Besoin de correcteurs sur un projet d'écriture en lien avec la monnaie libre

Bonjour à tous, je me présente François Rocher, écrivain sur Rennes, je suis en train d’écrire un livre intitulé « La révolution de l’amour, de l’humour, et de la paix », et dans ce livre je souhaite aborder les grands axes d’évolution de la société vers un monde plus humain, et je souhaite donc parler des initiatives comme la monnaie libre. J’aurais besoin d’une personne qui connaît bien le sujet pour me relire et compléter si besoin, je tiens à faire un texte compréhensible pour tous. Vous pouvez me répondre ici ou par email : revolhumoriste@protonmail.com

Première ébauche :

La boite économique

Un point clé du malaise de l’humanité est le fonctionnement économique qui conditionne la survie au salaire. Avec les capacités actuelles de surproduction, chaque être humain devrait avoir accès au minimum vital d’eau et de nourriture, et cela sans aucune condition de ressource. L’argent est un outil formidable pour faciliter les échanges, mais son utilisation actuelle est catastrophique et mène aux plus grandes injustices. Alors que tellement de gens vivent et meurent dans la rue, d’autres possèdent plus de la moitié des ressources de l’humanité. De la même manière qu’il faut garantir un minimum vital pour tous, il est capital de garantir également un maximum, afin préserver de l’avidité. C’est pourquoi l’idée d’un salaire universel apparait de plus en plus incontournable. Afin de libérer la population humaine des mauvaises utilisations de l’argent, il faut aller explorer sa circulation depuis l’origine de sa création.

Le monopole de la création monétaire et donc la gestion du fonctionnement des sociétés sont actuellement possédés par les institutions bancaires. Les banques sont des intermédiaires de confiance. C’est-à-dire que nous leur confions notre épargne pour qu’elles la sécurisent. Lorsqu’un citoyen à besoin de plus d’argent, il demande à une banque de lui prêter une certaine somme, et elle à plein pouvoir d’accepter ou de refuser de prêter l’argent qui ne lui appartient pas, tout en encaissant un pourcentage d’intérêt. Par ce fait, elles ont un pouvoir de contrôle sur l’évolution de la société en choisissant les projets qu’elles souhaitent voir financés. Elles reversent ensuite une partie des intérêts à ses clients, de manière proportionnelle à leur capital. C’est-à-dire que et plus on est riche et plus notre richesse s’accroît rapidement. De plus, elles font payer des frais importants à ceux qui sont à découvert. De ce fait, il est évident que plus on est pauvre et plus on le restera, ce qui renforce de fait les inégalités de par leur fonctionnement structurel.

Pour alourdir encore un peu plus le karma des banques, certaines d’entre elles ont des traders qui risquent l’argent de leurs clients pour s’enrichir et qui mettent en péril tout le système économique. Traders qui pour certains utilisent des superordinateurs qui leur permettent d’effectuer un très grand nombre d’opération de vente et d’achat par seconde. Il existe bien sûr des banques alternatives qui permettent à leurs clients de choisir l’utilisation que sera faite de leur argent, c’est le cas de la Nef, mais cela ne représente qu’une infime partie de la solution.

Nous sommes en droit de nous demander s’il est possible de vivre sans compte bancaire. Pour ce qui est du salaire, son versement doit obligatoirement être fait par chèque barré ou par virement sur un compte bancaire si son montant excède 1 500 € net/mois. L’indemnisation du chômage, les aides au logement, les minima sociaux (RSA, minimum vieillesse, etc.) sont versés par virement et nécessitent d’être bancarisé. De même, le remboursement des frais médicaux par la sécurité sociale s’effectue sous forme de virement. Il est cependant possible de remplacer son compte bancaire par un compte Nikel qui est un compte de dépôt et de retrait d’argent qui fonctionne sans banque et qui s’ouvre facilement chez certains bureaux de tabac.

En ce qui concerne les prêts, il existe un certain nombre de sites web de prêt entre particulier et financement participatif. Il existe par exemple le site « lendosphere.com » qui permet de financer des projets de transition énergétique, ou le site « bluebees » qui permet de financer des projets liés à l’agriculture durable.

