant pour que les membres du comité technique acte le fait d’être au service de la communauté, et que c’est elle qui décide/décidera à quoi ressemble être à son service.
Mais je te rejoins, le comment être au service de la communauté, ça peut attendre quelques mois pour ne pas faire n’importe quoi. Et comme le rappelle @Yvv peut-être que le meilleur moyen d’être au service de la communauté sera de se passer d’un comité technique et de s’organiser différemment pour ce qui relève de ses fonctions actuellement en GTest (ou au lancement de la V2).
Qu’un groupe, même bien intentionné, même avec le capital confiance qu’il a acquis en faisant ses preuves, soit prêt à lâcher le pouvoir (technique mais aussi l’aura sociale associée) sans qu’on lui montre fermement le chemin, je n’irais pas jusqu’à dire que je n’y crois pas du tout, mais je n’en jurerais pas… Et en tant que dev, je préfère corriger les bug que je vois avant de mettre en prod, ben c’est pareil quand il ne s’agit pas de code : Peut-être que personne individuellement ne fera n’importe quoi du pouvoir dont il dispose, peut-être que collectivement on gardera le cap de décentraliser le pouvoir… Mais s’assurer que si on a besoin d’aide un cadre peut nous l’apporter me semble préférable plutôt que de se reposer sur « peut-être ça va bien se passer, jusqu’ici ça l’a fait ».
En gros, je nous fais confiance pour vouloir faire de notre mieux, sincèrement.
Je ne nous fais pas confiance sur le fait que notre mieux reste satisfaisant pour la communauté si on ne lui donne pas les moyens de faire en sorte que ça le reste.
Peut-être que ça vient du fait d’avoir dans ma famille des gens qui sont convaincus d’avoir œuvré toute leur vie pour construire un monde meilleur / une humanité plus heureuse… Et qui de ce que j’en vois se rapproche comportementalement et dans le discours des actes et politiques de Macron, de la FMI ou de la BCE. Hors je doute fortement que la majorité des juniste considère que les politiques mené par ces entités sont à leur service.
En tant expérimentation alternative, ne faisons pas les mêmes erreurs que ce qu’on critique, ou le moins possible, et corrigeons-les dès qu’on le peut
En gros, cette proposition d’engagement des mandatés au comité technique n’a pas vocation d’être idéale, mais d’être un plus petit pas qui permet les suivants.
Si beaucoup de membres sont pour, et que nous, au comité technique, nous ne sommes pas pour, mais qu’on peut vivre avec, alors ce texte remplie selon moi pleinement sa fonction.
A nouveau j’ai de gros soucis avec cette méthodo que tu déploies :
. Tu y passes un temps considérable, bravo et merci.
La contrepartie, c’est qu’elle constitue une barrière à l’entrée trop importante pour proposer une alternative.
. Tu vas tout de suite au résultat fini, de façon monolithe : on doit voter des textes entiers. Si je ne veux pas changer qu’une phrase ou qu’un mot, mais un registre, je ne peux pas. Voter représente trop d’efforts, pour les votants eux-mêmes (qui ne vont pas recommencer, « ho c’est bon, on va pas y passer notre vie non plus ») et pour la comm qui doit aller à la pêche aux votes.
. Le timing que tu crois naturel, au point de « l’imposer » - loin de toi cette intention je sais bien, est bloquant. Du coup on se retrouve avec des répliques de type, « ha pour les questionnements de fond c’est trop tard », « questionnement pertinent, mais on n’a pas le temps », …
. Une petite analyse des votes est très éclairante sur les ressorts qui l’animent. Nous ne sommes pas dans la mise à l’épreuve et le façonnage des contenus, nous sommes dans une polarité entre :
tendance à « encourager l’effort et l’initiative d’une personne et 2-3 autres », « on pourra toujours améliorer, rien qui me choque vraiment, on s’en fout un peu, allez on avance » ; … ce que j’ai failli faire aussi pour ne pas me retrouver en position d’emmerdeur qui empêche.
tendance à "réfuter l’initiative, jugée trop « affinitaire », peut-être un peu illégitime, …
Bref, on s’éloigne du contenu lui-même au profit de différentes « postures », alors qu’il vaut la peine d’une réflexion approfondie et prudente.
