Acheter des vivres en Ğ1 en Île-de-France ?


#1

Bonjour, Suite d’une part à notre rencontre de la toile francilienne d’hier, et d’autre part à la lecture d’un post sur le forum à propos de la Louve (supermarché coopératif et participatif), j’aurais aimé savoir si certains d’entre-vous avaient connaissance d’une personne ou d’une entreprise qui proposerait la vente de nourriture et de boisson en Île-de-France, contre des Ğ1 ?

Aussi, qu’avaient donné les échanges avec la Louve concernant le potentiel paiement en Ğ1 ?

Merci, RH


#2

pas encore à ma connaissance !! c’est d’ailleurs l’enjeu.

@mamygeek @gerard94 @cuckooland @Hugo-Trentesaux ?


#3

Dès que je retrouve une AMAP, je compte revendre une part en g1 ! Et il faut qu’on lance un partenariat avec des AMAPS avec dans l’ordre :

  1. trouver des gens prêts à travailler dans une ferme contre des g1 (par exemple avec des annonces sur gannonce)
  2. proposer à des producteurs de vendre une partie de leur production en g1 en les mettant en contact avec des gens trouvés en 1.
  3. construire une plateforme pour faciliter les étapes 1 et 2

Mais pour l’instant, je ne peux pas me lancer dans ce projet par manque de temps :slight_smile:


#4

en effet, beau projet ! et par rapport à la Louve, est-ce que quelqu’un a des infos ?


#5

Si un groupe se monte là dessus, comptez moi dedans ! On peut peut être en parler le 20 :slight_smile:


#6

Je suis motivé pour participer sur le projet, mais ne pourrai être présent le 20.

J’aime bien l’idée d’Hugo comme point de départ, pour la Louve remplacer p-e : 1/ par “trouver des producteurs prêts à vendre leurs produits à la Louve contre des g1” 2/ par “proposer à la Louve de vendre dans le supermarché coopératif les produits achetés ci-dessus en g1” Si vous avez des remarques sur ce modèle simpliste, elles sont bienvenues.

Si on en vient à les contacter dans le futur, je pense qu’il faudra qu’on ait bien huilé le modèle.

RH


#7

Je pense que @mamygeek oui… non?


#8

Pour la louve, je pense que le mieux est d’avoir des coopérateurs membres de la louve également…;

Bonne nouvelle! :slight_smile:

Je suis déjà coopératrice et je vous propose de vous faire visiter le supermarché. Cela fait partie des us et coutumes :wink:

En principe, je ne peux inviter qu’un visiteur à la fois. Les intéressés peuvent me contacter en MP pour que nous décidions d’un rdv.

Je suis en contact permanent en tant que coopératrice. Il est prévu d’accepter, dans un avenir plus ou moins proche, une monnaie complémentaire parisienne, ce qui nous permet d’introduire plus facilement G1, surtout si nous sommes un groupe de coopérateurs aussi membres de G1.

Quoiqu’il en soit, pas de précipitation… nous pourrons en parler une prochaine fois…


#9

Bonjour à tout-e-s, ce sujet de l’acceptation de la G1 par des professionnels de “l’économie alternative” m’intéresse, c’est pourquoi je me permets de mettre mon grain de sel dans la discussion :slight_smile:

Je suis personnellement impliqué dans la création de trois amaps ces trois dernières années, je connais bien le maraîcher qui fournit les amaps de Chaville et des environs (92, 78) ainsi que les producteurs de volailles, œufs, pommes, poires, fruits rouges, miel, etc avec lesquels nous collaborons.

Introduire la G1 dans ce type de circuit court me semble en effet très intéressant pour plusieurs raisons :

  1. améliorer la résilience des circuits courts en cas d’effondrement des monnaies privées (euro, dollars)
  2. sensibiliser les consommateurs aux enjeux monétaires, et ce, pas seulement de façon théorique avec des ateliers explicatifs (comme ceux que j’animerai dès que je serai certifié) mais aussi et surtout par l’utilisation concrète de la G1.
  3. développer petit-à-petit la G1 comme monnaie de référence dans cet écosystème en pleine croissance qu’est l’économie contributive, alternative, équitable, bienveillante, appelons-là comme on veut, disons “économie humaine” si ça vous va.

La principale difficulté que je vois dans la primo adoption de la G1 par des professionnels de cette économie “humaine” c’est leurs liens encore très forts avec l’économie “privée”. Par exemple, Gaël, notre maraîcher emploie 2 personnes à plein temps et plusieurs saisonniers. Ces employés sont-ils prêts à accepter des G1 comme salaire ? (et serait-ce bien légal ?)

Autre exemple, maraîchers, arboriculteurs, éleveurs, tous paient encore leurs frais en euros. Peuvent-ils trouver sur gannonce ou un autre marché en G1 les produits et services dont ils ont besoin pour faire tourner leurs entreprises ? Gaël, par exemple, achète ses plants, ses outils, son eau, bref tout ce dont il a besoin en euro, y’a-t-il un marché en G1 pour toutes ces choses ?