Les crypto monnaies tel que le bitcoin ou l’ethereum permettent également de révolutionner le monde de l’économie, de par le fait qu’elles soient décentralisées, c’est-à-dire qu’elles ne dépendent d’aucune banque ou d’aucun intermédiaire. Il existe en particulier une crypto monnaie française tout particulièrement intéressante intitulée la June, puisqu’elle fonctionne sur le principe du salaire universel, c’est-à-dire que chaque membre possédant un compte césium reçoit chaque jour un dividende universel qui évolue en fonction de la quantité de monnaie en circulation et de l’espérance de vie, de manière à garantir que tous les individus reçoivent dans leur vie la même quantité de monnaie. Le fonctionnement de la création de cette monnaie repose sur la théorie relative de la monnaie mise au point par Stéphane Laborde.

Une société qui fonctionne sur système de création monétaire assure l’égalité et la sécurité financière de tous ces membres sans condition ni distinction.

Pour plus d’information sur la monnaie libre : https://monnaie-libre.fr/

Pour intégrer le réseau de la monnaie libre June : https://www.le-sou.org/inscription-g1/

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Bonjour Dice_Man :slight_smile:

Tout ça est faux et tu va être horrifié de découvrir la vérité :rofl: Je les reprend une à une :slight_smile: :

Quand tu verses de la monnaie sur un compte un banque, et que tu vois un solde bancaire augmenter, c’est la promesse que te fait la banque de te rembourser le jour où tu lui demanderas. Maintenant, la monnaie va dans sa réserve, ou dans ses distributeurs automatiques, et pas du tout dans une petite boite avec ton nom dessus. Pire que ça, si tu regardes la totalité de monnaie que la banque possède par rapport à ce qu’elle promet à tous ses clients, le minimum légal est de… 1% :laughing:

Je le répète : une banque peut très bien te devoir 1000€, et n’avoir que 10€ dans ses réserves :slight_smile:

Donc non, elle ne sécurise pas ton épargne : c’est toi qui lui prête ton épargne :slight_smile: (d’ailleurs elle te rémunère pour cela, 0.75%, sympa hein ? :smile: )

Une banque ne prête pas la monnaie de ses déposants, elle augmente simplement le compte de celui qui s’endette, sans en diminuer d’autres :slight_smile: c’est comme ça qu’elle se retrouve à devoir plus de monnaie qu’elle n’en a réellement ! Elle ne prête pas de la monnaie qui existe, elle « crédite » une promesse de monnaie sur les comptes.

Ça ne l’empêche pas de se faire un intérêt sur de la monnaie qui n’existais pas avant :smiley: et 2% sur 20 ans pour un crédit de 100 000€, ça peut vite représenter 50 000€ d’intérêt à payer au total :slight_smile: C’est cool ça, le client signe, et bam! 50 000€ de gagné ! Au pire si il paye pas la maison sera saisie, il fallait lire le contrat :slight_smile:

Non plus, les traders ne prennent pas la monnaie des clients, quand ils spéculent, ils promettent juste de payer de la monnaie qu’ils n’ont pas :smiley:

Ce n’est-il pas merveilleux ? :rofl:

Par contre si ils se plantent, la banque peut couler, et les dépôts des gens avec… Mais bon ça rapporte !

J’ai fait un petit « jeu » interactif où on joue une banque pour comprendre cela : https://yyy-vox.gitlab.io/encyyyclopedie/articles/creation_monetaire_interactive.html

Nope, la Nef n’est pas une banque. Elle a son propre compte dans une banque commerciale (qui peut faire faillite, coulant la Nef avec elle) :slight_smile:

Nope, le dividende n’est pas un salaire, c’est une redistribution monétaire :wink: Et on ne reçoit pas un dividende, on le co-créé, chaque membre en créé un :slight_smile:

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§2 Le problème principal n’est pas l’épargne mais la création, ce qui n’apparaît pas clairement dans le texte. L’argent qu’on leur « confie » (=qui est dans le compte bancaire) est en fait l’argent qu’elles nous ont prêté. Du coup il faut aussi parler de la destruction de l’argent du prêt remboursé. C’est cette création par la dette qui pousse à organiser l’économie comme on la connaît aujourd’hui, et qui freine tout ce qui n’est pas lucratif (services publics, culture, etc.).