Exemple :
→ j’aimerais exclure tous les propos qui ont trait à de la morale, ou une façon d’être, pour ne laisser que les aspects pragmatiques d’un engagement à faire ceci et cela dans tel et tel contexte.
→ mais je ne veux pas non plus pondre à nouveau tout un texte monolithe à soumettre à un « oui ou non ». Je souhaite modulariser. Dans ce cas d’un texte référence, le module unitaire est le paragraphe. Ici, un paragraphe = un engagement.
→ je souhaite que le vote soit permanent, et soumis à l’algorithme du « in - out » (qui dépend des variables que tu mets en dur dans ton code {0,1 | 0,2 | 5}). De façon automatisée (quand le calcul dit « in » → remplace l’existant ou ajoute, alors les clients de certification qui implémentent l’acte d’engagement se mettent à jour automatiquement).
→ je souhaite que ces variables soient également soumises à un vote permanent, qui prend par exemple la médiane des valeurs votées.
oui, c’est une appli, oui c’est plus long, mais non il n’y a pas d’urgence au 8 mars. Partir de l’existant suffit, et je crois même que c’est sage de partir de là.
Quel sont les protocoles effectifs, en vigueur dans la gtest ? Quel problème doit-on résoudre pour le launch genesis (mvp: état d’esprit « s’il n’en fallait retenir qu’un seul ») ?
Commencer par l’existant, c’est aussi commencer par un premier travail de défrichage avec les 8 personnes du CT improvisé sur la gtest. Comment voient-elles les choses, elles qui ont les manettes dans les mains ? PAS en termes de solutions déjà pré-conçues, mais en termes de « Quels sont les problèmes et les bonnes questions ? ».
Peuvent-elles nous fournir un état des lieux très spécifique, avec les options qu’elles imaginent ? Perso c’est cette matière première là que j’aimerais soumettre à la communauté et sur laquelle j’aimerais plancher.
Tout repose en gros sur la capacité à distinguer ce qui est l’ordre du bugfix de ce qui est une décision arbitraire de l’ordre de la préférence, ou d’un positionnement. Puis dans le second cas quels sont les critères qui requièrent une décision ouverte aux usagers ?
Tant qu’on ne sait pas répondre à ça, il est peu utile de théoriser sur une « souveraineté communautaire », car la communauté n’aura pas les moyens de sa souveraineté (il y aura autant de définitions que de personnes qui en parleront).
Et on va partir, on est déjà parti, sur les sempiternelles affaires de représentativité, des modalités de vote, etc…
Le premier pas serait selon moi de constituer cette matière première à réfléchir.
En premier lieu : distinction entre bugfix | décision purement technique | décision communautaire.
Et pour les autres actes d’engagement :
Fiabilité de notre toile fiduciaire : Liste des engagements et protocoles à respecter.
Qualité de la toile de confiance forgerons : Liste des compétences requises et des protocoles à respecter à chaque jalon du « onboarding » (qu’il faut donc avoir comme matière première également).
Alors ce n’est pas un texte qu’il faut pondre.
Justement, ne sous estimons pas la puissance d’une genèse. Penser que l’on « fera mieux demain », « on n’aura de toute façon jamais un truc parfait, idéal », … sont des formules évidentes, mais un peu légères au moment de la genèse.
Si jamais ces mêmes erreurs que tu convoques sans les désigner, se trouvent dans la méthodo de genèse, « dès qu’on peut » … c’est maintenant ?
PS : je ne résiste pas… je suis en train de préparer la diffusion de mon petit bouquin « une économie du don - enfin concevable » (ça y est j’ai reçu hier mon exemplaire pour le dépôt légal BNF), et pour cela je suis en train d’écrire et produire une chanson par « chapitre » pour accompagner le livre.
En avant première, voici le chapitre 3, chanson 3 : il traite du rôle fondamental d’une monnaie au-delà de ses 3 fonctions consacrées par Aristote, le rapport avec ce topic n’est pas évident, mais tu vas vite saisir le clin d’œil.