Voilà un peu les difficultés que je voulais pointer, non pas pour dire qu’introduire la G1 dans l’économie humaine est impossible, mais plutôt pour aider à identifier les problèmes qui se poseront si on va voir un professionnel et qu’on lui demande : “ça vous dit de basculer des euros à la G1 ?”. Bien identifier un problème c’est déjà commencer à le résoudre ! Très bonne journée à tout-e-s !


#10

@Hugo-Trentesaux avait proposé une ébauche d’idée sur le sujet Acheter des vivres en Ğ1 en Île-de-France ?


#11

En effet, on ne peut pas remplacer du jour au lendemain le système monétaire existant. Par contre, on peut faire de notre possible pour qu’accepter des g1 comme monnaie complémentaire représente le moins d’efforts possible. Par la suite, plus il y aura de gens sur le réseau, plus la part relative des g1 pourra être importante. Au début, seuls les gens convaincus participeront au réseau, et ensuite, les gens rejoindront le réseau par besoin.


#12

Par exemple, au début, vendre un ratio de sa production en ğ1 qui ne met pas en péril son activité (par exemple, 1/10eme en ğ1…)

Ce qui importe au début, c’est d’avoir une diversité de produit suffisamment large pour permettre à de nouveaux membres de pouvoir accepter la ğ1 comme moyen de paiement tout en sachant qu’ils pourraient acheter quelque chose avec.


#13

Un bon vecteur de communication serait de sortir des stats de catégories d’annonces, avec un peu tout l’éventails de catégories “nourriture”, “soins”, “bricolage”, etc
On pourrait alors inciter les gens à proposer vite ce qu’il ont à vendre, car ils n’ont rien à perdre… ils commencent à avoir quelques Ḡ1 et seront motivé à “remplir” les barres de stats, les catégories les moins représentée, et équilibre comme ça l’offre. On peut aussi stater les demandes dans telles catégories…
DU genre: “on recrute des maraichers, et apiculteurs dans la ḡéconomie” et au fils du temps, il y’a de plus en plus de catégorie sociopro représentée et donc la valeur relative de la monnaie augmente, non pas par le vecteur €uro™s, mais en valeurs réelles potentiellement acquérable(quérible?aquérrirable? ^^) et la liquidité de la Ḡ1 s’en verra augmentée, ce qui incitera à en parler, etc… Et puis ceux qui s’intéressent vraiment à la technique et veulent créer aussi de la monnaie ils passent à chercher des certifs sur une sorte de “toile de confiance” primaire (non-encore validée en blockchhain mais que sont des vrais personnes membre en devenir) que représentent tous les simples portefeuilles qui échange déjà localement


#14

Sauf que tu te heurtes à une contrainte légale en France qui t’oblige à payer tes cotisations sociales. Il y a eu en son temps quelques gars au RSI qui ont voulu quitter le système, il y a encore des procès en cours je crois et pas mal de jurisprudence. Pour le moment aucun français n’a réussi à s’exonérer du système. Les initiatives du type “citoyens du monde” ont tentées de créer des résidents du monde extraits de leurs législations nationales d’origines, mais je crois que rien n’est encore à 100% abouti. Si tu veux vraiment franchir le cap, il faut un cadre légal pour renoncer à ta nationalité et rejoindre “Duniter world”. Gros gros boulot juridique à faire.


#15

Bonjour, je réagit à ça :

ça n’est pas le besoin qui doit inciter les gens à rejoindre la monnaie libre mais l’envie et l’adhésion à la licence ğ1, non?


#16

Les gens motivés sont attirés par la licence, mais je pense que les gens qui n’ont pas l’habitude de s’engager peuvent être attirés par le “revenu universel” si on leur dit qu’ils y ont droit. Ça leur permettrait d’acheter des choses “sans rien faire”. Et quand leurs besoins en g1 dépasseront leur DU, ils devront aussi vendre en g1.


#17

Ç’est fait : la monnaie libre est de plus en plus produite et utilisée par des juristes pour abandonner l’utilisation de la non libre et ses effets délétères corrélés.


#18

Bonsoir, je rencontre effectivement des difficultés à convaincre des artisans d’accepter la monnaie libre. L’argument est la menace d’un contrôle fiscal qui plane sur leur tête. “Comment justifier l’achat de leurs matières premières?” On m’a parlé de 3 000€ qu’ils n’auraient pas besoin de justifier (???) s’ils le font sous couvert d’une association. Y a-t-il un fondement juridique?


#19

Bonsoir, oui, d’accord, mais comment justifier ces 10 % auprès du fisc?


#20

Il ne s’agit pas de chercher à convaincre pour faire accepter mais d’aider à comprendre . C’est un changement de referetiel qu’il est pertinent ici d’operer pour passer à la ğ1. Je lis que vous êtes encore dans le référentiel monnaie dette d’etat. La ğ1 n’est pas de la monnaie selon la fiscalité (qui ne reconnaît que la monnaie dette ).