§6 Certes les cryptos type bitcoin sont décentralisées techniquement, mais pas monétairement donc pas économiquement. Elles sont de fait centralisées par ceux qui ont de gros ordinateurs.

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Merci pour vos corrections, je vais faire au mieux pour intégrer vos corrections, merci beaucoup. Mon projet ensuite c’est de distribuer le livre gratuitement au plus grand nombre, par mes propres moyens.

techniquement pour la monnaie libre, c’est plus le système informatique qui créé la monnaie et qui la répartie automatiquement, ce ne sont pas les utilisateurs qui font l’action de la créer non ?

Quelques remarques personnelles pas forcement pertinentes :sunglasses:

Je trouve cette formulation peu claire. « tellement » « d’autres » c’est très subjectif…

En fait Nickel appartient pour 95% à BNP Paribas…

Et comme déjà dit le Dividende Universel n’est pas un salaire, et le terme « revenu de base » prête à confusion car il y a beaucoup de définitions différente.

En effet il n’y a pas d’action des utilisateurs, mais ce n’est pas non plus la machine qui réparti ou distribue quelque chose qu’elle crée. La création à bien lieu sur le compte de l’utilisateur.
Par opposition à un crédit par exemple, où la monnaie est crée sur le compte de la banque puis versée sur le compte du client…

Oui c’est automatisé (c’est vachement pratique quand même :slight_smile: ), et c’est symbolique (on ne fabrique pas de pièces en argent métal), mais c’est le seul moyen d’augmenter la masse monétaire (tout comme en monnaie dette, la masse monétaire augmente par la dette). C’est donc une création. (on pourrait dire que ça représente la création de richesses de chacun ou de la société par le fait d’exister mais je ne suis pas sûr que ce soit juste)

Ensuite comme cette création est égale pour tout le monde, on peut dire que chacun crée.

En fait c’est autant une création que si chacun forgeait ses pièces en or. Seulement là, on n’utilise pas un marteau mais un réseau informatique.

Pour faire un bilan de vos observations :

D’une certaine manière les banques sécurisent notre épargne, plus que d’entasser les billets sous son matelas, moins que la cryptomonnaie, sauf que dans le cas de la cryptomonnaie, si tu perds tes fichiers et tu seras bien content de ne plus pouvoir accédez à ton argent, et si à l’inverse tu met des papiers partout pour ne pas les perdre, quelqu’un peut tomber dessus.

J’ai précisé que la nef est est une coopérative de finances solidaire qui fonctionne en partenariat avec le crédit coopératif et que le compte Nikel est possédé à 95 % par BNP Parisbas.

C’est vrai que je n’avais pas parlé du fait qu’elles prêtent plus qu’elles disposent, il y a principe de l’argent dette, j’avais zappé cette partie qui est un peu plus technique mais c’est vrai que c’est important, je vais revoir la vidéo que j’avais vu sur le sujet. Pareil pour les traders.

Certes les cryptos type bitcoin sont décentralisées techniquement, mais pas monétairement donc pas économiquement. Elles sont de fait centralisées par ceux qui ont de gros ordinateurs. Dans le cas de la june, en quoi est ce différent, c’est une blockchain, il faut bien aussi vérifier les transaction non ?

Alors que tellement de gens vivent et meurent dans la rue, d’autres possèdent plus de la moitié des ressources de l’humanité. C’est vrai que je peux préciser en citant quelques noms.

Pour le terme de co-création, c’est quand même le système informatique qui créé la monnaie sur le compte des utilisateurs, même s’il n’y a pas de conditions autre que la certification. Ca me semble plus exacte que de dire qu’en tant qu’utilisateur je créé de la monnaie. Comment je créé de la monnaie, en attendant qu’elle apparaisse sur mon compte, c’est comme dire je cré des pommes en attendant qu’elle pousse dans l’arbre. Il y a les informaticiens qui ont développés l’arbre à june et les utilisateurs qui l’utilisent.

Oui c’est bien un réseau décentralisé, mais qui favorise les gros calculateurs. Et donc centralise la création monétaire sur ces grosse fermes de calculateurs. Le système de blockchain de la Ğ1 est similaire tout en étant différent voir cette présentation

Avant de citer des noms, je pensais plutôt mettre des chiffres…

Oui mais c’est plus vrai de dire que la monnaie est crée ou co-crée sur le compte de chaque utilisateur que versé. Chaque membre crée automatiquement la même part de monnaie.
Et je dis bien « part » et pas « quantité », la quantité de Ğ1 change régulièrement, la part reste la même…

Il y a là deux choses différentes :

economie

pour BTC, chaque mineur (qui calcule les blocs) crée de la monnaie quand il crée un bloc. C’est pour cela que BTC est asymétrique en faveur des mineurs. Pour Duniter, il n’y a pas de récompense par création monétaire, juste une caisse de dons. S’il n’y a plus de dons, les membres calculants ne sont plus rémunérés.

technique

D’autre part, les mineurs BTC ne sont pas identifiés, et peuvent posséder de nombreux et puissants ordis pour créer plein de BTC. Alors que dans Duniter, les membres calculants sont identifiés, et ont un handicap personnalisé. Quelqu’un qui a un noeud très puissant va avoir un fort handicap. Avec Duniter, même ceux qui possèdent de petits ordis peuvent calculer.

ex. mon noeud a la puissance d’un smartphone milieu de gamme, et calcule 1 bloc tous les 2 jours. Ce serait impensable en BTC, ou dans une monnaie en preuve-de-travail pure avec quelques utilisateurs.

Oui c’est vrai j’avais oublié cet aspect, très important en effet. Merci :slight_smile:

Les ‹ utilisateurs › non certifiés peuvent effectuer des transactions mais ne créent pas de monnaie, ne peuvent pas certifier et ne peuvent pas calculer de blocs dans la blockchain. Ilsn’apparaissent pas non plus sur la toile de confiance.

Les ‹ membres › certifiés, eux peuvent tout faire et apparaissent sur la toile de confiance.

Le terme exact pour ce que vous décrivez est donc membre et pas utilisateur.

Pour le principe du crédit, une petite vidéo que j’aime bien :

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Le problème de mon point de vue ce n’est pas de prêter de l’argent qui n’existe pas puisque l’argent est déjà virtuel à la base, c’est surtout le principe de l’intérêt. Lorsque je prête un vélo à quelq’un je n’attend pas à ce qu"il me rende mon vélo plus une roue. Mais j’ai surement pas assez compris. Si les banques se limittaient à prêter ce qu’elles possèdent réellement, cela freinerait le nombre de projets financés, mais y aurai-t-il un bénéfice pour la population ?

La dette des états augmente perpétuellement mais du point de vue des personnes, les emprunts personnels sont remboursés une fois que la maison et la voiture sont finis de payer. Je vois la dette des pays qui n’est jamais payé comme un moyen de réguler la consommation des ressources et amener à la décroissance. De même qu’on nous dit jamais ouvertement que la robotique va supprimer des emplois et qu’il est normal d’avoir plsu de chaumage, on nous dit qu’ils vont lutter contre le chaumage. On nous amène vers un monde ou le travail va fortement diminuer en nousmaintenant dans la peur du chaumage le temps de la transistion entre les deux.

C’est surtout la compétition des entreprises qui les poussent à produire toujours plus. Et on ne parle pas beaucoup de l’augmentation de la population.

D’un point de vue macro économique, la dette des ménages augmente aussi sans cesse. Il y a toujours de plus en plus de personne de plus en plus endettés. Idem pour les entreprise.
S’il n’y a pas assez de dette il n’y a pas assez de monnaie en circulation c’est pour ça que l’état augmente plus sa dette quand les ménages ne l’augmente pas assez.

Le pognon même si ce ne sont que des chiffres n’est pas virtuel, il existe, tu peux payer tes factures avec, et recevoir des payement. Le problème vient bien du pouvoir de création qui est réservé aux banquiers.
Quand j’emprunte une voiture je la rends avec le plein fait, ou je la nettoie (c’est aussi une forme d’intérêt) c’est une façon de remercier le prêteur de s’être privé de l’usage de son bien pendant un certain temps.
Avec la monnaie, la banque ne se prive pas, elle crée la monnaie qu’elle crédite, et fait payé des intérêt pour ce « service ».

C’est-à-dire rien, à part leurs propriétés en nature et leur éventuelle réserve d’argent métal. La totalité de leur monnaie est créée à partir de rien. Si on veut un système où les banques ne font que prêter à taux 0, il faut bien que l’argent soit distribué (créé) au départ. Mais quelle distribution ? Pourquoi en donner plus aux banques ? La plus égalitaire est celle du DU.

Les politiciens qui prônent l’austérité sont des incompétents/masochistes/cruels. (vidéo de Science Étonnante) Si on veut rembourser la dette, il y a deux moyens qui sont employés :

  • Croissance exponentielle, emprunter plus pour produire plus et consommer plus, pour pouvoir rembourser plus. Ça ne marche pas, la dette ne fait que croître. Les capitalistes pensent que c’est parce qu’on n’est pas assez néolibéral, alors ils continuent encore plus fort. On arrive à des choses comme la crise de 2008.
  • Austérité, produire moins, consommer moins pour rembourser. Ça détruit l’économie par le bas et c’est inefficace.

Alors si une dette à intérêts est par nature irremboursable, pourquoi rembourser quoi que ce soit ? Et si on ne rembourse pas les dettes, alors pourquoi conserver les dettes ? (questions rhétoriques, hein)

Pour l’augmentation de la population je ne vois pas de problème. Ça fait plus de consommation, mais aussi plus de production, possiblement en proportion identique. Le seul problème est l’éventuel manque de ressources premières.

:+1: sur la compétition, ce qui peut amener à parler de l’intérêt des services publics non lucratifs, non compétitifs.

Je pense que vous trouveriez intérêt à discuter avec @denislaplume, auteur entre autres, de « La monnaie : ce qu’on ignore », et « Le président providentiel ».

Son blog (et contact) est ici : https://blog.denislaplume.fr/

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Merci pour toutes vos explications, voila la version mise à jour :

Un point clé du malaise de l’humanité est le fonctionnement économique qui conditionne la survie au salaire. Avec les capacités actuelles de surproduction, chaque être humain devrait avoir accès au minimum vital d’eau et de nourriture, et cela sans aucune condition de ressource. L’argent est un outil formidable pour faciliter les échanges, mais son utilisation actuelle est catastrophique et mène aux plus grandes injustices. Alors que tellement de gens vivent et meurent dans la rue, d’autres possèdent plus de la moitié des ressources de l’humanité. Pour ne citer que quelque nom parmi les vingt plus grandes fortunes mondiales qui totalisent à elles seules plus de mille milliards de dollars, il y a Jeff Bezos, principal actionnaire d’Amazon possédant 131 milliards de dollar, Bill Gates créateur de Microsoft avec 96 milliards de dollars, Bernard Arnault, actionnaire majoritaire du groupe LVMH avec 76 milliards de dollars, ou encore Françoise Bettencourt Meyers membre du comité de direction du groupe de l’Oréal avec 49,3 milliards de dollars. Ce sont les personnes qu’il faut principalement remercier pour s’être accaparé la moitié des ressources de l’humanité. De la même manière qu’il faut garantir un minimum vital pour tous, il est capital de garantir également un maximum, afin préserver de l’avidité. C’est pourquoi l’idée d’un salaire universel apparaît de plus en plus incontournable. Afin de libérer la population humaine des mauvaises utilisations de l’argent, il faut aller explorer sa circulation depuis l’origine de sa création.

Le monopole de la création monétaire et donc la gestion du fonctionnement des sociétés sont actuellement possédés par les institutions bancaires. Les banques sont des intermédiaires de confiance. C’est-à-dire que nous leur confions notre épargne pour qu’elles la sécurisent. Lorsqu’un citoyen à besoin de plus d’argent, il demande à une banque de lui prêter une certaine somme, et elle à plein pouvoir d’accepter ou de refuser de prêter l’argent qui ne lui appartient pas, tout en encaissant un pourcentage d’intérêt. De plus, les banques prêtent plus d’argent qu’elles n’en possèdent réellement, l’argent prêté est créé artificiellement par un jeu d’écriture bancaire à partir de la promesse de remboursement de l’emprunteur, et cet argent sera détruit une fois le prêt remboursé.

Par ce fait, elles ont un pouvoir de contrôle sur l’évolution de la société en choisissant les projets qu’elles souhaitent voir financés. Elles reversent ensuite une partie des intérêts à ses clients, de manière proportionnelle à leur capital. C’est-à-dire que et plus on est riche et plus notre richesse s’accroît rapidement. De plus, elles font payer des frais importants à ceux qui sont à découvert. De ce fait, il est évident que plus on est pauvre et plus on le restera, ce qui renforce de fait les inégalités de par leur fonctionnement structurel.

Pour alourdir encore un peu plus le karma des banques, certaines d’entre elles ont des traders qui risquent l’argent de leurs clients pour s’enrichir et qui mettent en péril tout le système économique. Traders qui pour certains utilisent des superordinateurs qui leur permettent d’effectuer un très grand nombre d’opération de vente et d’achat par seconde. Il existe bien sûr des banques alternatives qui permettent à leurs clients de choisir l’utilisation que sera faite de leur argent, c’est le cas de la Nef, qui est une coopérative de finance solidaire qui fonctionne en partenariat avec le crédit coopératif, mais cela ne représente qu’une infime partie de la solution.

Nous sommes en droit de nous demander s’il est possible de vivre sans compte bancaire. Pour ce qui est du salaire, son versement doit obligatoirement être fait par chèque barré ou par virement sur un compte bancaire si son montant excède 1 500 € net/mois. L’indemnisation du chômage, les aides au logement, les minima sociaux (RSA, minimum vieillesse, etc.) sont versés par virement et nécessitent d’être bancarisé. De même, le remboursement des frais médicaux par la sécurité sociale s’effectue sous forme de virement. Il est cependant possible de remplacer son compte bancaire par un compte Nikel qui est un compte de dépôt et de retrait d’argent qui s’ouvre facilement chez certains bureaux de tabac, qui fonctionne sans condition de revenus, et sans possibilité de crédit ni de découvert. Néanmoins, ce système de compte à été racheté à 95 % par la banque BNP Paribas, mais aura toute fois servis à faire évoluer le système bancaire pour offrir une solution pour les personnes privées de compte

En ce qui concerne les prêts, il existe un certain nombre de sites web de prêt entre particulier et financement participatif. Il existe par exemple le site « lendosphere.com » qui permet de financer des projets de transition énergétique, ou le site « bluebees » qui permet de financer des projets liés à l’agriculture durable.

Les crypto-monnaies tel que le bitcoin ou l’ethereum permettent également de révolutionner le monde de l’économie, de par le fait qu’elles soient décentralisées, c’est-à-dire qu’elles ne dépendent d’aucune banque ou d’aucun intermédiaire. Les cryptomonnaies fonctionne sur le principe de la blockchain, ou chaîne de blocs de données, c’est à dire que toutes les transactions effectuées par les utilisateurs de la monnaie sont inscrites dans un livre de compte qui n’existe pas en un seul exemplaire sur un serveur central, mais qui existe simultanément sur chacun des nœuds du réseau. Chaque utilisateur du réseau participe de manière automatique à vérifier la validité des transactions ce qui permet de se passer des intermédiaires de confiance que sont les banques.

Pour ce qui est des crypto-monnaies telles que le bitcoin ou l’Ethereum, la participation des membres à la création de la monnaie par la force de calcul appelé minage est récompensé par l’obtention d’une quantité de cette crypto-monnaie, ce qui favorise les possesseurs de superordinateurs, rendant ces monnaies économiquement injustes.

Il existe par contre une crypto-monnaie française tout particulièrement intéressante intitulée la June, puisqu’elle fonctionne sur le principe du revenu universel, c’est-à-dire que chaque membre possédant un compte césium reçoit chaque jour un dividende universel qui évolue en fonction de la quantité de monnaie en circulation et de l’espérance de vie, de manière à garantir que tous les individus reçoivent dans leur vie la même part de monnaie. Le fonctionnement de la création de cette monnaie repose sur la théorie relative de la monnaie mise au point par Stéphane Laborde. Cette monnaie est actuelement la monnaie la plus éthique et la plus équitable et permet à la communauté d’assurer l’égalité et la sécurité financière de tous ces membres sans condition ni distinction.

Pour plus d’information sur la monnaie libre : https://monnaie-libre.fr/

Pour intégrer le réseau de la monnaie libre June : https://www.le-sou.org/inscription-g1/

Bonjour @Dice_Man,

excellente initiative ! Je pense qu’en préliminaire, vous pourriez lire mon livre « La monnaie : l’essentiel », actuellement disponible gratuitement en version électronique. Cela précisera vos idées sur la monnaie. Sur le même site, vous trouverez également mon roman « Le Président Providentiel » qui pourra aussi vous fournir matière à réflexion sur la monnaie mais également beaucoup d’autres sujets de société. Bien sûr, « La monnaie : ce qu’on ignore » va un peu plus loin sur le thème de la monnaie et de l’économie, voir cette page pour vous le procurer.

Quelques remarques rapides :

  • les chiffres que l’on voit sur nos comptes en banque sont en fait le reflet de la comptabilité de la banque, ce sont des lignes d’écriture dans le bilan de la banque, rien de plus, notre interprétation qu’il s’agit là de « monnaie » n’engage que nous,
  • le problème des intérêts non remboursés par les états cause plutôt la course à la croissance, nécessaire pour rembourser des intérêts croissants, qui pousse au pillage des ressources et donc à la course au consumérisme,
  • au-delà du fait que la création monétaire associée à des intérêts provoque la course à la croissance, le principal problème de la création monétaire unilatérale par les banques ou par toute organisation centralisée reste le pouvoir que cela leur confère ; grâce à la création monétaire, elles peuvent inonder de monnaie ce qui leur plaît, mettant ainsi de côté ce qui plaît à tous ceux qui ne créent pas de monnaie ; en d’autres termes, elles ont un vote pour décider de la société dans laquelle elles veulent vivre que les autres n’ont pas,
  • l’énorme différence entre la Ğ1 et les autres crypto-monnaies est la symétrie de la création monétaire : la création monétaire par dividende universel de la Ğ1 assure la symétrie entre les membres aujourd’hui mais également demain ; à l’inverse dans les autres crypto-monnaies, non seulement seuls les mineurs créent de la monnaie, ce qui provoque déjà une asymétrie, mais en plus ces autres crypto-monnaies ont opté pour une masse monétaire limitée, soit par création de plus en plus faible au cours du temps, soit par création quasi intégrale de la masse monétaire au démarrage de la monnaie ce qui fait des primo-entrants de potentiels multi-millionnaires !
  • la monnaie libre utilise le terme « dividende universel », puisque chaque membre crée de la monnaie en proportion - en division - de la masse monétaire existente, ce n’est pas un « revenu », qui sous-tend généralement dans l’imaginaire collectif une rémunération pour un « travail » ; par ailleurs la racine du mot « revenu » indique également « revenir » soit une redistribution, alors que le dividende universel est une création monétaire,
  • le principe de la blockchain repose sur une « preuve » pour écrire des blocs qui permet de sécuriser cette blockchain. Dans bitcoin et la plupart des crypto-monnaies, cette preuve s’appuie sur une course brute à la puissance de calcul, partant du principe qu’un attaquant devrait dépenser trop d’énergie pour pouvoir falsifier des blocs existants. Dans ces blockchains, ce ne sont pas les « utilisateurs » qui valident des blocs, mais des « ordinateurs », ce qui a ici toute son importance puisqu’il n’y a aucune identification d’utilisateurs. À l’inverse, dans Duniter la principale preuve utilisée est le fait que l’ordinateur créateur d’un bloc est possédé par un humain membre de la toile de confiance ; il n’y a donc plus besoin de course à la puissance énergétique, ce qui change tout.
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Bonjour Denis,

Merci pour tes remarques, je vais lire tout ça. Pour moi le but n’est pas forcément de rentrer plus dans les détails mais de transmettre les informations essentielles sur de nombreux sujets dans mon livre La révolution de l’amour, de l’humour, et de la paix. Le but étant ensuite de les imprimer et de les distribuer gratuitement avec mes finances et aussi un financement participatif. Si tu veux participer à l’écriture, tu peux me contacter par email à revolhumoriste@protonmail.com

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Pour obtenir la version libre office de mon livre en cours d’écriture « La révolution de l’amour, de l’humour, et de la paix ». Mon envie c’est de l’écrire à plusieurs et de rester en dessous des 40 pages, de manière à ce que l’impression soi à un prix qui me permette de l’imprimer à mes frais et de le distribuer gratuitement. Voici le lien :

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